Accusée d’avoir déshonoré le président national du Mlc en la livrant à la CPI, la Belgique s’en tient aux obligations internationales telles que le prévoit le statut de Rome qu’elle a ratifié.

Députés, sénateurs et autres cadres du Mouvement de libération du Congo (Mlc) ont pris d’assaut ce lundi 02 juin 2008 dans l’après-midi, la résidence de l’Ambassadeur du Royaume de Belgique à Kinshasa, pour une séance de travail avec M. Johan Swinen. A l’issue de cette rencontre, un mémorandum destiné aux autorités belges a été remis à leur représentant en Rdc, dans lequel ils sollicitent la libération provisoire de leur leader, Jean-Pierre Bemba pour qu’il soit entendu en prévenu libre.
Pour l’Ambassadeur Swinen, la position de la Belgique lors de l’arrestation de Jean-Pierre Bemba a été dictée exclusivement par les obligations que la Belgique doit exécuter, conformément au statut de Rome qui est donc la constitution de la Cour pénale internationale (Cpi). A l’en croire, la Belgique ne devait donc pas se soustraire à l’application de ces textes juridiques réglant le fonctionnement de cette cour, auxquels elle a d’ailleurs souscrits. Le rôle de la Belgique, a-t-il dit, est celui d’impartialité.
Somme toute, le diplomate belge Swinen déclare haut et fort que son pays n’a aucune marge de manœuvre, aucune injonction, aucune marge d’appréciation, aucun jugement et encore moins aucune initiative, quant au fond de ce dossier judiciaire ni encore quant à la célérité ou la vitesse avec laquelle cette demande d’arrestation devait être exécuté. La compétence des autorités judiciaires belges se limitant à la forme, à l’arrestation et à la bonne procédure, a-t-il soutenu.
Néanmoins, d’après l’Ambassadeur, cette bonne procédure prévoit quand même un renforcement grâce à une loi belge de droit de la défense. C’est ce droit d’ailleurs, a-t-il confirmé, qui a permis à Jean-Pierre Bemba de faire un recours à la Chambre de mise en accusation de Belgique suite au maintien en détention décidée par la Chambre du Conseil, il y a quelques jours. Et dans les jours qui viennent, la Chambre des accusations devra statuer sur cet appel, mais jugeant uniquement la procédure et la forme sans pouvoir se prononcer sur le fond de la question.
Qu’à cela ne tienne, Swinen promet de transmettre sans transition et incessamment les desiderata du Mlc aux autorités belges, tout en soulignant que la justice de la Cpi doit faire son travail.
En effet, dans cette note diplomatique contenant l'exposé sommaire de leur requête, le Mlc demande l’implication de la Belgique qu’elle accuse d’entretenir un complot ourdi contre leur chef de file. Ainsi donc, le Mlc condamne la célérité avec laquelle la justice belge a exécuté le mandat d’arrêt décerné par la Cour pénale internationale (Cpi).
Revenons sur ce mémo pour dire que le MLC dénonce l’implication des services de renseignements belges dans une procédure judiciaire, mais aussi la justice partisane à double vitesse pratiquée par la Cour Pénale internationale ainsi que la politisation de la procédure judiciaire initiée par le Procureur près la Cour Pénale Internationale.
Selon ce parti politique, ni Ange Félix Patassé, Président de la République Centrafricaine, à l’époque des faits, et qui avait invité les troupes du MLC, ni le chef d’Etat Major de son Armée, encore moins Monsieur Bozize, chef d’Etat Major de I’armée du Président Patassé, d’abord et Chef des rebelles et qui est devenu Président de la République, à la suite d’un coup d’état, n’ont fait l’objet, à ce jour, ni d’une quelconque procédure judiciaire encore moins d’interpellation.
Aussi, le MLC avec force I’innocence de son leader Ie Sénateur JP BEMBA et le fait que le MLC Mouvement Politico-militaire n’avait jamais planifié les viols, Ies vols et autres crimes, ni laissé impunis les éléments indisciplinés de son armée.
Célestin Lutete/SL/MMC
Last edited: 04/06/2008 11:25:53