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La Bible déclare que pour nous qui croyons en Christ, il y a la vie après la mort (Jn 11, 25-26); et cette vie est auprès du Seigneur. Des voix parmi lesquelles celles des musiciens chrétiens se sont élevées pour exprimer leur désaccord vis-à-vis du comité directeur de  l’Association des musiciens chrétiens du Congo (Amcc)qui a organisé dernièrement un culte d’actions de grâces (à Dieu) en mémoire de leur président Charles Mombaya décédé il y a une année. Un membre de cette association et non de moindre, un pasteur, fixe l’opinion.

(Début de son texte) Je me permets d’émettre ce point de vue, bien que je sois très loin du pays pour raisons de recherches académiques. Par ce point de vue, je voudrais affirmer mon appartenance à l’AMCC et avouer que j’ai passé toute l’avant-midi du dimanche dernier ( 25 mai 2008) dans la méditation, et surtout en communion d’esprit avec mes sœurs et frères musiciens chrétiens du Congo qui avaient répondu présent au culte d’Actions de grâces, organisé par l’AMCC en mémoire du feu le frère Charles Mombaya, son ancien Président.
 
La Bible nous recommande à l’impératif de rendre les actions de grâces au Seigneur et en tout temps.

Il me semble qu’une certaine opinion, contraire à la mienne, voudrait justifier l’absence de nombreux musiciens chrétiens à ce culte organisé, alors qu’ils étaient sur place à Kinshasa, en se fondant sur la Bible sans chercher à mieux pénétrer en profondeur ce que déclarent les Écritures Saintes sur le culte des “ actions de grâces ”. Oui, la Bible y revient plusieurs fois en nous recommandant à l’impératif que nous devons toujours rendre les actions de grâces au Seigneur et en tout temps. Remplir une telle exigence, pour ce qui est de l’Amcc en  mémoire de Charles, je pense que ce n’est pas du tout organiser “ le culte des morts ” où on les invoquent.  Un lecteur de la Bible saura facilement faire la différence !
 
Je regrette et je désavoue cette préhension de choses de Dieu. C’est un peu curieux de rencontrer une telle compréhension dans le chef de certains “ serviteurs de Dieu ”, musiciens chrétiens. Je pense que nous ne devons pas juger les autres et justifier nos divergences de vues sur le leadership de l’AMCC de la période de l’après Charles Mombaya, en continuant à nous accuser les uns les autres. Celles et ceux qui ont répondu à l’invitation de l’AMCC à ce culte, qui a semblé ne pas intéresser plusieurs musiciens, (Selon article paru sur DigitalCongo.net) à mon avis, ne sont pas tous des “ charnels ” ; et celles et ceux qui ont volontairement décliné l’invitation ne sont tous des “ spirituels ”, non plus. C’est Dieu seul qui nous connaît et peut bien nous juger et juger le contenu de nos cultes. Je soutiens que nous ne sommes que des humains, et nous sommes capables de nous tromper dans nos positions et déclarations. Mais celles et ceux qui avaient répondu présent au culte, voulaient se souvenir de Charles avec les autres et en partageant la Parole de Dieu dans sa maison de prière. Voici  dans les lignes qui suivent, les quelques convictions qui me soutiennent dans ma position.
 
1. En répondant présents à l’invitation de l’AMCC au culte d’Actions de grâces, en mémoire de notre regretté frère le feu Président Charles Mombaya, je crois que les quelques musiciens et fidèles de Kinshasa étaient venus dans la maison du Seigneur, passer quelques moments dans la prière, partager les témoignages et surtout écouter la Parole du Seigneur. Oui, ils avaient choisi la bonne part. Qu’il me soit permis de rappeler que du 20 Mai 2007 au 20 Mai 2008, il faisait exactement un an depuis que le  Seigneur avait rappelé auprès de lui son serviteur, notre frère Charles Mombaya. Oui, devant la volonté de Dieu, notre affection ou encore notre attachement à Charles, notre degré de fraternité ou notre amitié avec lui n’a pas du tout pu le retenir avec nous pour continuer à servir le Seigneur sur cette terre des humains. Oui,  “ nous sommes que des étrangers, des pèlerins sur la terre ” ; “ notre demeure est au ciel auprès du Père ”. Et “ parce que nous sommes poussières, nous retournons toujours dans la poussière ”.  Si le 20 mai 2007, était le jour de Charles qui nous avait tous précédé auprès du Père, du moins nous savons tous que chacun de nous a, bien sûr, son jour et son heure. Oui, le Seigneur qui nous avait donné Charles, lui-même l’avait aussi  repris Charles ; que son nom soit glorifié. Que son âme repose en paix. Amen.

2. On se souviendra que la longue semaine en mémoire de Charles qui pourtant, bien célébrée  et sans conditions par les différentes chaînes TV et Radios de Kinshasa, devait se clôturer l’après-midi du dimanche 25 dernier avec un culte d’actions de grâces. Commencée par le cimetière de Kinkole, où une gerbe de fleurs avait été déposée sur la tombe de l’illustre disparu, et clôturée par un culte annoncé, il est bien triste d’apprendre que les musiciens chrétiens, malheureusement sans beaucoup de volonté et d’engagement, se sont faits très rares alors qu’ils étaient très attendus. Je voudrais ici remercier l’amour de tous ceux et celles qui, de près ou de loin, avaient choisi de se joindre à l’AMCC et prendre part à ce culte.

