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Les populations déshéritées du site de la paroisse Saint Philippe et des environs dans le quartier Camp Luka à Kinshasa se sont vues gratifiées d’un puits d’eau potable offert par le député national Richard Muyej avec le concours des sociétés SOMIKA et Solutions for Africa Une émouvante cérémonie officielle de remise d’un puits d’eau potable aux populations du quartier enclavée de Camp Luka à Kinshasa s’est déroulée vendredi au site de sa paroisse catholique Saint Philippe. Il s’agit des populations confrontées à un crucial problème de pénurie d’eau et auxquelles le député national élu du Katanga, ci-devant honorable Richard Muyej Mangeze Mans, est providentiellement venu au secours en leur offrant un puits d’eau électrique, ouvrage exécuté avec le concours de la société minière du Katanga, la SOMIKA qui a financé les travaux de forage et toute la réalisation assurée par l’entreprise spécialisé Solutions for Africa.

La paroisse Saint Philippe a vécu à cette circonstance de chaleureux instants dont la grande assistance de ses fidèles chrétiennes et chrétiens étaient visiblement imprégnés. La joie se lisait dans leurs visages comme un signe indéniable de reconnaissance pour l’attention portée vers eux par les hôtes de marque venus les réconforter dans leur quartier déshérité.

Il y avait, en effet, en l’occurrence la présidente du collège des conseillers socioculturels à la présidence de la République, Mme Chantal Safia, qui avait procédé au dévoilement de l’ouvrage en signe de son inauguration, des députés nationaux ayant accompagné leur pair à l’honneur et vedette du jour en la personne de l’honorable Richard Muyej, d’un représentant du gouverneur de la ville de Kinshasa, des conseillers respectivement des ministres des Mines et de la Santé publique, des responsables des sociétés SOMIKA accompagnés par un conseiller de l’ambassade de l’Inde en RDC ainsi que ceux de Solutions for Africa, une délégation de l’association Jeunesse Katangaise, et autres notabilités locales, bref un bon petit monde suffisamment représentatif de compatriotes de tous les horizons regroupés sous un admirable élan de solidarité nationale.

La cérémonie a été ponctuée de trois temps forts : ceux des discours respectivement du député initiateur du projet et donateur Richard Muyej et du curé de paroisse, le Père Julien Mumpwena, qui a réceptionné l’ouvrage au nom de la population bénéficiaire, du dévoilement de l’ouvrage par la représentante de la présidence de la République, Mme Sifa, et de l’ouverture des robinets du puits d’eau électrique suivi de l’engouement d’une multitude de paroissiennes et d’élèves des écoles du site paroissial particulièrement ravis de s’approvisionner en eau aux robinets ouverts.

Evocation de la mémoire de M’zee Laurent Désiré Kabila

Le premier discours prononcé par l’Honorable Richard Muyej a à la fois surpris et ému l’assistance édifiée du cheminement suivi par ce bienfaiteur pour parvenir à la réalisation de son projet dont l’idée que personne ne pouvait deviner se liait à la mémoire de feu président Laurent-Désiré Kabila.

Le député Muyej est mieux habilité pour présenter sa louable initiative et en tirer les leçons appropriées comme l’intéressé s’y est judicieusement pris dans son allocution intégralement reproduite ci-après. Voici le texte de ce discours prononcé par l’Honorable Député national Richard Muyej Mangeze Mans à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du Robinet “ Eau propre ” au Camp Luka.

“ Agir pour réduire l’écart et rapprocher l’autre. Chers frères et sœurs. Le 17 janvier 2008, nous célébrions l’anniversaire du décès de Mzee Laurent Désiré kabila, ancien Président de la République. Ce jour-là, après le programme officiel, je me retirais sur ce même site du Camp Luka, dans l’enceinte de la Paroisse Saint Philippe, pour honorer autrement la mémoire de ce grand Héros, en faisant revivre dans les esprits le souvenir d’un grand Homme plein de générosité et constamment préoccupé par les conditions de vie des communautés de proximité.

J’offris alors à la paroisse un groupe électrogène de 7 KVA et un lot important des médicaments au centre médical paroissial. Vous me permettrez, pour ce dernier lot, de remercier le ministre de la Santé du gouvernement de la République, Dr. Makwenge Kaput, pour son sens élevé de patriotisme et pour sa sollicitude légendaire, puisqu’aujourd’hui encore, son conseiller administratif est présent pour un nouvel élan de solidarité.

C’est ce jour-là du 17 janvier que je rencontrais, pour la première fois, le Père Julien et la Sœur Anick avec qui nous échangeâmes sur les difficultés qu’éprouvait la population du site ; le problème de fourniture d’eau propre fut évoqué en priorité. Je me suis senti interpellé en tant que chrétien et je m’engageais à apporter une solution avant le 17 mai 2008, car je tenais à faire coïncider l’événement avec la commémoration de la date de l’avènement du pouvoir de la libération de notre peuple. Je regrette de n’avoir pas respecté cette échéance, car l’événement aurait renforcé le contenu de cet anniversaire désormais inoubliable.

