Plus de 4 mille congolais vont subir la rigueur de la volonté du Fonds Monétaire International en se retrouvant bientôt dans la misère.
En fait, ce transfert des activités douanières n’est qu’une stratégie pour tromper la vigilance de l’opinion en vue de dissoudre purement et simplement l’office Congolais de Contrôle, ce qui va se traduire par le renvoi de plus de 4.000 agents et cadres employés par cet office et disséminés a travers tout le territoire national particulièrement au niveau des postes d’entrée et de sortie. Cette suppression d’emploi qui répond à une logique concoctée par le F.M.I. remonte a très loin. Et c’est là où l’on retrouve la marque de l’ancien administrateur général de la Fédération des Entreprises du Congo, un syndicat des patrons privés qui ont toujours combattu cet office de contrôle pour des raisons faciles à comprendre.
Missions de l’Office Congolais de Contrôle
L’Office Congolais de Contrôle a été créé en 1974 en qualité de entreprise publique à caractère commercial et technique dotée de la personnalité juridique. Cet office est chargé du contrôle de la qualité, de la quantité, du prix et de conformité de tous les marchandises et produits importés, exportés et fabriqués. Une tâche gigantesque qui requiert un personnel qualifié doté d’infrastructures technologiques adéquates et modernes. De ce fait, la présence des agents de cet office est requise à tous les postes de frontière, surtout pour un pays, aux dimensions d’un continent. Comment en effet, effectuer les contrôles et essais de qualité, de quantité et de conformité de toutes les marchandises, opérer les contrôles techniques sur les appareils et travaux, procéder au constat des avaries si l’on ne dispose pas d’un personnel performant et d’infrastructures adéquates ?
La pression constante de la FEC
Les rapports entre les entreprises commerciales privées et l’Office Congolais de Contrôle n’ont jamais été cordiaux du fait que ce dernier a comme mission de contrôler la qualité, la quantité et la conformité des marchandises et autres produits à la fabrication, à l’exportation et à l’importation. Toute la stratégie des opérateurs économiques a toujours consisté à réduire à néant les activités de cet organisme. Etant donné que l’objectif suprême d’une entreprise commerciale est de générer des bénéfices quel qu’en soit le prix, la fin justifie les moyens.
Pour dissoudre cet office, les opérateurs économiques recourent à tous les stratagèmes et surtout aux organismes financiers internationaux en faisant prévaloir les performances économiques à réaliser pour atteindre le développement. Comme si réduire tout ou partie considérable du personnel de cet office au chômage pouvait contribuer au développement d’un pays du Tiers Monde, a ironisé un observateur.
Vers la fin de la transition, Me Moïse Nyarugabo n’avait pas attendu deux mois après sa nomination comme ministre de l’Economie Nationale pour accéder aux Vœux des opérateurs économiques réunis au sein de la FEC en rabattant le taux de taxation de L’OCC de 3 à 1,5%. C’est le début de la grogne au sein de cet office, étant donné que ce rabattement réduisait sensiblement les moyens financiers devant servir à entretenir les infrastructures de travail et soutenir les charges sociales. La direction générale envisagea même de réduire le personnel à cause de la modicité des recettes générées. Ayant eu vent des études menées par les services de la primature tendant a ramener le taux de taxation à 3 %, ces mêmes opérateurs économiques utilisent l’argument du F.M.I. pour faire pression sur le gouvernement en passant cette fois ci à la vitesse supérieure pour dissoudre l’Office Congolais de Contrôle Sans se soucier le moins du monde de l’avenir des milliers des agents et cadres de cet organisme de l’Etat et de leurs familles respectives. Il en est de même des agents oeuvrant au sein des entreprises correspondantes installées à l’extérieur pour le compte de l’OCC en vue d’effectuer les operations de contrôle et de vérification.
Il se fait que le F.M.I est à la base de nombreuses décisions malheureuses sur le plan social. Juste au lendemain de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale c’est le F.M.I. qui mit et point la première réforme monétaire qui contribua à la décote de la monnaie nationale par rapport aux autres normales. Une expérience unique en son genre et qui ne fut reprise nulle part au monde sauf en RDC, pays de toutes les expérimentations. Il s’ensuivit une régression économique sans nom alors qu’à l’indépendance, le Franc Congolais n’avait rien à envier aux devises étrangères, comme le dollars ils et d’autres monnaies européennes. Ce qui se traduisit par la fermeture de nombreuses entreprises privées commerciales provoquant le chômage et la misère. C’est peut-être là le résultat que recherche cette correspondance du ministre des Finances.
(Milor)F.M./Le Phare
Last edited: 14/06/2008 10:12:49