Dans ce culte, ce n’est pas Charles Mombaya qu’on était allé prier ; mais le Seigneur Dieu qui donne la vie et qui la reprend. En ce jour-là, je crois aussi que ce n’était pas sans espérance en la résurrection des morts que certains musiciens avaient pris part au culte. La Bible déclare que pour nous qui croyons en Christ, il y a la vie après la mort (Jn 11, 25-26); et cette vie est auprès du Seigneur. Et comme Paul de Tarse pouvait bien l’affirmer, nous affirmons à sa suite que la mort nous est toujours un gain. C’est triste si l’organisation de ce culte veut déjà laisser  la place aux déclarations qui ne servent bien souvent qu’à distraire ceux qui travaillent pour le Seigneur au sein de l’AMCC et réveiller dans l’âme des musiciens membres certaines passions et polémiques. Je soutiens que qu’il était bien pensé d’organiser un culte d’actions de grâces en cette date, où la place serait beaucoup plus réserver à l’adoration et à l’écoute de la parole du Seigneur dans sa maison de prière. C’est ici le lieu indiqué de dire grand merci au Pasteur Zaza et l’Église “ Le Chemin ”, qui ont accueilli l’AMCC comme le Christ lui-même nous a accueilli, depuis une année qu’elle ne sait plus tenir ses réunions à Asifiwe, depuis la disparition du feu Président Charles Mombaya.
 
3. Ce passage des Écritures Saintes nous recommande de nous souvenir de nos conducteurs qui nous ont annoncé la Parole de Dieu ; considérer l'issue de leur vie (l'aboutissement de leur conduite) et imiter leur foi! ” (Cf. Hé 13,7). Ce culte organisé, à mon humble avis, voulait sûrement et simplement offrir aux musiciens chrétiens un moment de se souvenir de Charles, si pas comme leur ancien président mais comme leur frère. Et aussi revoir pourquoi pas consoler ses orphelines d’enfants. Hélas !
 
4. Je sais que nous savons tous cette vérité : la vie d’un homme n’a jamais connu de perfection. Celle de Charles non plus. C’est ainsi que par modestie, je pense que le culte était aussi bien le moment de partage où on pouvait  épingler, pour les uns et pour les autres, en guise de souvenir, que les quelques qualités de leader vus en Charles de son vivant. C’est dans le but d’imiter ces qualités. Je pense que l’intérêt que revêt une telle démarche, était celui qui dicte la pensée selon laquelle les qualités sont capables de nous influencer positivement dans le travail que le Seigneur nous a confié à tous et à chacun. Pour ce faire, je retiendrais entre autres :
  1. Le sens de l’amour du prochain ;
  2. Le sens de l’amour du travail bien fait ;
  3. L’amour et le dévouement dans le combat pour la cause de la musique et du musicien chrétien ;
  4. L’encadrement et promotion de bien des jeunes talents devenus aujourd’hui des grands;
  5. Le sens d’un leadership fort pour la prise en compte de la musique chrétienne sur le plan national et international ;
  6. Un adorateur du Seigneur et  rassembleur de plusieurs;
  7. Le sens d’un franc-parler ;
  8. Un homme sévère avec lui-même et avec les autres quand s’il s’agit de l’honneur de la musique chrétienne ;
  9. Un homme d’initiatives nombreuses et d’un courage héroïque dans les difficultés ;
  10. Un pionnier de la musique chrétienne ;
Là où Charles Mombaya n’avait pas réussi, tâchons de réussir mais ensemble

Ces qualités ne sont pas exhaustives, et ne peuvent peut-être pas non plus recueillir l’unanimité des positions personnelles et cachées au fond de la conscience de chacun des musiciens chrétiens du Congo. Mais, un fait est vrai : Charles de son vivant, nous rassemblait tous d’une manière ou d’une autre. Il nous aimait. Voilà pourquoi nous devrions être là…dans ce culte d’intimité devant le Seigneur en sa mémoire.
 
Que dire enfin ? Aujourd’hui, au lieu et place de continuer à discuter sur les opinions et justificatifs de celles et ceux qui n’ont pas tout simplement voulu répondre à ce culte organisé par l’AMCC, je pense qu’il serait mieux pour de nous taire. Par respect pour sa mémoire, et par l’amour pour le Seigneur, arrêtons cette polémique qui veut se vendre. Nous qui voulons servir Dieu à la tête de l’AMCC ou qui voulons simplement nous faire membre, essayons de chercher et trouver si, dans une ou autre qualité de vie que nous avions trouvé en Charles Mombaya peut bien se constituer en un bagage à prendre sur notre chemin de la vie et dans le travail que le Seigneur nous a confié au sein de son Église et dans le monde comme musiciens chrétiens. Aimons Dieu, et servons-Le ; mais bien plus aimons beaucoup plus nos semblables et servons celles et ceux qui sont dans le besoin et Dieu sera content de notre vie et de notre travail.
 
Pour Charles, tout est fini depuis un an. C’est désormais de l’histoire. Mais s’il y a quelque chose qui doit continuer après lui, c’est l’AMCC, notre AMCC. L’AMCC, ce n’est pas Charles ni pour lui. Mais c’est au Seigneur, pour le Seigneur et pour l’œuvre du Seigneur. Après Charles, essayons plutôt de travailler de mieux en mieux dans l’œuvre du Seigneur, car notre travail ne sera pas vain. Là où, Charles Mombaya n’avait pas réussi, tâchons de réussir mais ensemble et le Seigneur notre Dieu nous bénira. Cessons de nous diviser, mais unissons- nous. De ce fait, nous serons plus forts. Divisés, nous perdrons toujours.   

Que la paix du Seigneur soit avec nous tous et nous fasse vivre encore pour longtemps pour son œuvre parmi nos semblables et tous ceux qui viendront après nous.

Pasteur Maurice Mondengo, Jr (Membre de l’AMCC) / BT / MMC

Last edited: 05/06/2008 18:29:18

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