« Nous sommes privés de droits de participer à la parole, tant à l’école, à l’église et dans la famille, et au manque de considération à l’initiative à des activités récréatives », a fait entendre un enfant qui a représenté les enfants de Kinshasa.
La division urbaine du Genre,Famille et Enfant financée par l’Unicef, a organisé le 18 juin 2008 dans la salle de conférences du Jardin botanique de Kinshasa dans la commune de la Gombe, une journée culturelle à l’occasion de la Journée internationale de l’Enfant africain commémorée le 16 juin de chaque année. Cette année, ladite journée était placée sous le thème «La participation des enfants : les enfants doivent être vus et entendus ».
Plusieurs personnes y ont pris part. C’est le cas de la ministre provinciale de l’Education, Information, Condition Féminine et famille, Mme Thérèse Olenga, des chefs de division de l’enseignement primaire et secondaire, de la bourgmestre de la commune de la Gombe, des responsables du secteur de l’Education et autres.
Au cours de cette activité, les enfants des écoles de la ville province de Kinshasa ont présenté des poèmes, des pièces de théâtres,interprété des chansons chrétiennes et de la musique américaine et présenté un spectacle de ballet.
Prenant la parole, la ministre de l’Education, information, Condition féminine et famille, a déclaré que la journée du 16 juin, est d’une importance capitale dans la mesure où elle permet non seulement de penser aux enfants de Soweto, massacrés au motif qu’ils réclamaient leurs droits, mais également, de marquer un moment d’arrêt pour réfléchir sur la situation des enfants dans la ville Kinshasa et en même temps pour réfléchir sur cette situation de manière efficace notamment sur le rôle et le type de protection et d’accompagnement à leur apporter.
Elle a ajouté que le gouvernement provincial est conscient de tous les maux qui menacent l’enfant kinois, rappelant par la même occasion que les enfants eux-mêmes en ont fait mention dans leur message de plaidoyer.
Madame Olenga a indiqué que, notre société regorge aujourd’hui des enfants de la rue, des enfants en conflit avec la loi et privés de liberté, des enfants dits sorciers, des enfants exploités économiquement et sexuellement et même des enfants entraînés dans des circuits militaires au sein de certains groupes armés.
Elle a aussi souligné que l’exécutif de Kinshasa est dans une phase de mise en place des instruments utiles à une mobilisation efficace des ressources qui lui permettraient de répondre de manière encore plus remarquable aux besoins énormes enregistrés et exprimés.
Pour leur part les enfants de la ville province de Kinshasa, ont fait un plaidoyer en relevant : « Nous sommes enfants africains de la RDCongo, nous devons être vus et entendus dans la participation de la parole, car nous sommes privés de nos droits : le droit de participation à la parole, tant à l’école, à l’église et dans la famille, le manque de considération à l’initiative à des activités récréatives», sollicitant que les autorités veillent à l’exploitation économique des enfants de veiller à la participation des idées des enfants à la circulation, à la maltraitance en famille et à l’école, à la spoliation des biens de nos parents, au mariage forcé et précoce des enfants. Ces deniers ont aussi demandé au gouvernement d’instaurer la gratuité de l’enseignement en faveur des enfants militaires afin de leur permettre de bien étudier.
Sylvie Meta/MMC
Last edited: 20/06/2008 12:50:40