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Bonjour | 03/12/2008 21:12 | English Make DC Home page | RSS feed

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En marge de l’atelier sur l’énergie qui débute ce mardi au Grand Hôtel de Kinshasa, la mission résidente de la Banque mondiale a organisé une rencontre lundi 23 juin avec la presse, au cours de laquelle, elle a livré un bref aperçu sur son intervention dans ce secteur important et base du développement économique. Cet atelier organisé par le Copirep en collaboration avec le ministère de la tutelle du 24 au 25 juin courant, fera un tour complet de la situation du secteur de l’énergie en RDC, en vue de sa redynamisation.

La Banque mondiale dispose d’un important programme du sec­teur de l’énergie sur la RDC, dont le coût global de financement dis­ponible est évalué entre 450 et 500 millions de dollars américains. Quatre domaines sont concernés dans l’intervention de la Banque mondiale à savoir: la réhabilita­tion des centrales Inga I et II, la fiabilisation de la fourniture de l’électricité dans la ville de Kins­hasa, la reforme de la SNEL, et l’appui au ministère de l’Energie sur la reforme du cadre réglemen­taire.

Chargé de l’énergie pour l’Afri­que à la Banque mondiale, Michel E. Layec, a effectivement confirmé que son institution à un pro­gramme dans l’intervention dans le domaine de l’énergie en RDC, avec un financement conséquent. Dans le projet énergie de la Ban­que mondiale, il a souligné que les centrales Inga I et II ont vraiment besoin d’être réhabilitées.

La Banque mondiale cofinance, ce programme de réhabilitation des Inga I et II, avec la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque européenne des in­vestissements (BEI). Il s’agit notamment de la remise en état des turbines de Inga I et II, dont les travaux ont déjà commencé avec des ingénieurs conseils.

Actuellement, le barrage d’Inga ne tourne que plus au moins 45% de sa capacité réelle. Beaucoup d’unités sont à l’arrêt. Ce vaste chantier nécessite 4 à 5 ans du travail qu’il va falloir réaliser en phase et graduellement.

Dans le cadre du projet de la ré­habilitation de Inga, il est égale­ment inscrit la fiabilisation ou l’amélioration de la fourniture de l’électricité sur Kinshasa, et la construction des nouvelles lignes.

II y a, en outre, dans le domaine d’intervention, les travaux de la réhabilitation des réseaux de transport de l’énergie, la réhabili­tation de la ligne Inga Kolwezi Lubumbashi.

Michel E. Layec rassure qu’un cofinancement Banque mon­diale, Banque européenne des in­vestissements et Banque afri­caine de développement (BAD), du programme énergie de l’ordre de 450 à 500 millions de dollars amé­ricains existe déjà. Il ne reste que les modalités de son utilisation.

D’ailleurs, un financement com­plémentaire de la réhabilitation des réseaux de transport électri­que Inga et Katanga, est en train d’être monté.

Il y a quelques temps, nous avons l’approbation du manage­ment pour le financement de Inga III. On a aussi une équipe qui tra­vaille sur la réhabilitation de la li­gne Inga Kolwezi qui permet d’ex­porter l’électricité , a fait savoir Michel E. Layec.

Le troisième chantier, c’est la reformé de la SNEL qui doit partir à l’Intérieur du projet. Cette entreprise importante qui éprouve beaucoup de difficultés, souligne l’expert de la Banque mondiale, a des problèmes d’argent. Elle a besoin d’être reformée, d’être un outil performant, de garantir les services, et d’améliorer l’essentiel de réseaux.

Il a enfin parlé de l’appui au ministère de l’énergie, notamment sur la reformé du cadre réglemen­taire, conformément à la politique sectorielle de la Banque mondiale. « C’est donc un travail de mise à jour important à faire pour que le secteur reprenne de la vivacité a-t-il conclut.

La coopération entre la RDC et la Banque mon­diale se porte bien et les perspectives d’avenir sont prometteuses.

Après l’adoption d’un nouveau cadre d’assis­tance pays de la Banque mondiale pour la RDC, l’heure est à la concréti­sation des repères de cette feuille de route.

 Dans la foulée, la Banque a nommé une nouvelle direc­trice des opérations pour la RDC, Marie Françoise Marie Nelly, avec résidence à Kinshasa. Au cours de cette semaine une nouvelle im­pulsion va être donnée au partenariat avec l’arrivée à Kinshasa de Jeffrey S. Gutman, vice-président et chef du Groupe technique poli­tiques opérationnelles et services aux pays.

Au fait, le vice-président Jeffrey S. Gutman arrive à Kinshasa ce jeudi 26 juin. Selon les informa­tions disponibles, il vient visiter nombre de projets de la Banque mondiale en provinces dans un, contexte post-conflit. Il va arriver dans notre pays quelques jours après la visite de l’économiste en chef de la région Afrique à la Ban­que mondiale, Shantayanan Devarajan.

Originaire des Etats-Unis, Jeffrey Gutman est entré à la ban­que en 1979 comme économiste des transports en Amérique latine et Caraïbes. Il sera promu chef de division adjoint dans le même dé­partement en 1984. Par la suite, il va occuper plusieurs postes de responsabilité, notamment chef de division pour les infrastructures, l’agriculture et l’environnement en Asie du Sud-est, directeur pour le secteur des transports dans l’unité Asie de l’Est et du Pacifi­que.

Au cours de l’année 1998, Jeffrey Gutman va être transféré dans la Région de l’Amérique latine et des Caraïbes comme di­recteur pour le Groupe technique du transport urbain et les groupes. En septembre 2007, il est promu directeur de la stratégie et des opérations en Asie de l’est et du Pacifique. En décembre 2005, il va assumer les fonctions de vice-président régional par intérim. C’est en janvier 2007, qu’il est nommé vice-président et chef du Groupe technique des politiques opérationnelles et services aux pays. Concrètement, à travers ses fonctions il est responsable pour les politiques opérationnelles ré­gissant tous les instruments de la banque en matière d’appui aux pays, procédures de passations de marchés, gestion efficacité de l’aide au développement, résultats, programmes et agenda pour les pays dits «  fragiles », y compris les pays post-conflit...

Avant d’entrer à la Banque mondiale, Jeffrey Gutman a été membre de la Commission du congrès des Etats-Unis chargées de la politique nationale du sec­teur transport (1978-1979), écono­miste dans une société d’experts- ­Conseil. Il a été assistant à un membres du Congrès des Etats­-Unis (1971-1973). En Ce qui cerne sa formation, il est déten­teur d’un baccalauréat en indus­trie et relations de travail de l’Uni­versité Cornell (1971). Enfin, il a une maîtrise en planification ur­baine et régionale de l’Université Rutgers (1974).

Au cours de sa visite en RDC, il va avoir des contacts avec les officiels et probablement avec les membres de la Société civile. Dans ses politiques, la Banque mondiale entend maintenir un dia­logue avec tous les acteurs : gou­vernement, secteur privé et So­ciété civile.

(Milor)

Dovin Ntelolo Diasonga/Didier Munsala B./L’Observateur

Last edited: 24/06/2008 16:49:09

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