L’allocution du ministre de l’Information et presse à la cérémonie de réception des engins chinois a été un véritable hymne à la noblesse du travail que vont stimuler les chantiers de la reconstruction ouverts avec les équipements des partenaires chinois.

Emile Bongeli a fait remarquer que l’on n’a plus vu en Rdc les grands travaux de cette envergure. Il va de soi que l’on a perdu le réflexe. Maintenant, il faut retrouver non seulement le réflexe de grands travaux, mais aussi celui du beau et du respect du bien commun. Tous ces réflexes, selon le ministre, s’acquièrent par l’amour du travail.
Pour ceux qui pensent qu’il y aurait retard dans le commencement des travaux, dans la mesure où, pensent-ils, le mandat de Joseph Kabila est entamé, Emile Bongeli leur fait comprendre que l’on ne gère pas un pays en fonction du mandat, mais en fonction des objectifs à atteindre. Qu’à cela ne tienne, il estime qu’en ce qui concerne le commencement de travaux, on y est allé très vite. Comme l’a souligné le vice-ministre des Travaux Publics, Infrastructures et Reconstruction, pour arriver à ce résultat, il fallait un temps pour ficeler le dossier. Il n’y a donc pas de retard possible, a-t-il insisté. Car, on ne travaille pas en fonction de 2011. Le pays n’arrêtera pas à cette date. On ne construit pas les routes pour une certaine conjoncture. Le ministre a fait remarquer que les routes construites sous l’empire romain continuent à servir aujourd’hui.
Mentez, mentez
Pour distraire les Congolais, certaines mauvaises langues répandent dans l’opinion les informations selon lesquelles les engins qu’on a vu vont plutôt servir à l’exploitation minière et non à la réhabilitation des infrastructures. On ne sait pas si les minerais se trouvent sous le sol kinois où est amené un grand lot de matériel. En outre, exploite-t-on des mines avec des concasseurs, des niveleuses, des citernes et autres ? Au sujet de la sous-traitance, un exemple palpable a été donné. Deux entreprises congolaises ont gagné le marché après appel d’offre pour le transport de matériel. Il s’agit de Transmac et de Trans-Gazelle.
Au niveau de la 14ème rue, un des véhicules de Trans Gazelle a connu des ennuis mécaniques. Les chasseurs des scandales en ont vite fait leur affaire en criant en lingala : “ Ebandi. Mituka yango ekosala misala yango oyo ? ”. Traduisez: “ Ca commence. Est-ce avec ces engins que l’on va travailler ? ”. Le rôle des remorques de Trans-Gazelle s’arrête au transport du matériel. Ce n’est pas parce qu’un de nombreux véhicules a connu des ennuis mécaniques que les travaux seront compromis.
Fait insolite et très remarqué par l’opinion, c’est l’absence de la presse internationale à cet événement. Pour cette opinion, l’absence de la presse internationale connue pour sa mobilité à la chasse des événements étonne. Peut-être que ce qui est événement pour les Congolais n’est pas un événement pour leur ligne éditoriale.
(Ern.)Joachim Diana G./L’Avenir
Last edited: 06/06/2008 16:51:47