Deux sujets principaux sollicitent la manchette des journaux parus ce mercredi, la réaction du gouvernement suite au rapport de la Monuc sur les morts du Bas- Congo dans le dossier Bundu dia Kongo et la libération imminente de Thomas Lubanga, détenu à la CPI pour crimes de guerre.

UHURU s’intéresse au tripatouillage du bilan des incidents du Bas- Congo et affiche à la manchette : « La Monuc exhume le dossier BDK et se fourvoie ». Selon ce confrère, le rapport onusien rejette le bilan officiel de 27 morts pour confirmer un autre bilan taillé sur mesure : 100 morts dont la majorité est imputée à la Police nationale congolaise.
D’où l’interrogation du ministre en charge de la Communication et des medias, Emile Bongeli, serait-ce un rapport pour nuire ou pour chercher la vérité ? Pourquoi avancer des affirmations sans preuves ni moyens de vérification, se demande UHURU.
Dans le même registre, LE PHARE note dans son second titre que : « Le gouvernement défie la Monuc ». Le quotidien de l’avenue Lukusa rapporte que réagissant mardi au rapport de la Monuc sur l’affaire des massacres des adeptes du mouvement Bundu dia Kongo, le ministre Bongeli a, au nom du gouvernement, mis la Monuc au défi d’œuvrer en faveur d’une commission d’enquête indépendante qui départagerait les responsabilités.
Dans son titre leader, le confrère indique : « Voici pourquoi Lubanga fait peur ». En effet, au lendemain e l’annonce d’une possible mise en liberté de Thomas Lubanga - d’ici le 24 juin – à cause du refus des Nations unies de lever la confidentialité sur certaines pièces du dossier, des langues se délient et accusent.
Pourquoi l’ONU refuse-t-elle de se plier à la décision de la chambre de première instance de la Cour pénale internationale, CPI ? Qui protège-t-elle et pourquoi ? La justice internationale serait-elle une justice à deux vitesses ? Face à ces interrogations, des sources proches des organisations des défenses des droits de l’homme rapportent qu’en réalité, les conclusions recueillies par l’enquête diligentée en son temps par la CPI et contenues dans les « pièces » aujourd’hui frappées du sceau de la confidentialité, accablant des ténors du régime de Kinshasa.
FORUM DES AS fait état du départ de Didace Pembe du PDC d’Endundo. Ce journal signale que du jeudi 29 mai au samedi 14 juin derniers, Didace Pembe, ancien ministre de l’Environnement et leader du territoire de Mushie, a séjourné dans son fief, là même où il avait été élu à la députation nationale. Du port à la cité de Mushie, soit tout un kilomètre de parcours, il n’a pas eu de répit parce que devant, à chaque mètre, saluer notables et habitants de Mushie dont le nombre a été estimé à plus de 40.000 personnes. En toile de fond, la base de Didace entendait lui communiquer leur position face au PDC de José Endundo : « Ce n’est pas le parti PDC qui a élu Didace Pembe à Mushie, mais les notables et la population (…) au nom de la notabilité territoriale et de la population, je déclare que le PDC est rejeté à Mushie », a indiqué le président élu des notables de cette contrée.
LE POTENTIEL relève la « Crise de confiance au sein du gouvernement ». Le quotidien de l’avenue Bas- Congo note qu’à deux reprises, le gouvernement a frôlé des motions de défiance ou de censure. A la première, c’est un ministre qui a été exclu brutalement du gouvernement pour « sauver » un ministre d’Etat. La seconde, en relation avec une interpellation « manqué » du Premier ministre, a fait flop du fait que les deux auteurs – députés de l’Opposition- n’ont pas réussi à « harmoniser » leurs textes.
Présentement, circule au Palais du peuple une motion de défiance contre le ministre des Hydrocarbures, après qu’une quinzaine de ses collègues aient été littéralement cuisinés au Parlement sur leur gestion calamiteuse. Entre-temps, le feu couve entre le Premier ministre et son ministre près le Premier ministre. Et le confrère de se demander, « le gouvernement sera-t-il au complet à l’occasion des festivités du 30 juin 2008 ? ».
Théodore Ngangu/MMC
Last edited: 18/06/2008 12:26:29