Selon le Gouverneur de la province du Kasaï Occidental, Trésor Kapuka, les festivités marquant les 48ème anniversaire de l’accession de la République démocratique du Congo à l’indépendance, le 30 juin prochain, vont se dérouler à Kananga, chef-lieu du Kasaï Occidental.

Géographiquement, rappelle-t-elle, cette ville était retenue par la Belgique comme la capitale idéale du pays, puisque située au centre.
La formule de la fête tournante a été lancée le 30 juin 2007 par la ville de Kisangani, en Province Orientale. Le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, ainsi que l’ensemble du gouvernement congolais, y sont annoncés. En prévision de l’événement, Kananga est en train de subir une cure de jouvence en matière de voirie et d’infrastructures d’accueil de la délégation officielle. Des sources belges signalent que le président de la Chambre basse de Belgique, Herman Van Rompuy, et son collègue du Sénat, Armand De Decker pourraient être présents à la tribune d’honneur, aux côtés d’autres invités de marque. Ils ont déjà reçu à cet effet, précise-t-on, les invitations de leurs homologues congolais Vital Kamerhe de l’Assemblée Nationale et Léon Kengo wa Dondo du Sénat.
Des indiscrétions donnent à penser que les deux parlementaires belges pourraient se transformer en “ facilitateurs ” entre Kinshasa et Bruxelles, en froid voici plusieurs semaines à la suite des déclarations incendiaires de Karel De Gucht, ministre belge des Affaires Etrangères, à l’endroit des autorités congolaises, à commencer par le Chef de l’Etat, Joseph Kabila.
Leur mission serait de tenter de calmer le jeu, d’autant que l’on apprend que le gouvernement de Kinshasa se préparerait à étaler sur la place publique, à la mi-juillet, les rubriques des dépenses de l’aide de 200 millions d’Euros que l’ancienne métropole consent chaque année à sa colonie. Il semble que la partie belge risque d’y laisser ses plumes, par le gros des fonds qui seraient engloutis dans les rémunérations des coopérants techniques belges et les frais de fonctionnement des administrations des projets. Les officiels congolais voudraient aller jusqu’au bout de manière à montrer à l’opinion tant belge que congolaise s’ils méritaient réellement des leçons de bonne gouvernance.
(Ern.)
Kimp/Le Phare