Le Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange a rejoint Kikwit par la route via Kenge. Le Premier ministre, quant à lui, a quitté Bandundu par avion l’après-midi.

La ville de Bandundu, chef-lieu de la province du même nom a accueilli le deuxième conseil des ministres en province. La première réunion du gouvernement en province avait eu lieu à Matadi. Le chef de l’Etat, Joseph Kabila, est arrivé au chef-lieu du Bandundu le jeudi de la semaine dernière. Il était 21h30 lorsque le cortège de Joseph Kabila est arrivé dans la ville après un parcours de 350 kilomètres. Le retard avec lequel Joseph Kabila est arrivé à Bandundu témoigne du très mauvais état de cette route. Et Joseph Kabila avait des informations sur l’état de la route.
Il aurait dû prendre l’avion, mais il a préféré se rendre compte du calvaire des usagers de cette route. Malgré l’heure très avancée, Joseph Kabila a trouvé à l’entrée de la ville une foule nombreuse pour l’accueillir avec chaleur.
Des chants et des sons tam-tam perçaient la nuit pour rendre hommage au chef de l’Etat. Et cette foule en délire avait accompagné le chef de l’Etat jusqu’à sa résidence. Le chef de l’Etat a été rejoint le lendemain par le gros du gouvernement conduit personnellement par le Premier ministre Antoine Gizenga.
Cette partie de la délégation gouvernementale a rejoint Bandundu par avion.
Alan Doss reçu à Bandundu
A Bandundu comme au Palais de la Nation, Joseph Kabila est au Congo. C’est ainsi, que transformé en capitale provisoire de la Rdc, la ville de Bandundu a accueilli Alan Doss, représentant spécial du secrétaire général de l’Onu. Le Britannique est allé rendre visite à Joseph Kabila. Se confiant à la presse, le chef de la Monuc a dit qu’il a abordé avec le chef de l’Etat congolais beaucoup de sujets, notamment de la prochaine visite d’une délégation du Conseil de sécurité de l’Onu à Kinshasa le week-end prochain. Alain Doss et Joseph Kabila ont discuté des problèmes qui pourront être à l’ordre du jour des entretiens avec la délégation du Conseil de Sécurité de l’Onu.
Il nous revient que la délégation du Conseil de sécurité de l’Onu est porteuse de la nouvelle selon laquelle elle sera bientôt engagée à soutenir les efforts de paix et de réconciliation dans certains pays dont la République démocratique du Congo et de la Côte d’Ivoire.
Alan Doss promet de visiter Bandundu
L’occasion faisant le larron, Alan Doss qui a découvert cette province aussi importante que stratégique du Bandundu, a décidé d’en savoir plus. Ainsi, projette-t-il d’organiser une visite de la province dans les jours à venir. Il a saisi l’occasion pour s’entretenir avec le ministre d’Etat en charge de l’Intérieur, Denis Kalume, ainsi qu’avec le chef de l’Administration provinciale, Richard Ndambu. Il a également rencontré le personnel de la Monuc basé dans la province du Bandundu. Alan Doss doit être informé que la présence de la Monuc dans cette province avait été mal accueillie. Il fallait des conciliabules et l’implication personnelle de l’autorité nationale pour qu’un compromis soit trouvé. En effet, la population de cette province ne trouvait pas en quoi lui servirait la Monuc alors qu’elle est pacifiée. La population avait plutôt demandé que tout ce que la Monuc a comme effectif aille à l’Est du pays où les problèmes de sécurité sont réels.
Impliquer le Bandundu dans la sécurité alimentaire
La raison principale de la présence du chef de l’Etat et de tout le gouvernement dans la province du Bandundu, c’est le conseil des ministres. Celui-ci avait eu lieu le vendredi sous la direction du chef de l’Etat. Comme on devrait s’y attendre, en ce moment de la crise alimentaire avec la hausse inconsidérée des prix dans ce domaine, la réunion du Bandundu a été essentiellement agricole. Le gouvernement a décidé d’impliquer la province du Bandundu dans son rôle de grenier du pays. Le gouvernement qui entend faire de la sécurité alimentaire un de ses principaux objectifs, compte énormément sur la province du Bandundu.

Monsieur Bongeli a précisé que le gouvernement précise la mécanisation de l’agriculture dans la province et l’ouverture des voies de dessertes agricoles comme voie par excellence pour combattre la crise alimentaire. Tout ceci dans un tout bref délai.
Après le conseil des ministres, la plupart des ministres ont repris l’avion pour Kinshasa la capitale. Quand au président de la République et le premier ministre, ils sont restés à Bandundu en vue de continuer leur mission à Kikwit où ils sont attendus pour l’inauguration d’un tronçon de la route nationale n° 1 entre Kikwit et Kenge.
On signale que l’avion qui transportait les membres du gouvernement avait connu une crevaison de pneu à l’atterrissage. Il y a eu plus de peur que de mal.
Il va de soi que la population de Bandundu a bien accueilli cette volonté du gouvernement de lui faire jouer son rôle afin de nourrir tout le pays. Le souhait de la population du Bandundu est que cela ne soit pas un vœu pieux. Car, cette population a entendu beaucoup de promesses et elle veut aujourd’hui des actions concrètes. Pour bien jouer le rôle que le gouvernement attend de lui, le Bandundu a besoin d’infrastructures routières, sanitaires et autres. Car, cette province, on ne le dira jamais assez, a été détruite.
D’après Emile Bongeli, ministre de l’Information et Communication et porte-parole du gouvernement, il a été décidé d’impliquer la province du Bandundu dans son rôle de grenier du pays pour éviter la crise alimentaire qui s’annonce.
Que le chef de l’Etat soit à Bandundu entre autres pour inaugurer un tronçon de la route entre nationale n° 1 réhabilité dans le grand silence par une entreprise chinoise, est un signal, une réponse à la demande de la population. Il revient au gouvernement provincial de faire un programme adéquat pour la réhabilitation de certaines routes d’intérêt local. Joseph Kabila a quitté dimanche la ville de Bandundu pour se rendre à Kikwit, capitale économique de la province. Comme au départ, Joseph Kabila a quitté Bandundu tôt le matin au volant de sa jeep.
L’équipe gouvernementale avec à sa tête le Premier ministre Antoine Gizenga a quitté Bandundu dimanche dans l’après-midi. Elle est arrivée dans la ville de Kikwit où Antoine Gizenga arrive plus de 40 ans après. Soit 30 ans d’exil et 18 ans passés à Kinshasa à la fin d’exil en 1992 et une année après avoir été nommé Premier ministre.
(Yes)Joachim Diana G./L’Avenir
Last edited: 02/06/2008 16:15:48