L’élite congolaise doit s’affranchir de la pensée occidentale dominante. Un débat enrichissant a suivi l’allocution du conférencier.
La Rdc, très riche et fort convoitée par les puissances occidentales, tarde à prendre de l’envol sur le plan politique économique et social Les intellectuels, dans l’ensemble, sont tenus pour responsable de cette crise congolaise qui dure depuis l’indépendance, pense Freddy Mulumba Kabway wa Bondo. Auteur du livre « La responsabilité des intellectuels congolais dans la crise en RD Congo », il a été l’invité de la Commission des intellectuels de la paroisse St Eloi de la commune de Barumbu pour parler de son ouvrage au cours d’une conférence-débat.
La question de la responsabilité des intellectuels dans la crise congolaise a, une fois de plus été au centre d’une conférence débat dans la salle de fesses de la paroisse catholique St Eloi dans la commune de Barumbu. Le conférencier, Freddy Mulumba Kabwayi wa Bondo, auteur de l’ouvrage « La responsabilité des intellectuels congolais dans la crise en RD Congo » a été invité par la Commission des intellectuels de la paroisse St Eloi à débattre autour de ce sujet toujours d’actualité.
Mulumba a débuté son allocution par la définition de l’intellectuel selon l’appréhension occidentale, notamment par Raymond Aron, et également par une éminence grise congolaise qu’est Georges Ngal. Les élites intellectuelles congolaises se présentent aujourd’hui comme les défenseurs de l’intérêt néo-colonial, a déclaré Freddy Mulumba. Les intellectuels congolais sont facilement manipulés par les puissances occidentales, jouant le jeu des autres contre leur peuple.
Et sur le plan national, les intellectuels se mettent au service des personnes au pouvoir qui n’ont pas été à l’université depuis 1’indépendance acquise en 1960. Cette élite congolaise, a poursuivi le conférencier, est fascinée par l’argent et la vie facile.Pour Freddy Mulumba, l’on doit conscientiser le peuple, l’éduquer pour sauver le pays.
Le Blanc, a-t-il rappelé, est arrivé en Afrique avec la logique de domination: d’abord celle de la traite des noirs. Ensuite, celle de la colonisation avec le prétexte venir civiliser les barbares d’Afrique. Et aujourd’hui, 1’Occidental revient avec un nouveau concept. Il faut développer les pays d’Afrique est le prétexte pour le néo-colonialisme. Le pays doit sortir de l’ornière, a soutenu l’orateur, il s’agit de vaincre ou périr.
Et cela est d’abord l’affaire de cette élite qui a été décevante, défaillante pendant plusieurs décennies. Elle doit s’affranchir de la pensée occidentale dominante. Un débat enrichissant a suivi l’allocution de Freddy Mulumba avec la contribution de François Kandolo, le Dr. Bajika président de la Commission des intellectuels de la paroisse St E1oi, son vice-président Balonga Antoine, etc.
Les uns et les autres ont proposé des avis et considérations, des témoignages pour amener la RDC, très riche et très convoitée par les puissances occidentales, à réussir son développement dans un environnement qui se mondialise et se globalise.
Martin Enyimo/Le Potentiel
Last edited: 18/06/2008 17:14:28