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Bonjour | 16/10/2008 1:46 | English Make DC Home page | RSS feed

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Le lancement solennel mardi par le président Joseph Kabila de la construction à Kinshasa des hôtels de luxe du Groupe Rakeen constitue un premier point marqué par le Chef de l’Etat qui est ainsi en passe de gagner son pari de la reconstruction du pays Même les plus sceptiques commencent à se rendre à l’évidence. Car, les faits sont sacrés. Avec l’arrivée des engins chinois et la pause de la première pierre pour la construction de deux immeubles imposants opérée par le prince Cheik Saud des Emirats arabes unis, il est permis de parler de démarrage effectif de cinq chantiers annoncés par Joseph Kabila. Mais, en lieu et place de l’hystérie collective, tout doit être mis en œuvre pour éviter des chantiers selon l’entendement des Kinois, c’est-à-dire des œuvres inachevées.

Les cinq chantiers promis par le président Joseph Kabila connaissent un démarrage effectif avec la pause de la première pierre, mardi 10 juin 2008, par le prince Cheik Saud des Emirats arabes unis en présence du chef de l’Etat, de la construction de deux immeubles imposants : l’un en face du bâtiment abritant le ministère des Affaires étrangères et l’autre à la gare centrale de Kinshasa. Lorsqu’on y ajoute l’arrivée de premiers engins chinois pour la construction des routes, on ne peut que se réjouir du démarrage des travaux dans le cadre de la reconstruction de la RDC.

Initiateur des cinq chantiers, le chef de l’Etat est en passe de trouver de quoi répondre à tous ceux qui doutaient du démarrage effectif des travaux. Joseph Kabila est en situation de faire taire les critiques de ses détracteurs qui se recrutent essentiellement dans l’opposition. Nombre d’opposants en effet tournaient en dérision les cinq chantiers. Et ce discours commençait à prendre dans l’opinion car sur le terrain rien de concret ne se faisait. Le début des grands travaux ne doit cependant pas avoir pour effet de relâcher les efforts. C’est plutôt maintenant que le gouvernement doit mettre les bouchées double pour que les chantiers ainsi entamés arrivent à leurs termes. Il y va de l’intérêt national.

Mieux vaut la fin d’une chose que son commencement

Mais, l’intention seule ne suffit pas, lancent certains observateurs déterminés à faire le “ saint Thomas ”. Car, rappellent-ils, assister au lancement des travaux, ce n’est pas en tout cas ce qui manque aux Congolais.

Les observateurs d’ajouter ces mots : “ Mieux vaut la fin d’une chose que son commencement ”. Un peu comme s’ils s’inspiraient des “ Ecritures saintes ”. D’ailleurs, à travers la ville de Kinshasa seulement, combien d’inaugurations de routes ne sont-elles pas suivies d’effets jusqu’à ce jour ? La deuxième entrée de la commune de N’Djili, les routes de Selembao, de Bumbu, de Gramalic, constituent une excellente illustration des chantiers au sens kinois des termes.

Partant donc de cette réalité et des immeubles inachevés qui ornent la capitale congolaise tels les vestiges d’une vieille cité préhistorique, bon nombre d’observateurs évitent tout fanatisme et déclarent attendre la fin des travaux pour évaluer l’impact réel de cinq chantiers promis aux Congolais par Joseph Kabila. Encore, font-ils observer que les cinq chantiers ne doivent pas se limiter à la construction de deux immeubles à Kinshasa et à la construction de quelques routes. Car, très souvent, on oublie de parler de l’amélioration de la qualité de l’eau potable et de la fourniture de l’énergie électrique.

Cinq chantiers : gare au goût d’inachevé

“ Les Arabes, l’argent, ils en ont effectivement. Lorsqu’ils annoncent la construction de deux immeubles, c’est que ça va vraiment se faire ”, indiquait mardi un compatriote lors de la pause de la première pierre. Un autre compatriote de lui répondre : “ Tu crois qu’on a construit un dispensaire en lieu et place d’un hôpital moderne souhaité par le roi Baudouin de Belgique parce que les Belges manquaient d’argent ? ”. Apparemment anodin, cet échange traduit une crainte : celle d’un goût d’inachevé dans l’exécution des travaux. Et, bien souvent, cette particularité n’est pas l’apanage des donateurs : des exécutants plus préoccupés par des intérêts égoïstes que par un sens patriotique éprouvé.

Il faudrait donc établir une rupture claire et totale avec certaines pratiques courantes observées sous la deuxième République et sous la longue transition congolaise. Même si, et c’était bien souvent le cas, l’argent était débloqué, certains travaux n’ont jamais dépassé le tiers de ce qui était prévu. Encore faut-il, dans cette affaire, permettre aux partenaires qui sont déterminés à aider la RDC de se mettre au travail sans créer un climat tendant à semer le doute dans leur esprit.

(Yes)

M. M./Forum des As

Last edited: 11/06/2008 15:46:40

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