Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 03/12/2008 23:16 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
Les autorités congolaises avaient sérieusement envisagé de marquer un holà dans les relations belgo-congolaises suite aux dernières incartades de Bruxelles pendant que des sollicitations de réchauffement de coopération viennent de Paris avec une France de Sarkozy particulièrement séduisante Trois ministres français se sont succédé à Kinshasa en l’espace de trois mois. Avec en main une invitation du président Nicolas Sarkozy à Kabila pour une visite d’Etat en France. Juste au moment du refroidissement des relations entre Kinshasa et Bruxelles. De quoi sus­citer plusieurs interrogations sur ce ballet diplomati­que. Intérêts économiques ? Mission de bons offices ? Deux hypothèses plausibles.

Le président Joseph Kabila est attendu à Paris, sauf changement de dernières minutes au mois de juillet prochain. Il répondra ainsi à l’invitation de son homologue français, Nicolas Sarkozy qui a dépêché auprès de lui trois de ses ministres : Bernard Kouchner des Affaires étrangères, Borloo chargé de l’Environnement, et tout dernièrement Rama Yade, Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères et aux Droits humains, ils ont remis et renouvelé l’invitation du président français au président de la République Joseph Kabila pour une visite de travail. Les deux personnalités se sont vues pour la dernière fois à New York, au mois de septembre 2007. Leur entretien n’avait duré que cinq minutes avec promesse de se revoir pour des échanges de vue en profondeur.

Il est un fait que Sarkozy était attendu au mois de février à Kinshasa, en route pour l’Afrique du Sud. Mais pour des raisons d’agenda de travail, cette visite qui devrait être marquée par une escale technique n’a pas eu lieu.

Ceci dit, les visites de ces ministres français permettent ainsi d’assister au réchauffement des relations bilatérales entre la Ré­publique démocratique du Congo et la France. Mais voilà que ce ballet diplomatique se déroule juste au moment où les relations entre la Belgique et la RDC sont tendues.

Partant, cette image nous projette à plus d’une décennie en arrière alors que l’ex-Zaïre et la Belgique traversaient quasiment une période trouble, semblable à l’actuelle. L’on avait donc assisté à un rapprochement manifeste entre Kinshasa et Paris caracté­risé par une coopération bilaté­rale diversifiée entre les deux pays. Serait-ce le même scéna­rio qui voudrait se répéter ? La Belgique serait-elle consciente de cette situation qu’elle préfère, continuer à insister sur les “  re­lations privilégiées ” entre la RDC et la Belgique ? Le Premier ministre belge, Yves Leterme, continue à soutenir cette thèse.

Enjeux économiques

Ce serait naïf de croire à un “ certain antagonisme ” entre Paris et Bruxelles avec la brouille qui caractérise encore les relations belgo-congolaises. La France et la Belgique appartenant tous les deux à l’Union euro­péenne, ces deux pays, comme tous les autres membres de cette organisation sont tenus par un devoir de solidarité. Qu’on ne se trompe pas.

Mais il n’empêche de re­lever que depuis son arrivée au pouvoir, le président Nicolas Sarkozy s’intéresse plus à des contacts économiques à chacune de ses sorties. Celles-ci se sol­dent par la signature des contrats économiques en termes de mil­liards d’euros. C’est ce qui s’est passé dernièrement en Algérie.

En se rendant au mois de mai en Angola, juste à côté de la République démocratique du Congo, Sarkozy voulait tout sim­plement dire que la France n’ignorait point l’importance de la RDC et ses multiples opportu­nités économiques.

Raison pour laquelle il s’est empressé de dé­léguer quelques-uns de ses prin­cipaux collaborateurs pour juste­ment marquer cet intérêt de la France vis-à-vis de l’évolution du processus politique en RDC.

Mais au regard du rôle prépon­dérant que joue l’Angola dans la région, Sarkozy a voulu lancer un message clair à l’endroit de la RDC. Un message analogue a été également adressé à la Côte d’Ivoire avec le séjour d’une forte délégation d’entrepreneurs français dans ce pays pour re­prendre pied. Au moment où plu­sieurs partenaires s’intéressent au processus de reconstruction de la République démocratique du Congo, la France, en tant que l’un des partenaires traditionnels, ne saurait demeurer en reste.

Déjà dans le passé, la coo­pération entre les deux pays a été l’une des plus dynamiques dans plusieurs secteurs de la vie na­tionale. Notamment dans le sec­teur des communications, des médias, du commerce, des mines et militaire.

Enjeux culturels...

Cependant, l’un des sec­teurs de la France est cultu­rel. Certes, Sarkozy tient à revisiter les rapports avec les pays d’Afrique. Aussi, a-t-il pro­grammé la mort de “ France Afrique ”. Mais la France tient à la Francophonie pour rapprocher les peuples qui ont en com­mun le français.

Or, il se fait justement que le français est menacé par l’anglais. Dans cette stratégie com­mune à la Francophonie pour promouvoir cette langue et cel­les nationales des pays membres, la République démocratique du Congo est incontournable. Elle se présente comme le dernier rempart de la Francophonie en Afri­que compte tenu de son poids démographique francophone. Il faut à tout prix freiner  “ l’influence anglophone ” de plus en plus manifeste en Afrique pour sauver le français. Par conséquent, l’on prépare déjà l’après Québec 2009 pour autant que le sommet de 2011 de l’OIF est prévu, jusqu’ à preuve du contraire, à Kinshasa.

A ce niveau également, il faut être naïf pour ne pas comprendre que les intérêts cultu­rels vont de pair avec les enjeux économiques. D’une pierre, la France et la RDC pourraient faire deux coups. Pourquoi pas les autres pays de la Commu­nauté économique des Etats d’Afrique centrale, CEEAC, dont la plupart sont d’expression francophone ?

Mission de bons offices

En politique, toutes les voies sont explorables et exploi­tables. Ce ne serait pas du tout une surprise si le président fran­çais sautait sur l’occasion afin de jouer les bons offices entre la République démocratique du Congo et la Belgique. Des liens culturels peuvent susciter cer­tains élans quand on sait que la Belgique compte une frange im­portante des belges francophones. Qui disposent également des intérêts au Congo. Quoi de plus positif de saisir cette opportunité pour dissiper certains malenten­dus très des incohérences internes belges pour que la Belgique, la France et la République démo­cratique du Congo en tirent pro­fit?

Cette hypothèse n’est pas à exclure. Pour la simple raison qu’à partir du 1èr juillet, la France exercera la présidence de l’Union européenne. La France n’aimerait donc pas être embar­rassée devant certaines proposi­tions des pays membres de l’Union européenne dans l’hypo­thèse ou la crise entre RDC et la Belgique persisterait.

(Ern.)

Le Potentiel

Last edited: 12/06/2008 17:33:11

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067