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Demande de liberté provisoire : la requête de Jean-Pierre Bemba rejetée jeudi. La chambre de mise en accusation de Bruxelles a confirmé jeudi la procédure d’exécution du second mandat d’arrêt international délivré le 10 juin par la Cour pénale internationale de La Haye à l’encontre du sénateur Jean-Pierre Bemba Gombo. Alors que la Cour de cassation belge a annulé mer­credi le premier mandat d’arrêt international lancé par la Cour pénale internationale (CPI) à l’encontre du sénateur Jean-Pierre Bemba, la chambre de mises en accusation a confirmé jeudi la procédure d’exé­cution engagée concernant le second mandat délivré le 10 juin dernier par la même Cour. Par conséquent, le président national du Mouvement de libération du Congo (MLC) garde la prison en Belgique et les chan­ces de sa mise en liberté provisoire s’amenuisent. Cela aux dires de ses avocats.

La Cour pénale internationale (CPI) semble déterminée à ame­ner le sénateur Jean-Pierre Bemba. « La Haye afin qu’il réponde des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis par ses troupes en 2002 et 2003 en République Centrafri­caine. Le 23 mai 2008, elle a levé les scellés sur un premier mandat d’arrêt international lancé à l’encontre du président national du MLC. Le 24 mai, la Belgique a exécuté ce mandat en interpel­lant et jetant aussitôt dans la pri­son de Saint-Gilles à Bruxelles l’opposant congolais.

Par ses avocats interpo­sés, Jean-Pierre Bemba a atta­qué la procédure utilisée par la CPI devant les juridictions belges jusqu’à obtenir gain de cause au niveau de la Cour de cassation. Cette première manche gagnée à accordé un sursis à l’in­culpé. Celui-ci a été d’une courte durée, juste 24 heures qui out suscité beaucoup d’espoir dans le chef des cadres et militants du MLC tant au pays qu’à l’étran­ger.

La procédure a été reprise à la case départ. Jean-Pierre Bemba s’est retrouve à nouveau devant la chambre de mises en accusation de Bruxelles, car un nouveau mandat d’arrêt interna­tional a été lancé contre lui le 10 juin 2008. Ce deuxième mandat le surcharge et exige des autori­tés belges son transfert au siège de la CPI, situé dans la ville hol­landaise de La Haye.

Qu’est-ce à dire! Que la CPI à tôt fait de pressentir les faiblesses de la procédure avait entouré son premier mandat. Elle a fait les bouchées doubles pen­dant que la défense de Jean-Pierre Bemba allait d’appel en appel pour obtenir la mise en li­berté de son client. Elle a délivré un second mandat pour rempla­cer le premier apparemment mis en difficulté d’application.

Hier jeudi 19 juin, la chambre belge de mises en accusation a statué et confirmé la pro­cédure d’exécution du second mandat délivré 10 juin 2008 par la Cour. Selon elle, la procédure engagée relativement au second mandat est valide, qui remet en selle la décision prise quelques jours plus tôt par la Chambre de conseil.

Comme il fallait s’y attendre, les avocats de Jean-Pierre Bemba n’ont pas croisé les bras, ils ont déclaré illico qu’il allaient se pourvoir, une nouvelle fois, en cassation contre cette décision de la chambre des mises en ac­cusation. Ils sont d’avis que leur client a le droit d’être entendu par un juge d’instruction bruxellois sur les crimes mis à charge du président national du MLC et d’en conférer avec ses conseils.

Toutefois, la défense ne se montre plus très enthousiaste ni optimiste, non plus. Ses réticence apparaissent à travers ses déclarations faites à l’agence Belga que cite notre confrère Le Soir dans son édition en ligne de jeudi. Les avocats du sénateur Jean-Pierre Bemba estiment que le second mandat d’arrêt in­ternational lancé par la CPI n’of­frirait plus à leur client les mê­mes garanties que le premier dont l’annulation a été obtenue devant la Cour de cassation.

Contacté en fin de soirée par notre rédaction, le secrétaire exécutif du MLC, le député na­tional Thomas Luhaka, a réagi à chaud en trois temps. Selon lui, le MLC déplore l’acharnement du procureur de la CPI. Luis Moreno Ocampo contre Jean ­Pierre Bemba. De deux, Son parti espère que la Cour de cassation belge va maintenir sa jurisprudence et statuer en faveur de ce dernier. De trois le MLC nourrit l’espoir que son président natio­nal ira, à la suite de l’arrêt que rendra la Cour de cassation beige, à La Haye en homme libre.

Bemba reste incarcéré à saint–Gilles

La chambre des mises en accusation de Bruxelles a confirmé la procédure d’exécution du second mandat d’arrêt international dé­livre le 10 juin dernier par la Cour pénale internationale de La Haye à l’encontre de Jean-Pierre Bemba, le principal opposant du président congolais Joseph Kabila.

Bemba, interpellé le 24 mai dernier à son domicile de Rhode­Saint-Genèse, reste donc incarcéré à la prison de Saint-Gilles.

Cette arrestation avait été ordonnée à la suite d’un premier mandat d’arrêt délivré par la CPI le 23 mai dernier. Ce mandat avait été annulé et remplacé par le mandat d’arrêt du 10 juin qui demande aussi le transfert du détenu vers La Haye. Toute cette procédure est donc validée par l’arrêt de la chambre des mises en accusation de Bruxelles qui confirme ainsi la récente décision de la chambre du conseil.

Les avocats de Jean-Pierre Bemba ont indiqué à l’agence Belga qu’ils allaient se pourvoir en cassation contre cet arrêt de la chambre des mises. Selon eux, le second mandat d’arrêt interna­tional ne donne plus les mêmes garanties à leur client que le premier qui est annulé. Les plaideurs réclament en effet le droit, pour l’opposant congolais, d’être interrogé par un juge d’instruction bruxellois sur les crimes dont l’accuse la Cour pénale internatio­nale et d’en conférer avec ses conseils.

Si la cour de cassation ne met pas à néant l’arrêt de la chambre des mises prononcé ce jeudi, plus rien ne s’opposera au transfert de Bemba vers La Hayes.

(Ern.)

Le Soir/Potentiel

Last edited: 20/06/2008 13:56:29

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