Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 07/09/2008 23:50 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
Cette réunion du gouvernement se tiendra dans un contexte politique particulier, avec en toile de fond, des dossiers qui s’invitent naturellement en raison de leur importance : cinq chantiers, Décentralisation, programme avec le FMI, élections locales, crise Occ-Ofida etc… La ville de Kananga s’ap­prête à abriter les festivités du 30 juin en commémora­tion du 48ème anniversaire de l’accession de la RD Congo à l’indépendance. L’effervescence gagne déjà du terrain en prévision de cet événement qui promet d’être haut en couleur. Un comité de préparation s’af­faire déjà dans la ville sous la houlette du conseiller du chef de l’Etat en charge de l’infrastructure afin d’instal­ler un dispositif d’accueil à la hauteur de l’événement. La sensibilisation, à en croire les sources locales, est totale. Les kanangais adhèrent entièrement à cette manifestation qui propulse leur ville au cœur de l’actualité politique. En déplaçant temporairement la capitale du pays à Ka­nanga, le chef de l’Etat voudrait, en fait, concrétiser une pro­messe qu’il avait faite en son temps dans la foulée de la Ca­tastrophe ferroviaire intervenue début 2008 à Kakenge.

Au-delà, il s’agit de se conformer à un ritu­el qu’il s’est instauré, celui d’or­ganiser les festivités de l’indé­pendance dans les grandes vil­les du pays. Mbandaka et Kisangani ont abrité les mêmes festivités respectivement en 2003 et en 2007. Cette fois-ci, la fête se veut totale: défilé monstre, prestations des groupes socio­culturels, tournoi de football etc. Située au centre géographique du-pays, la ville de Kananga que les Belges rêvaient naguère de transformer en capitale, fait déjà peau neuve.

Démonstration de la légitimité populaire

L’autre pan pour Joseph Kabila est de faire la démonstra­tion de la légitimité populaire acquise à la faveur du dernier scrutin présidentiel. Dans le Bas Congo et au Bandundu où il a der­nièrement présidé un Conseil des ministres, la ferveur des po­pulations avait suffit pour rensei­gner sur son envergure nationale rabattant ainsi le caquet à ceux qui certainement par mauvaise foi  continuent d’en douter. Le thème exploit est en passe d’être réédité à Kananga.

Les cérémonies du 30 juin dans la ville de Kananga seront précédées par la tenue le ven­dredi 27 juin prochain d’un Conseil des ministres, une réplique  de ce qui a été fait à Matadi et au Bandundu. L’occasion faisant le larron, le gouvernement en pro­fitera à coup sûr - pour se met­tre au chevet de la province du Kasaï Occidental actuellement en bute à des problèmes spéci­fiques qui hypothèquent son développement endogène. Entre autres freins à l’essor de cette province figure la carence des matériaux de construction la­quelle handicape sérieusement la réalisation de certains ouvra­ges d’intérêt communautaire. Ce Conseil des ministres pourra certainement lever un coin de voile sur l’utilisation du premier lot des engins lourds de génie civil en provenance de l’Afrique du sud réceptionné récemment par la province dans le cadre du vaste programme des cinq chan­tiers de la République.

Désenclaver le Kasaï Occidental

Là-dessus, il sera question de voir comment rentabiliser cet atout matériel important en recourrant à l’expertise locale laquelle sera affectée à la con­duite et à la maintenance desdits engins. Comme à Matadi et au Bandundu, les autorités provinciales seront associées aux dis­cussions pour présenter un Ca­nevas de développement de leur entité sur base duquel le gouver­nement pourra disponibiliser des fonds aux fins de son dévelop­pement. La province du Kasaï Occidental à l’instar de celles du Bas Congo et du Bandundu est d’essence agricole.

D’où l’intérêt de se pencher sérieusement sur la construc­tion des voies de communication susceptibles de désenclaver la province en facilitant l’écoule­ment de sa production vers des centres de consommation. Car, en dehors de la voie ferrée surexploitée, Kananga a besoin des routes, même en terre battue, pour être en phase avec le reste du pays.

