Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 21/08/2008 22:55 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
« Il est impératif que la commission technique de ce programme se mette sur la paix et la sécurité et que ses organes subsidiaires commencent enfin de discuter des questions de fond », a déclaré Alan Doss. Au cours de la traditionnelle conférence de presse hebdomadaire de la mission onusienne au Congo, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Congo s’est dit très inquiet  face à la lenteur du processus de paix dans le deux Kivu. Alan Doss, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a déclaré qu’aussi longtemps que le programme Amani ne va pas se matérialiser, la situation des plusieurs familles déplacées restera fragile et les empêchera de retourner dans leurs foyers.
« Il est impératif que la commission technique se mette sur la paix et la sécurité et que ses organes subsidiaires commencent enfin de discuter des questions de fond.

Je veux parler ici de désengagement, du brassage, du retour des populations chez elles et de nombreuses autres questions importantes que ces organes sont appelés à traiter. Il est indispensable que toutes les parties concernées restent une fois pour toutes assises autour de la table et que les uns et les autres cessent de paralyser le processus d’une manière récurrente en suspendant leur participation aux travaux de la commission sous divers prétextes. », a indiqué en substance le chef de la Monuc.

Réagissant à la question relative aux manifestations contre les casques bleus mardi dernier à Mutabo, Kiwanja et Rutshuru au Nord Kivu, le numéro un de la Monuc a donné les précisions selon lesquelles les forces de la Monuc n’ont pas tiré sur les manifestants, et qu’au contraire, des coups de feu ont été dirigés contre elles. Ainsi donc, Alan Doss condamne le fait que les autorités locales civiles et militaires n’ont pas agi de manière à maîtriser les tensions, mais par contre, elles ont plutôt aggravé la situation.

Quid des violences infligées aux Congolais expulsés d'Angola ?

Le chef de la Mission de l'Onu en République démocratique du Congo (Monuc) a fait également  part à la presse la préoccupation des Nations unies face à de nombreux rapports sur des violences, notamment sexuelles, infligées à des milliers de congolais expulsés d'Angola.

"Je tiens d'ores et déjà à vous faire part de la préoccupation des Nations Unies quant aux nombreux rapports dont nous disposons qui font état d'un nombre important de témoignages de personnes refoulées ayant subi de multiples formes de mauvais traitements, y compris des violences sexuelles graves", a-t-il dit.

A l’en croire, les différentes formes de violences décrites sont infligées aussi bien par les forces de sécurité angolaises que congolaises, postées le long de la frontière entre les deux pays.

Depuis la fin mai, plus de 30.000 Congolais ont été expulsés des régions minières d'Angola frontalières de la RDC et sont arrivés, totalement démunis, dans leurs régions d'origine, au Bas-Congo, au Bandundu et dans les provinces des Kasaï oriental et occidental.

Plusieurs missions conjointes de la communauté humanitaire et des autorités congolaises, sous la conduite du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'Onu en Rdc (Ocha), sont actuellement en cours dans ces régions afin d’enquêter sur les conditions de retour des expulsés, a souligné Doss.

Une mission récemment conduite au Kasaï occidental a notamment rapporté que sur un total de 6.263 expulsés (dont 1.021 femmes et 913 enfants) enregistrés du 31 mai au 16 juin, "563 femmes ont déposé plainte pour des violences sexuelles", a précisé, pour sa part, la porte-parole ad interim de la Monuc, Sylvie van den Wildenberg.

Dans la province voisine du Bandundu, le Docteur Philémon Sikulisimwa, coordonnateur d'une mission inter-agences, a affirmé à l'Afp qu'outre les cas de viols, "plus de 2.500 personnes" s'étaient plaintes de "sévices corporels" lors de fouilles.

"Ces personnes - hommes, femmes ou enfants - ont été fouillées par les policiers angolais jusque dans leurs partie génitales. Ces fouilles visent la recherche d'éventuels diamants" que les refoulés auraient pu cacher sur eux, a expliqué le Dr Sikulisimwa.

Les Nations unies invitent les autorités angolaises et congolaises "à chercher des solutions pour éviter les conséquences humanitaires graves qu'entraînent de telles expulsions", a plaidé M. Doss.

L'Angola procède régulièrement à des expulsions de Congolais établis illégalement sur le territoire angolais et qui y travaillent depuis des années dans les carrières de diamants ou en tant que petits commerçants, mais en général, les expulsions ne sont pas aussi massives.

Célestin Lutete/MMC

Last edited: 26/06/2008 15:45:14

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067