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Bonjour | 05/07/2009 1:53 | English Make DC Home page | RSS feed

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Energique réaction de condamnation par l’UE et les USA de l’attaque par les réfugiés rwandais FDLR du camp des déplacés de guerre de Kinyandoni dans le Nord-Kivu. Les autorités européennes et américaines préconisent même des sanctions contre les FDLR vivant en Europe Suite à l’attaque du camp des déplacés internes situé à 40 kms de la ville de Goma, les envoyés spéciaux de l’Union européenne, des Etats-Unis et la Monuc n’ont pas gardé leur langue dans la poche.

Ils ont condamné avec la plus grande fermeté cette lâche attaque qui a tué quatre personnes et blessé vingt cinq autres. Pour les envoyés spéciaux de l’UE et des USA, il faut prendre des sanc­tions sévères contre les représen­tants des FDLR se trouvant en Europe et en Amérique du Nord. Ceci peut aller du gel de leurs avoirs, au blocage de leurs comp­tes bancaires en passant par les arrestations.

Les représentants de l’Union européenne pour la région des Grands Lacs et des Etats-Unis d’Amérique revenaient de la réu­nion du suivi de l’acte d’engage­ment de Nairobi quand ils ont ap­pris cette nouvelle triste. Le nu­méro un de la Monuc, Alan Doss a participé aussi à cette réunion. Il a rappelé les dispositions mili­taires de l’acte de Nairobi qui sont applicables à tous les groupes armés dont les combattants FDLR et toutes les factions dissidentes. Il a par ailleurs rappelé la position du gouvernement à cet effet. En l’occurrence, le rapatriement vo­lontaire ou forcé. Et s’ils sont éli­gibles, ils peuvent bénéficier d’une relocalisation temporaire. Il n’est pas acceptable que les popula­tions congolaises soient prises en otage pour des motifs politiques.

Le 4 juin, un groupe des com­battants Fdlr ont attaqué un camp de déplacés internes dans le ter­ritoire de Rutshuru. L’attaque meurtrière contre des personnes vulnérables a causé un bilan lourd. Quatre morts dont trois tuées sur place et une quatrième qui a suc­combé à ses blessures. Vingt cinq blessés dont une douzaine avec des blessures graves, selon la Monuc. Une enquête est déjà ouverte pour identifier les auteurs de ce crime contre l’humanité.

Les représentants spéciaux ont rappelé ceci : les attaques délibérées contre des civils en si­tuation des conflits constituent, au regard du droit international, des crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité. Les responsa­bles de tels actes, tant au niveau du commandement militaire que politique, doivent répondre devant la Justice nationale ou internatio­nale.

Informée de la situation, la Mission onusienne a dépêché une force de réaction rapide qui as­sure désormais une patrouille sta­tique dans ce village. Une cinquan­taine de casques bleus sont dé­ployés pour protéger les déplacés et de prévenir toute autre attaque contre ces derniers.

Le Conseil de sécurité prône le dialogue entre Kin et Kigali

Malgré le rappel du Conseil de sécurité, la mise en exécution du programme Amani, l’existence de divers accords, les groupes armés continuent à défier le gouverne­ment central et la Communauté internationale. Le jour même de cette attaque, les affrontements avaient opposé la 6ème brigade intégrée aux FDLR dans une autre localité du même territoire de Rutshuru, à savoir Mugoyo, situé aux Nord-Est de ce territoire. Au cours de cet accrochage, les éléments FDLR ont été délogés des positions qu’ils occupaient avant cette opération militaire de tels actes, tant au niveau du com­mandement militaire que politique doivent répondre devant la justice nationale ou internationale.

Les 3 jours, des accrochages ont opposé les Maï-Maï/Pareco aux combattants du CNDP de Laurent Nkunda. A l’origine des affrontements le vol de Plus de 50 vaches appartenant au CNDP par la Pareco.

