La diplomatie secrète reprend son droit entre les parties belges et congolais pour colmater les brèches causées dans les relations entre la RDC et la Belgique par la crise qui avait été déclenchée par les propos discourtois du ministre belge Karel De Gucht à l’endroit des autorités congolaises

Les scènes de ménage entre la Rdc et la belgique, on en a l’habitude. Il est anormal qu’on y revienne de façon cyclique sans le moindre calcul des conséquences pour les deux pays. La dernière crise aura eu pour mérite, celui de démontrer que non seulement personne ne peut dire n’avoir besoin de l’autre, mais aussi personne n’a pris la résolution de la rupture. Il y a certes des moments d’émotions fortes.
Mais, plus personne n’a le droit de ramener ces deux peuples au vieux souvenir au moment où la population de deux pays s’est rajeunie, et qu’il y a une nouvelle classe politique partout qui a besoin d’affronter les enjeux de la mondialisation. Kinshasa avait mal senti avec raison les propos du ministre belge des Affaires Etrangères Karel De Gucht. Tout autre gouvernement réagirait de la même façon. On ne voit pas la Belgique acquiescer si la Hollande clamait sur les toits qu’elle avait le droit moral d’immixtion d’ans les affaires belges. Chaque pays connaît des difficultés. Et la Belgique vient d’en sortir après plus de cent jours sans exécutif fédéral. Cela ne peut donner l’occasion à un autre pays de le traîner dans la boue.
Que la Belgique soit sortie de cette crise profonde qui mettait en mal l’unité nationale, c’est preuve que rien dans les affaires qui opposent les hommes n’est insoluble.
La Rdc a connu peut être pire que la Belgique. Plusieurs mouvements rebelles, pays saucissonné en administration. La Rdc a fini par mettre en place une laborieuse transition et enfin un processus électoral qui a doté le pays d’institutions démocratiques qui fonctionnent normalement. La Rdc de sa part a également démontré que rien de ce qui est humain ne lui est pour paraphraser les humaines.
Se servir des expériences nationales
Les expériences nationales sont vécues pour servir de leçons afin d’éclairer l’avenir. On ne peut donc pas dire que ce qui est arrivé entre la Belgique et la Rdc ne peut être résolu que par rupture. En ce moment où les pays du monde font efforts pour retarder dans la même direction, il serait mal venu que la Belgique et la Rdc décident de se regarder comme des chiens de faïence.
(Milor)L’Avenir
Last edited: 11/06/2008 16:22:03