Les expulsés d’Angola, estimés à plus de 25.000 personnes, vivent dans des conditions infrahumaines, notamment à Tembo, Kasongo Lunda et à Popokabaka, dans la province du Bandundu. Une situation qui donne du fil à retordre au Comité provincial de coordination humanitaire.

Le comité provincial de coordination humanitaire, qui séjourne à Tembo depuis trois jours, se dit préoccupé par les conditions déplorables des expulsés d’Angola.
Il déplore la précarité de leurs conditions de vie et redoute les conséquences néfastes sur les populations d’accueil. Au lendemain de leur arrivée, le comité avait apporté à ces infortunés quelques Centaines de kits médicaux, des couvertures et autres rations alimentaires.
A noter que la distribution de cette assistance est intervenue lors de l’arrivée d’une équipe multisectorielle composée de la Monuc, des représentants d’ONG des droits de l’homme, de la Coordination humanitaire et des membres du comité provincial de sécurité.
Dr. Philémon Sikulisimwa, chef d’antenne provincial du FNUAP et point focal de la coordination humanitaire, a expliqué la situation à la radio Okapi : “ Actuellement, nous sommes arrivés à accueillir à environ 25.069 expulsés sur l’ensemble de la province de Bandundu. D’autres mouvement sont signalés vers Kasongo-Lunda, où l’on parlais de 1000 expulsés. Vers Popokabaka, on parlait de 9000 rapatriés. Ces sinistrés arrivent fatigués, affamés et démunis.
Mais il n’y a pas de structure d’accueil pour la prise en charge de ces personnes. Sur le plan de la santé, on enregistre des cas de paludisme, et beaucoup de cas de diarrhée. Avec cet afflux massif, il y a des problèmes de pillage de champs. Cela devient pratiquement invivable pour les gens qui sont sur place. Il y a un problème d’accès à l’eau potable, ce qui risque d’aggraver encore la situation ”.
A rappeler qu’environ 550 kilogrammes de fret, comprenant entre autres des couvertures et des kits médicaux d’urgence fournis par le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ont aussi été transportés dans le même vol d’un appareil de la Monuc.
Outre, le Bandundu, la même situation est observée dans le Bas-Congo, au Katanga, dans le Kasaï-Oriental et dans le Kasaï-Occidental.
E.S./Le Potentiel
Last edited: 14/06/2008 15:19:49