« J’ai eu la grâce d’étudier, de pratiquer le sport en l’occurrence la lutte, ensuite grâce à mes parents qui ont laissé le champ libre aux hommes de Dieu, ces derniers m’ont aidé à devenir chrétien et à apprendre la musique ».

Depuis le début de cette année, l’Afrique du Sud est devenue une des destinations privilégiées par des musiciens du gospel congolais soit pour des concerts comme récemment avec Alain Moloto, Denis Ngonde, Chimène Manzambi… soit pour y enregistrer des albums ou encore accompagner des pasteurs ou des encadreurs spirituels : c’est le cas du jeune et talentueux Blaise Kinkela dont nous vous proposons ci-dessous l’interview qu’il nous a accordée.
AFRIQU’ECHOS MAGAZINE (AEM) : Blaise Kinkela, pouvons-nous connaître l’objet de votre séjour en Afrique du Sud ?
BLAISE KINKELA (BK) : Je remercie tout d’abord Afriqu’Echos de s’intéresser à moi, ça doit faire bientôt trois mois que je suis en Afrique du Sud. J’accompagne le couple de pasteurs Olangi-Wosho qui est en mission dans le cadre des activités de notre église « Ministère du combat spirituel », dont je suis responsable du secteur musical.
AEM : Éclairez-nous un peu sur votre carrière musicale ?
BK : J’ai eu la grâce d’étudier, de pratiquer le sport en l’occurrence la lutte, ensuite grâce à mes parents qui ont laissé le champ libre aux hommes de Dieu, ces derniers m’ont aidé à devenir chrétien et à apprendre la musique et cela fait quinze ans que je suis dans la musique.
AEM : On vous voit souvent avec la charmante Florence qui chante avec vous et cela donne libre cours à des rumeurs et interrogations.
BK : Je me dis souvent que l’artiste n’a pas de vie privée que l’on soit chrétien ou non… Cela fait deux mois, en effet, que je suis marié à ma très chère épouse Florence Bompiko, c’est la raison pour laquelle on nous voit toujours ensemble. Je dois vous confier un secret : le couple de pasteurs Olangi-Wosho, mes parents spirituels, n’ont pas voulu que je réalise mon album en étant célibataire.
AEM : Et pourquoi ?
BK : Parfois la vision des aînés est plus juste, ils ont l’expérience en la matière, car pour mes parents spirituels sont toujours entourés de musiciens, même des grandes stars du pays.
AEM : Est-ce que vous pouvez lever un coin de voile sur cet album en question dont trois clips sont déjà sortis ?
BK : Effectivement, trois clips ont été placés en bonus dans les dvd des artistes de ma maison de production, en attendant de sortir l’intégral de cet opus intitulé « Soumission Divine », je crois et j’ai l’assurance que cet album fera le bonheur du public et ma préoccupation reste de ramener les cœurs des peuples à l’Éternel Dieu tout puissant.
AEM : On y trouve notamment deux chansons interprétées en français.
BK : Par la grâce de Dieu nous avons parcouru l’Afrique, l’Europe et l’Amérique et j’espère que nous irons jusqu’aux extrémités de la terre… il faut donc que notre message soit compris aisément grâce à des langues parlées dans beaucoup de pays. C’est pourquoi j’ai écrit « Il a tout accompli » et « Tu es le Dieu qui m’a sauvé ». J’ai fait en quelque sorte comme Afriqu’Echos. Par ailleurs, avec la chanson « Kobuaka nga te », vous allez mieux comprendre le sens du titre de l’album « ’Soumission Divine », c’est chanté en lingala avec un peu de swahili.
AEM : Comptez-vous faire des concerts lors de votre séjour ?
BK :Jusque-là, des hommes de Dieu de la place m’ont invité pour des productions dans leurs temples et églises. Je suis ouvert à toute proposition mais pas dans l’immédiat, car je dois accompagner un groupe de pasteurs au Zimbabwe, en Zambie et à Lubumbashi pour le compte du Ministère du combat spirituel, ensuite nous reviendrons dans notre quartier général en Afrique du Sud.
AEM : Merci Blaise.
BK : C’est moi qui remercie Afriqu’Echos et je réalise que Dieu n’oublie pas les siens , vous faites un travail qui nous sort de ghetto, je salue mes aînés dans la musique , mes parents spirituels Olangi-Wosho et ma famille. Que Dieu vous bénisse !
Serge Tungila Muanza/AEM/MMC
Last edited: 24/06/2008 09:58:28