Après la visite du puits d’eau visiblement peu propre, ma détermination pour apporter une solution d’apaisement devenait forte, solution d’apaisement, car je ne doutais pas de la volonté du Gouvernement d’apporter des solutions durables aux problèmes de nos populations.

Dans les échanges avec ls deux hommes de Dieu, nous sommes mantes fois revenus sur l’amour et le sens de partage, deux vertus indispensables pour réaliser le rapprochement des hommes. J’étais convaincu que j’agissais dans le souci de réduire l’écart et de me rapprocher de mes frères et sœurs du Camp Luka. Je minimisais ainsi l’éloignement de mon propre village d’origine, Musumba, prestigieuse capitale de l’ancien Empire Lunda et aujourd’hui important point de repère de l’immense espace culturel Lunda.

Le Seigneur m’a inspiré et j’ai exploité ma capacité d’agiter des relations ; j’ai agité une relation de cœur qui a réagi spontanément : la SOMIKA, ce groupe minier du Katanga nous a servi de support pour réaliser cet ouvrage.

C’est pour moi l’occasion de dire merci, merci infiniment à ces grands hommes qui ont le sens du devoir moral, le devoir d’agir pour aider l’autre à accéder au bien. Encore une fois merci… SOMIKA a toujours compris l’esprit et le contenu de l’appel du Chef de l’Etat pour la mobilisation de tous en vue de gagner le pari de la lutte pour l’aménagement des conditions de nos populations.

La circonstance d’aujourd’hui nous permet d’interpeler les consciences de ceux qui ont des possibilités ou des facilités d’accéder aux biens, de manière propre, pour qu’ils agissent dans le souci de réduire les écarts, en acceptant librement de disponibiliser quelques unes de ces possibilités au profit des communautés qui vivent dans la précarité. C’est de cette manière que nous forgerons une Nation véritablement soudée. Nous félicitons ici deux de nos frères et sœurs qui se trouvent déjà dans cette disposition positive.

C’est en multipliant de telles initiatives que nos populations environnantes se sentiront concernées par la dynamique de reconstruction suscitée par le Chef de l’Etat, Son Excellence Joseph Kabila Kabange, à travers le programme de réalisation des cinq chantiers pour lequel nous lui sommes tous redevables.

Le changement des mentalités est un des préalables pour réussir l’action de développement en République Démocratique du Congo, ce défi nous impose à nous cadres de changer d’attitude et de nous imposer le profil qui invite l’autre à accéder à de nouvelles habitudes, des qualités qui soutiennent les programmes de reconstruction nationale et de lutte contre la pauvreté.

Evitons donc la tendance ou la tentation de nous offrir en spectacle à travers des actes grandioses et gestes égocentriques qui ne concernent que notre propre dimension matérielle, ce qui nous éloigne de l’autre, suscite des frustrations et agrandit davantage les écarts.

L’humilité et le sens de l’autre enrichissent l’esprit et renforcent notre capacité de mobilisation pour le bien et c’est ce rapprochement qui nous aidera à créer une société, une Nation nouvelle où chacun réalisera sa part de responsabilité et trouvera son compte. Dans un tel contexte nous aurons tous le même entendement de la culture de la démocratie et éprouverons le même intérêt pour soutenir l’élan de développement de notre pays.

Père Julien, c’est donc plus en qualité de chrétien cosmopolite et altruiste que j’ai décidé d’agir. Père, vous prendrez bientôt possession de ce modeste ouvrage ; prenez en bon soin, pour qu’il serve le plus longtemps possible à nos frères et sœurs du Camp Luka.

Eloge du sens de l’altruisme appelé de tous les vœux !

Le deuxième discours prononcé à la cérémonie par le Père Julien a traduit les sentiments de la partie réceptrice de l’ouvrage. Cette allocution empreinte également d’émotionnelles évocations a captivé l’assistance par ses particulières leçons édifiantes tant à l’intention de la classe des dirigeants que du reste de personnes mues par les nobles actions d’altruisme dont l’événement du jour était la parfaite démonstration. Le Père Julien a livré un message sans doute dans style de prédicateur catholique mais d’une pertinence remarquable à interpeller les consciences toujours pour les élans de solidarité qu’exige le véritable sens patriotique requis des citoyens comme de vrais chrétiens. Voici le texte de cette allocution du Père Julien.

