Le président du parti UNAFEC, député élu de Lubumbashi, le bâtonnier Honorius Kisimba Ngoy, est décédé vendredi dans son domicile de Kinshasa. Ce leader politique était confronté à une contestation au sein de sa formation éclatée en deux tendances qu’il ne savait plus réunifier.

Le bâtonnier Honorius Kisimba Ngoy (61 ans), député national élu de Lubumbashi et président de l’Union nationale des fédéralistes du Congo (UNAFEC), est décédé vendredi matin à son domicile de Kinshasa des suites d’une maladie.
Il a exercé, à diverses occasions, des fonctions ministérielles, dont celles de vice-Premier ministre chargé des réformes institutionnelles sous la IIème République et de ministre de la Justice et Garde des Sceaux du 30 juin au 14 octobre 2006. Au moment de quitter son cabinet ministériel le samedi 14 octobre 2006 pour aller siéger à l’Assemblée nationale, Kisimba Ngoy avait indiqué à ses collaborateurs que la République démocratique du Congo était en train de tenter une nouvelle expérience en matière d’organisation du pouvoir judiciaire.
“ Je n’ai pas été un ministre délégué, celui qui attend pour exécution des instructions venant d’ailleurs. Non. J’ai été une autorité qui décide suivant les dispositions légales. Et cela il n’a pas plu à tout le monde. J’ai appliqué les instructions du Dialogue inter congolais sur la nécessité d’avoir un pouvoir judiciaire indépendant et organisé en RDC. J’ai donc restauré, dans l’ensemble du pays, l’autorité judiciaire et le pouvoir judiciaire. Celui-ci, différent de la première, doit être exercé correctement par des magistrats. J’ai planté les jalons des reformes judiciaires qui viennent à peine de commencer ”, a-t-il déclaré.
On retiendra également de l’illustre disparu l’analyse qu’il avait faite dans une interview accordée à la presse à l’issue des élections législatives et du premier tour de l’élection présidentielle en 2006.
Honorius Kisimba avait dit : “ Sans vouloir être un ange noir, je peux toutefois avancer que la Troisième République risque de connaître des difficultés dans sa première législature. Celles-ci naîtront des frustrations de tous ceux qui croient, comme en 1960, que les élections et le changement de régime signifient un bonheur sans effort et une liesse nationale sans fin, alors que l’Etat traversera sans doute une période de grande impécuniosité et devra faire face aux velléités d’indiscipline des agitateurs de la transition. Le premier gouvernement de la Troisième République se trouvera, toutes proportions gardées, dans les mêmes affres que celles rencontrées par les gouvernements Lumumba, Ileo et Adoula. Par ailleurs, il se peut que des parlementaires, peu expérimentés, aient 1’occasion de déstabiliser le gouvernement par des motions de censure et de défiance et par des poursuites à l’encontre du Premier ministre devant la Cour constitutionnelle, pour délit d’outrage au parlement. Tout cela n’augure pas une vie politique apaisée ”.
Me Kisimba Ngoy est né le 2 juillet 1947 à Kabwe (Malembankulu) dans la province du Katanga. Il a obtenu une licence en droit à 1’Université Lovanium de Kinshasa (aujourd’hui UNIKIN) en 1971.
Il a été successivement avocat près la Cour d’Appel de Kinshasa (jusqu’en 1987) et la Cour suprême de justice ainsi que bâtonnier national de l’Ordre des avocats.
Fausse alerte de la mort de Fundu Nkota dans Forum des As de vendredi
Contrairement à ce que nous avions annoncé dans notre dernière édition, M. Levi Fundu Kota, ancien Administrateur délégué général adjoint du Fonds de promotion de l’industrie (FPI), n’est pas mort.
L’intéressé est en bonne santé à Bruxelles, confirmation faite par sa femme jointe vendredi au téléphone et par Me Kembukuswa qui revient de la Belgique. Il s’est donc s’agi, tout simplement, d’une fausse alerte. Mais, comment en est-on arrivé là ?
Mis au parfum des rumeurs qui circulaient à travers la capitale congolaise, la Rédaction de “ Forum des As ” a contacté, par téléphone, un des proches de M. Fundu pour en savoir plus. Cette source confirmait la nouvelle en indiquant que l’intéressé se trouvait en Afrique du Sud. Se basant sur les dires de cette source, le journal a cru bien faire en annonçant la nouvelle.
Mais, face à la protestation de la famille, le journal a relancé la même source qui, au terme d’un malentendu regrettable, a indiqué qu’il croyait parler plutôt de la mort du sénateur Adrien Nzolantima et non de celle de M. Levi Fundu Kota.
Devant cette situation inconfortable dans laquelle elle se retrouve du coup, la Rédaction de “ Forum des As ” présente ses sincères excuses à la famille Fundu Kota, au ministère de la Communication et médias, à la Haute autorité des médias et à ses nombreux lecteurs.
Puisse, au contraire, cet incident malheureux accorder une longue vie à M. Levi Fundu Kota encore en séjour à Bruxelles et même, particulièrement, une santé de fer.
(Milor)Angelo Mobateli/ Le Potentiel