Visite d’Etat, de travail et d’amitié du président Joseph Kabila depuis mardi à Libreville où le chef d’Etat congolais, président en exercice de la CEEAC, se concerte avec son homologue gabonais Omar Bongo des questions de l’heure dans la sous-région de l’Afrique centrale, du reste du continent et du monde

Le président de la République, Joseph Kabila Kabange, est arrivé mardi en fin d’après-midi à Libreville, capitale du Gabon. Il effectue ainsi une visite d’Etat d’amitié et de travail en vue du renforcement de la coopération bilatérale entre la République démocratique du Congo et le Gabon. Il a été accueilli à sa descente d’avion à l’aéroport international Léon Mba de Libreville, par son homologue gabonais, Omar Bongo Ondimba, accompagné des membres de son gouvernement. Cette visite en terre gabonaise est la première depuis l’élection de Joseph Kabila Kabange à la tête de la RD Congo le 29 octobre 2006.
Manifestement, outre le renforcement des relations diplomatiques entre Kinshasa et Libreville, la situation politique en RDC devrait être évoquée par les deux chefs d’Etat.
Cependant, il est important de souligner que le président de la République s’entretiendra avec son homologue gabonais des questions liées à l’Afrique centrale en sa qualité de président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale, CEEAC. Plus particulièrement de la tension qui prévaut encore entre le Tchad et le Soudan. Sans oublier la situation au Darfour.
En effet, depuis le sommet de Brazzaville J. Kabila est bien le président en exercice de la CEEAC. A ce titre, les deux présidents s’appesantiront sur la situation de la sous-région et évalueront le niveau d’exécution des décisions prises à Brazzaville et lors du sommet extraordinaire de la CEEAC qui s’était tenu à Kinshasa.
A Brazzaville, il a été, entre autres, question du noyau militaire basé en République Centrafricaine, la Force multinationale en Centrafrique, FOMUC, Force composée jusque-là des éléments de la Centrafrique, du Congo-Brazzaville et du Tchad. Mais depuis le sommet de Brazzaville, ce noyau militaire servira de force d’interposition de paix et de sécurité dans la sous-région et débaptisée Force militaire en Afrique centrale, FOMAC. Il passera sous le commandement du président en exercice de la CEEAC et du Comité paix et sécurité, COPAX, au mois de juillet prochain.
Cette opportunité permettra également aux deux chefs d’Etat de s’attarder sur les grandes questions internationales. Il s’agit précisément de la hausse du prix de pétrole, de la crise alimentaire, du dernier sommet Japon–Afrique qui s’est tenu à Tokyo dans le cadre de TICAD. Et pourquoi pas de la France–Afrique à la suite des derniers changements intervenus au sein du gouvernement français et au regard de la nouvelle vision des relations entre la France et les pays d’Afrique.
(Yes)Freddy Monsa I. D./Le Potentiel
Last edited: 11/06/2008 12:47:44