“ Chers frères et sœurs dans le Christ. L’eau, c’est la vie, dit-on. Donc priver quelqu’un d’eau potable, c’est le tuer ou l’aider à mourir. Je voudrais ici manifester ma joie de voir ce rêve se réaliser : nous avons de l’eau ! Nous sommes arrivés ici au mois de septembre 2007 et quelque temps après nous avions eu le bonheur de recevoir M. Swing, alors Représentant officiel du secrétaire général des Nations Unies. C’était dans le cadre de la remise des prix aux élèves qui avaient réussi au test que la Monuc avait organisé.

Dans mon allocution de circonstance, j’avais demandé à la Monuc de nous aider, entre autres, à résoudre l’épineux problème d’eau potable. Nous lui (M. Swing) avons alors remis un projet pour l’obtention d’une pompe électrique d’eau. Nous pensions alors désinfecter le vieux puits et remettre en état le cha^teau d’eau.

Seulement, sur les conseils des experts, ce puits que nous pensions entretenir ne pouvait pas nous fournir de l’eau potable. Il est très infecté. Heureusement, il y a des gens pour qui la souffrance des autres ne laisse pas indifférents. Dieu a suscité et mis sur notre route un Bon Samaritain. C’est l’Honorable Richard Muyej. Député national et élu du Katanga. Touché par ce problème, l’honorable nous avait promis de faire le nécessaire pour nous aider. Il n’était pas à son premier geste de charité. Il a promis. Il a réalisé. Que Dieu soit loué !

Au-delà de ce geste, c’est le cœur de l’homme qu’il faut voir et admirer. Car, faire du bien à quelqu’un, c’est l’aimer. La capacité de faire du bien est l’extériorisation de la capacité qu’a l’homme de se mettre à la place de celui qui est dans le besoin, de celui qui souffre. Savoir souffrir avec celui souffre, c’est une grâce. C’est, quelque part, il y a une injonction divine à laquelle on est ouvert et réceptif, qui vous pince le cœur et vous interpelle : “ Ton frère a besoin de ton secours. Ne reste pas indifférent, car si tu ne le fais pas, peut-être il n’y aura personne pour le faire ”.

Faire du bien impose un sacrifice. Ce n’est pas parce qu’on en a assez, mais c’est parce qu’on sait se priver pour que l’autre vive. Se sacrifier, s’imposer de privation pour que le moins nanti que moi retrouve une sourire, c’est aussi une grâce.

C’est à cette loi de l’amour du prochain, conséquence de l’amour de Dieu que toute l’Ecriture nous convie et nous convoque. Un amour qui va au-delà de ma famille, de ma tribu, de mon parti politique, de ma province, e ma circonscription électorale. C’est seulement l’homme en face de son frère homme, sans couleur, sans coloration.

C’est pour toutes ces raisons que nous disons merci à l’honorable Richard Muyej. Chaque fois que les chrétiens de Saint Philippe et la, population de Camp Luka regarderont cette œuvre et boiront de cette eau, ils se rappelleront de vous. Merci à SOMIKA qui a financé ce projet et à Solution for Africa qui l’a réalisé.

Le bien ne nous divise pas. Il nous rassemble. Ne nous divisons donc pas sur le bien à faire. Un bien qui peut avoir le nom de l’intérêt supérieur de la Nation. Nous prions Dieu de susciter encore d’autres bonnes volontés. Un exemple qui est bon est à imiter, sans pincement au cœur, mais seulement incitateur.

Aidez-nous à désenclaver cette cité. Nous sommes aussi à Kinshasa. A vous, mes frères et sœurs de la paroisse Saint Philippe et de Camp Luka, nous pouvons maintenant nous réjouir d’avoir de l’eau potable. Evitons de gaspiller ce qui est acquis par la sueur des autres. Soyons tous responsables de cette œuvre. Protégeons ce bien. Il est à entretenir. Que Dieu bénisse tous ceux qui y ont contribué. Qu’il bénisse vos familles et vos différents services. Merci ”.

Rien d’étonnant qu’à l’issue de la cérémonie pleine de tant de captivantes évocations, les invités se soient retrouvés dans une chaleur redoublée aux retrouvailles du moment de la collation offerte dans les jardins du couvent des sœurs au même site paroissial pour clôturer la manifestation. C’est là que sera vécue une autre cérémonie de remise à la Sœur Anick d’un nouveau lot de médicaments offerts par le ministre de la Santé publique. C’est dans cette ambiance que les invités et le reste de l’assistance se sont séparés, chacun repartant en jetant derechef le regard admiratif sur l’ouvrage inauguré où s’agglutinait déjà la foule s’approvisionnant en eau potable aux robinets ouverts du puits offert par le député Richard Muyej. Assurément chacun n’oubliera pas vite l’importance de l’événement du jour et ses interpellations des consciences patriotiques.

Daniel Nzuzi/MMC

Last edited: 14/06/2008 17:08:34

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