Dans la province Orientale, dans le territoire de Bafwasende, les soldats congolais poursuivent les opérations militaires contre les Maï-Maï. Selon différentes sources citées par la Monuc, ces affrontements auraient provoqué plusieurs morts et blessés dans les rangs de l’armée loyaliste et les belligé­rants. Pendant son séjour à Kins­hasa, la délégation du Conseil de sécurité de l’ONU avait préconisé un dialogue entre Kinshasa et Ki­gali. Pour les ambassadeurs onu­siens, cette concertation régulière peut résoudre l’épineuse question des combattants hutu-rwandais. Il faut maintenant trouver une so­lution au travers les différents moyens envisagés. Notamment leur retour ou déplacement éventuel. Avant tout, les FDLR doivent déposer leurs armes et cesser de terroriser les populations civiles déjà meurtries par les conflits et les crises humanitaires.

L’attaque d’un camp de dépla­cés et les affrontements signalés cette semaine dans deux provin­ces de l’Est prouvent à suffisance que les groupes écoutent difficilement le langage des négocia­tions. Seules les mesures plus contraignantes à l’endroit des res­ponsables qui commettent ces crimes, tel que préconisé par le Conseil de sécurité, peuvent arrêter les ambitions de tous les mili­ciens actifs en RDC.

Alan Doss : “ Nous ne pouvons pas permettre aux groupes armés de faire la loi… ”

Au cours de son point de presse, le porte-parole de la Monuc, Ke­mal Saïki est revenu sur la dé­claration de M. Alan Doss à la réu­nion du Comité de suivi du com­muniqué de Nairobi qui s’est te­nue le 4 juin à Rubavu, ex-Gisenyi au Rwanda.

Le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en RDC et chef de la Monuc, Alan Doss a notamment dit : “ Nous ne pouvons pas permettre que les groupes armés fassent la loi. Nous ne voulons pas entrer dans un nouveau cycle de violence, mais les éléments récalcitrants, intransigeants doivent se rendre compte qu’ils ne peuvent plus continuer à terroriser la population congolaise ”.

Il évoquait ainsi la récente rencontre de Kisangani, à la­quelle le gouvernement congolais avait convié les leaders FDLR et des factions dissidents à dis­cuter des modalités de leur dé­sarmement et de leur retour dans leur pays d’origine, le Rwanda. M. Doss a estimé, selon le porte-parole de la Monuc, qu’un im­portant pas en avant avait été fait car plusieurs centaines de com­battants ont accepté de s’enga­ger dans le processus de démo­bilisation. Il a toutefois rappelé que le plan d’action de Nairobi à des dispositions militaires.

Le chef de la Monuc a également réitéré que le commu­niqué de Nairobi était applicable à tous les combattants FDLR ou des factions dissidentes en RDC, quelles que soient leurs allégean­ces.

Pour le porte-parole de la Monuc, Kemal Saïki, le message du gouvernement à ce sujet est clair et constant : les FDLR doi­vent rentrer ou, s’ils sont éligi­bles, bénéficier d’une relocalisation temporaire car, il n’est pas acceptable que les populations congolais soient pri­ses en otage pour des motifs politiques.

A rappeler que le repré­sentant spécial du secrétaire gé­néral de l’Onu et chef de la Monuc, M. Alan Doss, a participé le mercredi 4 juin dernier à Rubavu ex-Gisenyi, au Rwanda, à la quatrième réunion, au niveau des envoyés spéciaux, du Groupe de suivi du communiqué de Nai­robi ou Joint Monitoring Group (JMG), composé de représen­tants des gouvernements de la RDC, du Rwanda et de la facilitation internationale, à savoir l’Onu, les USA, l’Union euro­péenne, l’Union africaine, l’Afri­que du Sud et les délégués de la Conférence internationale sur la région des Grands lacs.

Le Potentiel/L’Observateur

Last edited: 12/06/2008 17:23:48

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