L’enjeu d’une meilleure ges­tion de la crise alimentaire mondiale en dépend. Outre les ritour­nelles questions liées à la des­serte en électricité et en eau potable, la modernisation de la province ainsi que la pauvreté devraient être au centre du dé­bat. Là-dessus, les membres du gouvernement ne manqueront certainement pas de mettre une emphase particulière sur ur­gence d’accélérer le vote au ni­veau de l’Assemblée nationale des lois essentielles liées à la décentralisation. Car, sois-en dit, la mise en oeuvre d’une poli­tique de décentralisation bien pensée aura un effet d’entraîne­ment sur les provinces doréna­vant appelées à se mouvoir dans un cadre autonome avec des prérogatives leur reconnues par la Constitution.

Plusieurs lois d’accompa­gnement à la décentralisation n’ont pas encore quitté l’Hémi­cycle du Palais du peuple. Il s’agit, entre autres, des lois por­tant sur l’organisation, attribution et fonctionnement de la Confé­rence des gouverneurs ; sur le statut, l’organisation et le fonc­tionnement des provinces ; sur la composition, l’organisation et le fonctionnement des entités territoriales décentralisées ainsi que leur rapport avec l’Etat et les provinces etc. Quelques-uns de ces projets de loi sont en cours d’examen au niveau de la com­mission mixte paritaire et leur adoption dans les deux Cham­bres ne devrait pas logiquement poser problème. Entre temps, l’organisation des élections loca­les marque les pas et le Gouver­nement saisira certainement l’opportunité de ce Conseil pour réaffirmer à  l’urgence de ces scrutins. Par ailleurs.

Cette réunion du gouvernement se tient dans un contexte politique parti­culier caractérisé par la gestion de quelques dossiers brûlants touchant à la vie politique. C’est notamment le cas des relations diplomatiques en dents de scie entre la RD Congo et la Belgi­que dont deux officiels, en l’oc­currence, les présidents de la Chambre Henman Van Rompuy et du Sénat Anmand De Decker sont attendus à Kananga en pré­vision des festivités de l’indépen­dance. S’il est certainement trop tôt de conclure que la crise en­tre la Belgique et la RD Congo est dénouée, quelques signaux d’apaisement permettent d’envi­sager l’avenir sous des prismes heureux. Que décidera le gouver­nement Gizenga au regard des derniers développements du par­tenariat belgo-congolaise qui n’a pas encore quitté la zone de tur­bulence.

Réaffirmer le sens du parte­nariat avec la Chine.

Qu’à cela ne tienne. Au moment où le FMI menace de surseoir la conclusion d’un nou­veau programme avec la RD Congo hypothéquant ainsi son accès au processus PPTE (Pays Pauvres très endettés), le gou­vernement Gizenga est-appelé à prendre position pour ne pas apparaître comme une caisse de résonance d’une institution finan­cière internationale développant des relents néocoloniaux. Autre dossier qui requiert l’intervention du gouvernement, ou mieux, l’arbitrage du chef de l’Etat, c’est sans doute le différend qui op­pose l’OCC, l’Ofida et le Minis­tère des finances autour de la proposition d’un décret-loi signé par Athanase Matenda.

Celui-ci institue des mesu­res conservatoires à l’importation et à l’exportation tout en accor­dant à l’Ofida le monopole dans l’exercice du contrôle des quan­tités et des prix tandis que l’OCC ne s’occupera que de la qualité et de la conformité à l’intérieur du territoire national de toutes marchandises, analyse des échantillons et produits ainsi que le contrôle technique des appa­reils et travaux. Le gouvernement est appelé à fixer les parties con­cernées en levant une option définitive par rapport aux prérogati­ves des uns et des autres.

(Ern)

AD/Uhuru

Last edited: 25/06/2008 17:51:28

Related Articles

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067