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Bonjour | 03/12/2008 23:33 | English Make DC Home page | RSS feed

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Réaffirmation par le porte-parole de la Mission onusienne au Congo de l’assurance à laquelle se sont engagés les Casques bleus du programme de formation de base des éléments regroupés des FARDC en vue de consolider le processus de paix et de stabilité de la RDC. En application des résolutions 1756 et 1794 du Conseil de sécurité de l’Onu, la Force de la Monuc a reçu mandat d’assurer le programme de formation de base des FARDC afin de consolider le processus de paix ci de stabilité en RDC.

Dans une déclaration, le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich. porte-parole de la Monuc a indiqué que ce programme qui prendra fin d’ici 2009. inclut des cours de commandement, de dis­cipline, de respect de la loi et des droits de l’homme, ainsi que de la tactique du niveau section, compagnie et bataillon.

A ce jour, la force de la Monuc a achevé deux sessions complètes de formation d’une durée de trois mois.

La troisième session a dé­buté en mai et va s’achever à la mi- août 2008 d’abord à Luberezi, dans le Sud-Kivu puis à Nyaleke au Nord-Kivu en sep­tembre 2008.

Dans chacun de ces sites, la formation de deux ou trois bataillons, composée d’environ 950 soldats est assurée par près de 70 instructeurs des FARDC tra­vaillant avec une trentaine d’instructeurs pakistanais ou indiens de la Force de la Monuc.

Outre le dispositif de for­mation complémentaire mis en œuvre sur les sites de Luberezi et de Nyaleke, la Monuc organise une formation, qualifiée d’additionnelle, au profit d’un certain nombre d’officiers et d’unités dûment identifiés par le général des FARDC. Cette formation est destinée, essentiellement, à dé­velopper les capacités techniques et opérationnelles individuelles et collectives.

Luberezi et Nyaleke

Le porte-parole militaire de la Monuc a soutenu que cette formation additionnelle se décline en deux volets.

Il s’agit, a-t-il ajouté, d’une formation dite centralisée visant, dans un espace de temps limité  sur un seul site, à donner à des officiers disposant d’emblée d’information militaire de base dans le domaine considéré, des connaissances et compétences complémentaires ou supplémentaires afin qu’ils puissent devenir des formateurs au sein de leurs unités.

L’exemple de cette for­mation est « module génie » qui s’est déroulée à Kasangulu au mois de mars dernier. D’autres  « modules techniques « état-major » et « artillerie » sont prévus prochainement sur les sites d’entraînement.

S’agissant de la formation dite décentralisée visant, dans un espace de temps plus long et en profitant de la proximité sur le terrain des acteurs concernés, à faire dispenser aux bataillons des FARDC, dûment désignés par l’état-major général, une instruc­tion complémentaire ou supplémentaire au combat par des uni­tés de la Monuc.

D’ici décembre 2009

L’exemple type de cette formation est celui constitué par la session d’ instruction récem­ment organisée an début de 2008 par la brigade du Nord-Kivu de la force de la Monuc au profit du bataillon des FARDC,  Au terme prévu de ce programme de formation en décembre 2009, a précisé le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich, la Force de la Monuc aura formé 28 bataillons intégrés. Outre l’ins­truction menée au profit des FARDC, la force de la Monuc fournit un appui logistique con­séquent en termes de ravitaille­ment en alimentation, médicament et de transport.

Commentant l’implication de la Monuc dans la formation des FARDC, le porte-parole mi­litaire de la Monuc estime « qu’elle consume une avancée majeure des Nations unies dans le programme de la réforme du secteur de sécurité en RDC ».

A l’évidence, conclut-il. « cette formation contribue à l’amélioration progressive des capacités professionnelle des FARC fondées sur une grande cohésion de ses unités, un sens républicain marqué, ainsi que l’exemple donné par ses cadres officiers. C’est un programme de formation qui mérite le soutien permanent  des acteurs qui participent à cette entreprise ». Il s’est tenu du 2 au 7 juin dernier à Luanda, les travaux de la 29ème session ordinaire du Comité Interétatique de défense et de sécurité des Etats mem­bres de la Sadc.

Au cours de ces tra­vaux, ledit Comité est resté très attentif à l’exposé du ministre congolais de la Dé­fense, Chikez Diemu sur l’ap­proche pacifique dans la ré­solution des conflits que prône le gouvernement con­golais.

A cette occasion, il a aussi présenté a l’assis­tance l’évolution du secteur sécuritaire en République démocratique du Congo de 2007 à mai 2008. C’est ainsi qu’il a sou­ligné que la Rd Congo con­naît des avancées significa­tives dans le domaine de la sécurité avec des résultats palpables.

Voilà pourquoi le Co­mite Interétatique de défense et sécurité a institué une mission de la Sadc en Ré­publique démocratique du Congo dans le but d’appor­ter l’appui de cet organisme régional à la mise en oeuvre du processus de Nairobi, favorisant le retour des combat­tants rwandais dans leur pays, et celui de Goma, ap­pelé processus Amani, visant le désarmement des groupes armés nationaux il­légaux. Cette mission de la Sadc qui séjournera prochainement à Kinshasa  où elle va éga­lement se rendre compte des besoins réels de défense de la Rdc pour les soumettre a l’examen lors de la prochaine session de la Sadc prévue au mois de juillet prochain.

Il sied de signaler que les participants à cette grande réunion dont les mi­nistres de défense et sécu­rité et les experts, ont fait le tour d’horizon de la situation sécuritaire et de défense des Etats membres de la Sadc, évaluant les progrès accom­plis dans l’assistance qu’ap­porte la Sadc à ses pays membres qui connaissent des conflits armés et des crises humanitaires. Un autre point évoqué, c’est celui relatif à l’opérationnalisation de la Brigade en attente de la Sadc.
Outre cet aspect, les ministres ont aussi eu l’oc­casion au cours d’un échange à huis clos d’exa­miner en détails les problè­mes de l’heure notamment le cas du Zimbabwe, Lesotho, Malawi et ce qui est arrivé récemment à l’Afrique du Sud.

Cette volonté de la Sadc d’appuyer la pacifica­tion en Rdc est aussi mani­festée par le Conseil de Sé­curité des Nations Unies qui, par le biais de l’ambassadeur français Jean Maurice Ripert, chef de la délégation d’une mission onusienne en Rdc, affirme que c’est à travers la Monuc que le Conseil de Sécurité va continuer à appor­ter son appui au gouverne­ment de la RDC dans la mise en oeuvre de ces deux processus.

“La Monuc est la plus grosse opération jamais dé­ployée par les Nations Unies, et nous n’avons pas l’intention de la réduire ou de la suspendre dans les se­maines, les mois ou les an­nées qui viennent, a-t-il déclaré.

Et de poursuivre

Nous voudrons tout simple­ment qu’elle puisse passer d’une pure opération de sé­curité à une opération de développement, de protec­tion des civils et de dévelop­pement économique et so­cial. Pour ça, il faut aller jusqu’au bout du processus de réconciliation politique: la mise en oeuvre des accords de Goma et de Nairobi.

(Ern./GG)

Stéphano Sailkoko/Le Potentiel

Last edited: 10/06/2008 16:55:14

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