Des représentants de la Monuc, de l’UNFPA, de la FAO, de l’OMS ainsi que du comité de sécurité du territoire de Kasongo-Lunda dans le Bandundu ont procédé à une première évaluation de la situation critique à laquelle sont confrontés les Congolais expulsés d’Angola

Une équipe multisectorielle composée notamment de la MONUC (Droits de l’homme), de la coordination humanitaire du Bandundu (UNFPA, FAO, OMS) et des membres du comité provincial de sécurité du territoire de Kasongo-Lunda, a procédé mardi, à une évaluation de la situation sécuritaire et humanitaire des expulsés d’Angola, a indiqué, mercredi, Kemal Saïki, porte-parole de la MONUC.
Le porte-parole a précisé qu’environ 550 kg de fret, des couvertures et kits médicaux d’urgence fournis par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ont été transportés par un hélicoptère pour être distribués aux refoulés.
C’est depuis le 25 mai dernier qu’on observe ce mouvement de refoulement massif des Congolais d’Angola. Au poste frontalier de Kahungula, dans la province de Bandundu, 22.230 personnes ont été enregistrées dont 20.336 hommes,1.267 femmes, 316 garçons et 311 filles.
Dans la province du Kasaï Occidental, CARITAS/Luebo a recensé 5.260 personnes, mais les refoulés continuent d’affluer.
Dans la province du Kasaï Oriental, 32 personnes sont arrivées à Wilongo la semaine dernière et 74 jeunes refoulés se sont fait identifier ce week-end à Musumba, dans la province du Katanga.
Pour la province du Bas Congo, la Direction générale des migrations (DGM) a dénombré 687 personnes dont la plupart dans un état de dépouillement total et 25 cas de viols.
(Ern.)Acp
Last edited: 12/06/2008 17:48:57