Emouvantes obsèques mercredi au cimetière de la Gombe à Kinshasa de feu député national et bâtonnier Kisimba Ngoy après qu’aient été rendus à sa dépouille des ultimes hommages des députés et sénateurs au cours de pompes funèbres ayant drainé des personnalités de la capitale et de Lubumbashi

Les députés et sénateurs ont rendu mercredi des ultimes hommages au bâtonnier Honorius Kisimba Ngoy, député national décédé vendredi dernier d’une courte maladie. La cérémonie a eu lieu au perron du Palais du peuple où la dépouille de Kisimba Ngoy a été exposée, en présence de nombreuses personnalités, de la communauté katangaise et des membres de famille, amis et connaissances de l’illustre disparu.
Les présidents des deux chambres du Parlement, Vital Kamerhe pour l’Assemblée nationale et Léon Kengo wa Dondo pour le Sénat ainsi que les membres des deux bureaux ont assisté à la cérémonie.
Dans l’oraison funèbre qu’il a prononcé à cette occasion, le président de l’Assemblée nationale a souligné la souffrance ressentie par le Parlement qui vient de perdre un homme d’Etat, un ami, un frère, un collègue qui a incarné au plus haut point les valeurs républicaines de dignité, d’honnêteté, de rigueur, de dévouement et d’amour pour la patrie ”.
Travailleur infatigable, Kisimba Ngoy a été de tous les combats, combat de la démocratie, combat des négociations pour le retour de la paix, combat de la stabilité post-conflit et combat du retour à la légitimité, a affirmé M. Kamerhe pour qui “ c’est un élu du peuple possédant avec lui une parcelle importante de la vision que le peuple congolais se fait de son histoire et de son avenir ”. L’Assemblée nationale, par ma voix, lui rend cet hommage mérité et le cite pour exemple pour les générations futures, a conclu M. Kamerhe.
Auparavant, M. Koyagialo Ngbase te Gerengbo, secrétaire exécutif de l’AMP (Alliance de la majorité présidentielle) avait également rendu hommage au disparu, pour tout ce qu’il a fait pour le pays.
Après cette émouvante cérémonie, la dépouille mortelle du disparu a été transportée vers la Cour suprême de justice pour une audience solennelle avant son inhumation.
Qui était l’illustre disparu ?
Né le 2 juillet en 1947 à Ndalewe, dans le territoire de Malemba Nkulu, district de Haut Lomami, province du Katanga, le bâtonnier Kisimba Ngoy était avocat de carrière depuis 1979, année à laquelle il s’est inscrit au barreau de Kinshasa après ses études de droit à l’Université ex-Lovanium (UNIKIN aujourd’hui).
A ce titre, il a présidé aux destinées de quelques associations des avocats tant au pays qu’à l’étranger et fait citoyen d’honneur de la ville de Louisiane aux Etats-Unis. Il a fait son entrée en politique en 1991 comme vice-Premier ministre et occupera plusieurs autres postes ministériels. Elu de la circonscription électorale de la ville de Lubumbashi, dans la province du Katanga, il fut membre influent de l’Alliance pour la majorité présidentielle (AMP).
Il était marié à la révérende pasteur Kisimba Mwamba Mikombe, représentante légale de l’Eglise “ Mission évangélique de Jésus Christ au Congo ” (MEJCCO) et laisse huit orphelins.
Message de condoléances du ministre d’Etat à l’Intérieur au directoire de l’UNAFEC
Le ministre d’Etat en charge de l’Intérieur, de la décentralisation et sécurité, Denis Kalume Numbi a exprimé, dans un message de condoléances au directoire de l’Union nationale des fédéralistes du Congo (UNAFEC), sa consternation et la profonde douleur à la suite de la mort inopinée du président national de ce parti politique, Honorius Kisimba Ngoy Ndalewe, député national.
La disparition de ce digne fils du pays laisse un vide à l’Assemblée nationale en sa qualité d’élu du peuple et à la classe politique congolaise, a souligné Denis Kalume Numbi dont le ministère a les attributions de la gestion des partis et regroupements politiques congolais. La mort vient de l’arracher à l’affection des siens au moment fatidique, où le pays a grandement besoin de son concours, son expérience et ses talents pour soutenir le processus démocratique en cours, pour lequel il s’est battu toute sa vie, ajoute le chef de l’administration du territoire congolais, avant de présenter ses condoléances les plus attristées, au nom des fonctionnaires de son ministère et des membres de son cabinet, à sa famille.
(Ern.)Acp
Last edited: 12/06/2008 15:01:27