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Bonjour | 07/09/2008 2:00 | English Make DC Home page | RSS feed

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Face à la flambée des prix du pétrole sur le marché mondial, qui frappe déjà les économies des pays du tiers monde, dont la République démocratique du Congo, Lambert Mende, ministre des Hydrocarbures, explique ces perturbations. Pour le ministre Mende, depuis l’avènement de l’industrie pétrolière en 1859 aux Etats-Unis jusqu’au début du  21ème  siècle, quatre constantes ont caractérisé le secteur pétrolier. Il s’agit de la concentration des capitaux, la vive concurrence, les risques liés aux découvertes de gisement et les risques liés aux fluctuations des prix sur le marché international avec ses répercussions sur les prix à la pompe.

Entre-temps, plusieurs facteurs influencent ces fondamentaux, notamment la géopolitique, l’économie, les phénomènes naturels (tempêtes, tornades, mer agitée...). Pour cela, la flambée des prix du pétrole ne saurait, estime-t-il, être réduite à un épiphénomène de la crise du pétrole dans le monde.  Elle reste donc structurelle    dans ce contexte de mondialisation de l’économie.

A en croire le ministre, toute possibilité de moitié de crise du secteur pétrolier ne peut être envisagée qu’au travers des initiatives concertées de principaux acteurs de l’économie pétrolière tels les deux grands pays émergents : la Chine et l’Inde. Sans oublier de mentionner que la part de la volonté du plus grand consommateur mondial du pétrole que sont les Etats-Unis d’Amérique est donnée, il y a lieu de préciser que l’actuelle crise du secteur du pétrole reste liée aux paramètres multiculturelles. Lesquels affectent les prix intérieurs du pétrole qui répondent plus aux forces du marché qu’aux interventions externes. Ce qui revient à dire que les stratégies à envisager en vue d’endiguer la crise sont de plus en plus complexes et aléatoires, pense Lambert Mende. Au point même que les interventions de l’OPEP seront battues en brèche du fait que le nouvel ordre pétrolier mondial est dicté par les marchés libres.

L’Arabie saoudite ne joue plus au swing producer

Pour le ministre Mende, les effets pervers du marché pétrolier se sont accentués depuis que l’Arabie Saoudite, premier producteur mondial du pétrole, ne parvient plus à jouer son rôle de producteur d’appoint (swing producer) capable d’augmenter sa production dans le but de faire baisser le prix du baril lequel se négocie aujourd’hui à 140$/baril.

Les économies des pays du tiers monde,  comme la RDC ne disposant pas de ressources suffisantes pour faire face à la crise, subissent les effets pervers d’un pétrole qui crève tous les plafonds sur le marché mondial.

Et lorsqu’on cherche à comprendre les raisons qui font que la RDC ne commence pas encore l’exploitation du pétrole dans le Graben Albertine, l’époque qui serait à la base de ce retard. Si c’est depuis le 23 mars 1990 que l’ex--Zaïre et l’Ouganda avaient signé un accord de coopération  sectorielle portant exploitation commune des gisements pétroliers dans le Graben, il a fallu attendre l’avènement de la démocratie et des élections libres et indépendantes pour que le secteur des politique du Président Joseph Kabila qui a permis la signature de l’accord de Ngurdoto le 8 septembre 2007 entre la RDC et l’Ouganda et dont le chapitre II a trait à la coopération économique renfermant le volet réservé aux hydrocarbures.

C’est donc avec fierté légitime que Lambert Mende peut affirmer : « Depuis ma prise de fonction à la tête du ministère des Hydrocarbures, je n’aménage aucun effort pour promouvoir l’explo--production dans le Graben Albertine”. On retiendra aussi que c’est grâce à l’action managériale du ministre Mende que les cinq blocs ont trouvé preneurs. Il ne reste que l’approbation des contrats par le président de la République pour que les activités d’exploration démarrent effectivement.

Et surtout ne perdons pas de vue que pendant tout ce temps, l’Ouganda voisin avait, depuis belle lurette, entrepris des activités d’exploration qui ont abouti à des découvertes pétrolières dans le cadre des contrats signés avec des compagnies internationales dont Hardman, suivies de Héritage oil and Gas Ltd et Tullow oil.

La Rdc un pays qui manque de raffinerie

Par ailleurs, la RDC qui est un pays producteur du pétrole, fait face à une pénurie simplement parce que la production pétrolière à Moanda, dans le Bas-Congo, reste marginale. Elle ne se situe qu’à quelques 25.000 barils/jour. Raffinerie opérationnelle, le gouvernement ne peut se permettre d’intervenir directement dans l’approvisionnement du pays en produits pétroliers.

Aussi, le ministère des Hydrocarbures, sous l’impulsion de Lambert Mende, s’engage dans des stratégies sectorielles axées sur la promotion de tous les bassins sédimentaires du Congo-Kinshasa. Et parmi les objectifs prioritaires du mandat de l’actuel ministre des Hydrocarbures, c’est la finalisation et la promulgation du code des hyrdrocarbures de la RDC. Le seul cadre juridique qui régira les activités de ce secteur énergétique aux réalités stratégiques.

Rappelons que l’avant -projet de ce code est quasiment bouclé. Il attend d’être discuté en conseil des ministres avant qu’il ne soit transmis au bureau de l’Assemblée nationale.

(Ern.)

Sacré Tokio/Forum des As

Last edited: 19/06/2008 18:47:25

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