A travers ses 15 œuvres montées à base de fils et lamelles métalliques ainsi que de quelques objets de récupération, l’artiste a élaboré des formes humaines filiformes.
L’œuvre du sculpteur François Kakusa de Lubumbashi en séjour à Kinshasa, présentée lundi à la Halle de la Gombe, est un cri de révolte contre le « temps perdu », nuit et jour par les Congolais dans des débats stériles et des prières interminables au lieu de travailler pour le développement du pays.
A travers ses 15 œuvres montées à base de fils et lamelles métalliques ainsi que de quelques objets de récupération, l’artiste a élaboré des formes humaines filiformes mesurant plus de 1,80 m avec bras tendus en signe de prière et des faciès (bustes). Ces œuvres laissent dans leur composition un vide.
« Depuis 20 ans, je cours derrière le vide », a dit le sculpteur pour qui le « temps perdu », thème de son exposition correspond au vide qui n’est pas une occasion d’oisiveté, mais plutôt à mettre suffisamment à profit pour l’épanouissement individuel et communautaire. Par ailleurs, il décrit les injustices et les exclusions sociales dues à l’égoïsme des uns et à la cupidité des autres.
L’artiste dénonce également la mégestion de la chose publique et se veut la « Voix des sans voix ». M. François Kakusa, pour rappel, est né en 1961 à Lubumbashi, dans la province du Katanga et compte déjà quelques expositions individuelles et collectives dont celle de Lubumbashi en 2002 et celle de Bruxelles en 2007, lors du Festival Yambi.
(Milor)Acp
Last edited: 04/06/2008 18:57:42