Les clients de la Snel de la partie Est de Kinshasa continuent à broyer du noir car le transformateur de Liminga avait explosé pour défaut de protection et aucune solution n‘est envisagée.
La Société nationale d’électricité ne cesse de gratifier le commun des Congolais de sa volonté de ne rien entreprendre dans le sens d’améliorer le service rendu aux consommateurs. On en veut pour preuve le retard que prend la réparation du transformateur de Liminga.
200.000 Usd avaient été versés à la firme ITS, pour remettre en service ce transformateur qui dessert la partie orientale de la ville de Kinshasa. Ledit transformateur avait été remis, réhabilité à la Snel au mois de décembre 2007. Trois mois après, des avaries ont été constatées et confirmées.
Des experts sont formels, faute de protection appropriée, ce transformateur est à nouveau en panne. Les 200.000 Usd ont été ainsi engloutis sans que les bénéficiaires kinois n’aient pu goûter réellement aux délices d’une desserte continue d’électricité.
Si ITS peut se prévaloir d’avoir permis à la Snel d’engranger plus d’un million de dollars américains le temps de la mise en service de cette unité, les consommateurs eux ne s’expliquent pas que la société étatique de production, de transport et de distribution de l’électricité, se soit montrée incapable de maintenir en bon état cet outil de production réparé par une firme locale qui a fait ses preuves.
En matière de gestion, la prévision est une règle d’or. Sur papier, comme indiqué ci haut, la Snel doit avoir encaissé plus d’un million de dollars américains. Pourquoi le comité de gestion tarde-t-il à se décider de réparer ce transformateur ? Dans tous les cas, le manque de financement ne doit pas être évoqué d’autant que quasiment trois mois après, l’arrêt de cette unité, des pistes de solutions pouvaient être explorées afin de faire naître l’espoir.
Par ailleurs, il est fait état de l’option d’acheter des transformateurs neufs d’un coût d’un million huit cent mille dollars américains. Ce qui est une bonne chose. Mais, le temps de passer la commande, de transporter jusqu’à Kinshasa et d’installer, les consommateurs qui alignent neuf mois de soupe noire, pourront battre ce record.
La réparation sur place de ce transformateur a l’avantage d’écourter le délai des souffrances des consommateurs. Elle permet aussi d’avoir un transformateur de réserve dans la perspective de I’arrivée probable du matériel pimpant neuf. Dans tous les cas, le dispositif de protection doit être mis en place.
Sur cette terre, la Snel est l‘unique entreprise qui peut se permettre de laisser de côté des potentielles recettes de l’ordre d’un million de dollars américains mensuels, en refusant de prendre en charge les travaux de réparation d’une unité de production dont le coût revient à 200.000 Usd. Cette absence de vision qui caractérise la gestion actuelle de cette société d’Etat ne rassure personne.
La politisation de la gestion de la Snel, corroborée par une tapageuse publicité dans les médias particulièrement les télévisions de la place, participe d’une volonté de la maintenir dans un état de précarité permanente afin de justifier une privatisation qui pointe à l’horizon, voulue par La Banque mondiale depuis des lustres.
Le Potentiel
Last edited: 14/06/2008 17:58:49