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Bonjour | 03/12/2008 23:57 | English Make DC Home page | RSS feed

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La session parlementaire ordinaire de mars est arrivée à son terme prévu par la Constitution. La clôture solennelle de ladite session intervient dimanche tandis qu’est déjà envisagée la convocation d’une session extraordinaire pour épuiser tant que faire se peut le très chargé calendrier des travaux de l’institution. Demain, dimanche, interviendra la clôture officielle de la session parlementaire de mars. L’annonce en a été faite jeudi par le président de l’Assemblée nationale qui a laissé planer l’éventualité de la convocation d’une session extraordinaire. Moment au cours duquel les laborieuses lois sur la décentralisation, entre autres, pourraient alors être adoptées.

C’est quasi officiel. La clôture, dimanche 15 Juin de la session parlementaire de mars pourrait être immédiatement suivie, sauf imprévu, d’une session extraordinaire.

A Une raison à cela. Aux di­res du président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe qui s’adressait aux députés après avoir rencontré son homologue du Sénat, Léon Kengo wa Dondo ainsi que la Commission paritaire mixte chargée d’harmoniser les textes de deux chambres, ils se sont mis d’accord sur un bon nom­bre de textes de loi qui seront adoptés avant la clôture de la ses­sion. Parmi ces lois, a-t-il indiqué, figurent celle relative à la réforme du Portefeuille de l’Etat, et celle portant création du Fonds d’en­tretien routier (Foner), laquelle avait d’abord été rejetée par le Sénat avant d’être ensuite amé­liorée par la Commission paritaire mixte.

Les députés ont, par ailleurs, auditionné le rapport de la Commission politique, adminis­trative et judiciaire sur les textes de loi relatifs à la réforme de la justice. Ces lois pourraient vrai­semblablement être votées avant la fin de la session.
Quant au paquet de lois sur la décentralisation, il a été expli­qué qu’en raison de leur carac­tère hautement technique, elles pourraient être adoptées au cours de la session extraordinaire, dont la date de convocation reste à préciser.

Sans passion ni faux-fuyant

Les observateurs notent cependant, qu’en dépit du travail de qualité abattu, l’Assemblée nationale n’a pu, contrairement à son calendrier, achever les ar­riérés législatifs dans le délai. Tou­tefois,  rien n’est perdu parce que avant celle dite budgétaire d’août prochain. la session extraordi­naire est en vue.

Ce sera l’occasion, pour les honorables députés, de peau­finer l’ouvrage. Notamment le projet de loi portant organisation, attributions et fonctionnement de la Commission électorale natio­nale indépendante (CENI) la proposition de loi organique portant organisation et fonctionne­ment du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communi­cation (CSAC) ; la proposition de loi portant organisation, attribu­tions et fonctionnement de la Caisse nationale de péréquation.

Il est souhaitable que l’As­semblée nationale et le Sénat s’investissent pour examiner, sans passion ni faux-fuyant, le projet de “ loi portant amnistie pour faits de guerre et insur­rectionnels commis dans les provinces du Nord- et du Sud­Kivu ” ; le projet ou la proposi­tion de loi portant mise en appli­cation des Statuts de la Cour pé­nale internationale (CPI) en Ré­publique démocratique du Congo la proposition de loi por­tant statut des chefs coutumiers et la proposition de loi fixant le Code de l’Aviation civile.

Session extraordi­naire : un catalyseur ?

Le temps, espérons-nous, devra également être mis à pro­fit pour éplucher les rapports d’enquêtes parlementaires sur certains sujets.

Notamment la situation des passeports biométriques, le vol des câbles électriques à Yangambi. dans la province Orientale; le crash de l’Antonov à Kingasani ya suka, dans la banlieue Est de Kins­hasa; les voies et moyens pour la relance des Lignes aériennes congolaises (LAC).

Un petit retour en arrière, néanmoins, pour rappeler que le projet de “ loi portant amnistie pour faits de guerre et insur­rectionnels ” continue à soulever une vive controverse au Parle­ment congolais et, par delà, au sein de la population congolaise.

Selon une certaine opinion, le bénéfice de cette amnistie ne devrait ni être réservé aux auteurs de faits de guerre commis exclusivement dans une ré­gion géographique du pays, en l’occurrence les provinces du Nord- et du Sud-Kivu.

Ni couvrir les faits de guerre commis seulement “ pen­dant la période allant de juin 2003 à la date de la promul­gation de la loi ”.

Cette frange de citoyens conclut que l’amnistie devrait être élargie à tous les Congolais qui se sont compromis pendant les années troubles ayant agité le pays ces dix dernières années.

Dans leur argumentaire, ils allèguent que l’amnistie sans dis­crimination  exception faite du cas des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et le génocide est à même de sceller la ré­conciliation nationale et d’impul­ser la reconstruction après ces dures épreuves.

La session extraordinaire pourrait-elle servir de catalyseur à cet effet ? Rien n’est moins sûr.

(Milor)

Le Potentiel

Last edited: 14/06/2008 15:52:33

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