La présence de cet animal dans ce complexe hospitalier a bloqué pendant quelques heures le bon déroulement des activités médicales.

Un chien a fait irruption à la Clinique universitaire de Kinshasa mardi 10 juin 2008 dans la matinée vers 6 heures. Celui-ci a semé la panique et désolation à telle enseigne que médecins, infirmiers, gardes de la clinique, tous étaient en débandade. La peur a vaincu tout le monde et personne ne pouvait expliquer ce phénomène ou irruption que d’autres personnes ont taxé de surnaturel vu l’emplacement de la dite clinique universitaire par rapport à l’environnement ou le milieu dans lequel elle est implantée. Aussi curieux que cela a paru, ce mammifère domestique s’était d’abord résolu d’aller se poster juste à l’entrée principale de la clinique avant d’effectuer son entrée dans le bâtiment pour aller terminer sa “ villégiature ” devant la porte d’entrée du département de service de la Médecine interne.
Sa présence à cet endroit a inquiété plus d’un. Malades, infirmiers, médecins, tous étaient en émoi.
Tout le monde craignait de se faire mordre par cet animal dont on ignorait l’état de santé et la provenance. Les pensionnaires du département médical sus indiqué non pas réfléchi deux fois pour fermer la porte d’entrée de celui-ci. Et le chien est resté à la porte pendant six heures, soit de 6 heures à 12 heures 45’ rendant ainsi inaccessible ce département.
Des supputations sont allées dans tous les sens. Les uns se posaient déjà la question de savoir si la présence de ce mammifère n’était pas une lutte mystérieuse ou obscure entre les médecins ou infirmiers. D’autres par contre qui rejetaient de revers de la main cette thèse, renvoyaient tout simplement ce fait à une situation spontanée et naturelle.
N’eut été la présence de quelques braves personnes dans ce complexe hospitalier, c’est-à-dire, ceux-là qui ont l’habitude de braver la peur, ce chien n’aurait pas quitté la clinique. Ainsi donc, pour mettre définitivement un terme à ce spectacle désolant, ces courageux ont fait recours à un long morceau de bambou. A leur risque et péril, bien qu’évitant de s’approcher de leur cible, ces personnes ont attaché un nœud sur l’autre bout du bambou et tentaient d’accrocher le chien au niveau du cou. Après plusieurs tentatives, ils ont quand même réussi à leur mission jusqu’à nouer de manière trop serrée le nœud. Quelques instants plus tard, l’animal a succombé sur le champ. Ce n’est qu’après que le service a repris normalement au sein de cette grande institution hospitalière de la capitale.
Rodrick Mulamba (MRod) / MMC
Last edited: 11/06/2008 14:49:55