Le sénateur Florentin Mokonda Bonza(CDC) estime que la protection de l’enfant est une très bonne chose que tout le monde se doit de respecter, affirmant cependant qu’on ne peut pas parler de l’enfant sans parler des parents, dans une interview à l’Acp à l’issue d’un débat général consacré, lundi, par la plénière du Sénat, sur l’exposé de Mme Philomène Omatuku, ministre du Genre, femme et enfant relatif au projet de loi portant code de protection de l’enfant.

Il justifie son assertion par le fait qu’actuellement le gouvernement manque une véritable politique de salaire pouvant permettre à ses employés de garantir les droits de l’enfant.
Pendant que, d’une part, nous sommes en train de légiférer sur les droits et les devoirs de l’enfant, nous devons également exhorter le gouvernement à tout mettre en œuvre pour que le personnel de l’Etat soit à mesure de pouvoir accomplir la mission lui dévolue concernant la protection de l’enfant, a-t-il remarquer.
Au débat général sur cette question, 20 intervenants au total se sont appesanti sur certaines réalités locales vécues aussi hier à Kinshasa qu’à l’intérieur du pays. Pour Mokonda Bonza, la loi devrait insister davantage sur le phénomène de l’enfant sorcier sous le fallacieux prétexte de « serviteurs » de Dieu jetant dans la rue des centaines des milliers d’enfants.
On doit punir et sanctionner tous ceux qui ont recruté des enfants soldats, a-t-il martelé, s’insurgeant par ailleurs contre la pratique de la pédophilie dont il s’est réservé de citer des cas connus qui se commettent au quotidien au vu et au su de ceux- là même qui devraient les réprimer.
Pour les cas d’adoption, le législateur doit prévoir des mécanismes pour s’assurer que l’enfant adopté ne vit pas dans une forme d’esclavagisme moderne, a relevé M. Mokonda Bonza, avant de dénoncer trois types d’avilissement de l’enfant en RDC à savoir la musique, la religiosité et le théâtre.
Le sénateur She Okitundu s’est posé la question de définir la nature du projet de loi en discussion ainsi que la base constitutionnelle dudit texte. S’agit-il d’un projet de loi ordinaire ou organique, s’est-il interrogé, estimant qu’il faut légiférer en deux temps en créant la loi proprement dite, d’une part et un cadre juridique, d’autre part. Le sénateur Tshipasa a pour sa part, insisté sur la sanction à réserver aux musiciens favorisant la dépravation des mœurs à longueur des journées sur certaines chaînes de télévision et des stations de radios, par la publicité et les danses obscènes. De son côté, le sénateur Nzege Alaziambina est d’avis qu’il faut harmoniser cette loi au niveau du Gouvernement faisant référence à la loi-cadre sur l’enseignement en République Démocratique du Congo, pour ce qui est du programme scolaire. La présente loi s’applique au milieu urbain, omettant celui rural, a-t-il fait remarquer.
D’autres interventions ont porté sur l’environnement dans lequel l’enfant doit évoluer, notamment ceux d’entre eux qui rentrent en RDC après avoir séjourné à l’étranger tandis que la condamnation a été quasi-totale vis-à-vis de ceux qui veulent calquer l’éducation de l’enfant sur le modèle occidental, ainsi que l’a stigmatisé le sénateur Siluvangi.
Les observateurs les plus avertis dénoncent la violence de ce communiqué, car le parcours exceptionnel de cet intellectuel au sein du parti et du gouvernement aurait mérité un peu plus d’élégance. La brutalité de ce communiqué n’est pas compréhensible car il a toujours accompli ses tâches avec dignité, professionnalisme et efficacité. La position de M. Mayobo suscite beaucoup de jalousie au sein de son propre parti. Le principe est le suivant : ôtes-toi de là. Que je m’y mette. C’est affreux.
En effet, au sein du parti, il y a bien longtemps que l’unité et la solidarité ont quitté le rang de l’équipe. La jalousie et le repositionnement sont à la base de ce conflit qui tend vers la haine. Les tensions et les désaccords grandissent chaque jour L’ingérence de certaines personnes du parti dans les affaires du Gouvernement ne sachant faire la différence entre le privé et l’Etat, était déjà symptomatique de ce qui est arrivé le samedi 14 juin 2008.
C’est la peste car il faut l’appeler par son nom. L’hypocrisie règne au sein du parti et les fractures sont visibles. Ainsi donc, la fissure n’arrête pas. En fait, que reproche-t--on à M. Mayobo ?
Rien de spécial si ce n’est que la volonté de nuire communiqué de la honte qui fragilise le parti et lui renouvelle en même temps sa confiance.
En outre, ce communiqué de la honte est une grosse affaire car l’exécutif national vient de démontrer son incapacité de gérer les crises internes du .parti. Ce n’est pas un bon signe car les loups sont déjà dans la bergerie. Le 1er ministre a crié haut et fort contre les instigateurs de ce coup qui sapent son autorité car il est encore vivant et a le droit d’être informé en premier sur toute décision à prendre.
A ce niveau, la maladresse a été totale. Il est facile de hurler avec des loups. Il est aussi étonnant de voir les détenteurs de la pensée unique tirer à boulets rouges contre M. Mayobo. C’est dommage que ceux-là même qui devraient le soutenir au gouvernement se mettent à la déstabiliser. Sa loyauté: c’est d’être fidèle au mandat qui lui a été confié, d’être franc à l’égard du pouvoir politique.
A qui profite ce désordre monté de toute pièce ? Y a-t-il une main invisible derrière cette conspiration ?
L’événement célébré en présence des membres du gou-vernement, de la directrice des opérations de la Banque mondiale et des ambassadeurs, était de taille. A en croire le ministre Olivier Kamitatu, ce bâtiment est le premier cons-truit au sein du ministère du Plan depuis plusieurs années. Dans l’historique brossée, il ressort que la Banque mondiale avait proposé pour la coordination du PMURR par le ministère du Plan de louer un bâtiment pour abriter les servi-ces de la cellule d’appui au pilo-tage (CAP), secrétariat technique du comité de pilotage du projet. Mais, le ministère du Plan a sug-géré à la Banque la construction d’un bâtiment dans son sein. Et ce dans le souci de faire bénéfi-cier le ministère de cette enve-loppe budgétaire et de résoudre en partie le problème de manque de bureaux.
Didier Munsala Buakasa/ACP
Last edited: 28/06/2008 16:14:13