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Le 8ème anniversaire de la mémorable confrontation à Kisangani des armées rwandaise et ougandaise a été marqué à Kinshasa par une vigoureuse prise de position des parlementaires de la Province Orientale exigeant justice et réparation des préjudices humains et matériels causés aux Boyomais par les belligérants. La réparation de préjudice cau­sée par les armées rwandaise et ougandaise en juin 2000 dans la vile de Kisangani en province Orientale a été au centre d’une conférence de presse animée par le Professeur Faustin Toengaho Lokundo en sa résidence de Gombe.

Le professeur a demandé justice et réparation pour les préjudices causés par les agres­seurs. L’on se souvient que les deux armées se sont affrontées du 5 au 10 juin 2000 à Kisangani, chef-lieux de la province Orientale. Le conférencier a regretté que le gouvernement et la popu­lation aient relégué cet événe­ment malheureux dans les oubliettes. La Cour pénale inter­nationale de La Haye a con­damné l’Ouganda, a-t-il rappelé, avant de saluer l’intervention d’un député national qui a demandé au ministre de la Justice et Droits humains d’informer la population sur la suite du rapport de la condamnation de l’Ouganda. Le gou­vernement doit fournir des ef­forts pour que l’Ouganda paye ce qu’il peut pour reconstruire la ville de Kisangani.

“ C’est une démarche de consolidation de la paix. Elle doit passer par la justice et la réparation pour permettre à la population et aux pays voisins de vivre en paix ”, a déclaré Jean-Christophe Elembo, origi­naire de Kisangani. Les Boyomais, a-t-il dit, comptent sur les députés et sénateurs pour qu’une suite favorable soit réserv­ée à ce dossier.

Il a profité de la circonstance pour annoncer l’organisation le mardi 11 juin prochain d’un culte d’actions de grâce à la paroisse protestante Jean Baptiste de la Gombe en mémoire des vict­imes de cette guerre de six jours à Kisangani.

Quelques témoigna­ges seront faits pour la circons­tance. Pour rappel, la guerre de six jours s’est déroulée à Kisan­gani du 5 au 10 juin 2008. Elle a débuté pendant la journée, alors que la population vaquait à ses occupations. Les armées rwan­daise et ougandaise se disputaient le contrôle de la ville de Kisangani. Cet événement a causé beaucoup de dégâts.

Pendant cette période, la population n’avait ni eau, ni électricité. Plus de 700 civils ont trouvé la mort au cours de ce triste événement.

Manifestation contre la présence en Province Orientale des réfugiés rwandais FDLR

Les députés nationaux, élus de la Province Orientale, ont condamné avec fermeté, la répres­sion dont étaient victimes les étu­diants de l’Université de Kisan­gani (Unikis), par les éléments de la Police nationale congolaise (PNC), le jeudi 5 juin 2008, à Kisangani. C’était lors de la mar­che de protestation qu’ils avaient organisée, contre la décision prise à l’issue de la Conférence de Kisangani tenue du 26 au 28 mai dernier, sur la relocalisation des Interahamwe dans les territoires de Wamba, Bafwasende et d’Isangi, dans la province Orien­tale.

Ils s’étaient opposés à la décision des autorités de la pro­vince Orientale et celle de la ville de Kisangani de mâter ce mouvement des étudiants au cours duquel il y a eu de nombreux blessés. Les députés déplorent, en outre, que le Campus soit encerclé jusqu’à présent par les éléments de la Police nationale congolaise et les contingents sé­négalais de la Mission de l’Onu en RDC (Monuc).

L’ information démentie par le gouverneur Autsaï Senga, selon qui, à l’issue de la con­férence, il n’a jamais été ques­tion de relocaliser les Interahamwe. Pour lui, il ne vou­lait pas qu’on organise une ma­nifestation pour un projet qui n’existe pas. “ La marche était lourde ”.

D’après le maire de la ville, il s’agit d’une poigné d’étu­diants manipulés. Selon lui, il n’y a pas eu d’étudiants poignardés.

Suite à cette répression, les élus de la province Orientale sollicitent le soutien de la plénière de l’Assemblée nationale pour que cette dernière condamne la manière de gérer les événements de la part des autorités de la ville de Kisangani et celles de la pro­vince Orientale foulent aux pieds les droits et libertés des citoyens. C’est ainsi qu’ils de­mandent au ministre de l’Inté­rieur, Sécurité et Décentralisation ainsi qu’au gouverneur de la pro­vince Orientale “ de sécuriser la communauté universitaire et de mettre sur pied une commission d’enquêté parlementaire sur ces événements malheureux qui ont frappé l’uni­versité de Kisangani afin d’éclairer les élus de cette cir­conscription ”. Selon le rapporteur du groupe, le député Freddy Isomela,  “ jusque hier les bal­les crépitaient encore sur le Campus universitaire de Kisan­gani ”.

Pour l’honorable Idambito, la province Orientale a connu des moments tragiques qui ont en­deuillé sa population. Il n’est pas possible que la province accueille encore les FDLR. Tandis que les Mbororo, la milice Lra et des re­belles soudanais continuent à in­quiéter la population. Le problème des Rwandais doit être résolu par eux-mêmes. Les députés et sénateurs de cette province rejettent l’initiative du gouvernement à vouloir mater les Maï-Maï vivant dans la province alors que lors de la Conférence du Kivu, il était question de privilégier un dialogue pour un règlement pacifique des conflits.

Par ailleurs, les mêmes 5 députés ont rappelé “ qu’il y a quelques jours, les vendeurs de carburant, communément appe­lés “ Kadhafi ”, ont été traqués comme des malfrats par les éléments de la Police nationale congolaise. La torture corporelle subie a précipité la mort de l’un d’entre eux. Il est à noter qu’en juin 2000, soit huit ans après, les éléments de l’armée rwandaise avaient tiré sur les étudiants qui protestaient contre l’occupation de la province par des étrangers faisant nombreux blessés et morts parmi les étudiants.

(Milor)

Le Potentiel

Last edited: 07/06/2008 15:37:32

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