Si situation est passable dans les écoles conventionnées catholiques, elle est toutefois dramatique dans les écoles laïques dont certaines donnent l’impression d’avoir été bombardées lors de la guerre.

Les écoles à Kinshasa sont nombreuses. Elles ont pour objectif de dispenser un enseignement certes. Mais l’on ne doit pas oublier que certaines conditions doivent êtres remplis pour atteindre cet objectif. Dans le lot, les installations sanitaires. Se soulager est un besoin physiologique primordial.
A Kinshasa, certaines écoles sont construites dans les années 50. Elles appartiennent essentiellement aux églises traditionnelles, à savoir l’Eglise catholique de la République démocratique du Congo, l’Eglise du Christ au Congo (ECC), l’Eglise salutiste, etc. Auxquelles s’ajoutent celles officielles nées de la volonté du ministre de la Colonie de l’époque.
A leur création, ces écoles étaient dotées d’installations sanitaires. Au fil du temps, ceux-ci ont subi l’usure. La tuyauterie d’adduction d’eau potable rouillée, le bois ayant servi aux portes et fenêtres rongées allés termites, la couleur sur les murs fanée, etc. Voici le spectacle qu’offre la plupart d’entre elles aujourd’hui.
A l’origine de cette situation, on noté le manque de volonté de la part des responsables de ces écoles. Manque de moyens et d’initiative aussi. Si la situation est passable dans les écoles conventionnées catholiques, elle est toutefois dramatique dans les écoles laïques dont certaines donnent l’impression d’avoir été bombardées lors d’une guerre. Ici, si déplore la vétusté des bâtiments scolaires, on ne peut pas s’étonner de voir ces écoles dépourvues d’installation sanitaire. Ou si elles en disposent elles sont hors d’usage. Pour se soulager, les élèves ont dans les parcelles voisines, à parfois il sont l’objet de quolibets et pourquoi pas de menaces de la part de leurs propriétaires. Mais face à la dure réalité, ils se résignent.
A côté de ces écoles figurent des écoles construites après l’accession du Conge Belge (aujourd’hui République démocratique du Congo). A la différence des celles qui sont construites pendant l’époque coloniale et qui répondaient à certains critères imposés par le pouvoir de l’époque, Celles d’après l’indépendance sont construites, dans la plupart des cas, vaille que vaille. Ceux qui ont en charge l’enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP) semblent n’avoir pas retenu, comme critères d’agrément d’une école, l’état des installations sanitaires.
Il faut agir
On ne peut que comprendre cette situation, surtout sous la 2ème République, alors président de la République, où on a commun relâchement criant des moeurs. Ce qui a conduit à fermer les yeux sur certain manquement, moyennant des espèces sonnantes et trébuchantes cela à favoriser la construction d’installations sanitaires pas commodes, surtout dans les écoles privées agrées ou non. Le manque d’espace dans ces écoles y est aussi pour quelque chose.
Il faut agir. C’est le cas de le dire car, dans l’ensemble, la situation est préoccupante. Il n’est pas acceptable de voir une école sans installations sanitaires. Ou si cite en dispose que celles-ci soient dans un état d’insalubrité.
Dans l’un ou l’autre cas, les responsables de ces écoles devraient être interpellés du fait de n’avoir pas pris en compte la santé de leurs enfants dans la gestion de leurs écoles. Des installations sanitaires insalubres sont sources de maladies. Tout devrait être mis en œuvre pour que les élèves en soient épargnés, en s’inspirant de l’adage selon lequel mieux vaut prévenir que guérir.
Un bel exemple vient d’être administré par le président urbain de l’Association des parents d’élèves des écoles conventionnées catholiques du Congo (APEC), Faustin Kindudi. Ce dernier a, en cours d’une cérémonie d’installation officielle des comités scolaires de l’APEC/ Mont Amba, de lancer le mot d’ordre afin que tous les établissements scolaires de son ressort soient pourvus d’installations sanitaires commodes.
Selon l’Agence congolaise de presse (ACP), le président urbain recommande à ces comités de veiller à l’Etat de propreté permanent des latrines dans les écoles de Kinshasa, et/on d’en construire au sein des écoles qui en soul dépourvues. « Le mauvais état hygiénique on le manque d’installations sanitaires soul à l’origine de certaines maladies signalées dans certaines écoles, a-t-il stigmatisé. Avant d’exhorter les comités scolaires installés de laisser au sein des écoles des traces de leur mandat de trois ans une fois renouvelable, par des actions d’assainissement de l’environnement et de développement de leurs milieux scolaires respectifs.
(Ern.)
Florence N’Lunda N’Silu/Le Potentiel
Last edited: 12/06/2008 17:53:51