Il ne se passe pas un jour sans que l’on déplore des cas de viol à Kinshasa. Le dernier en date est celui d’un viol collectif perpétré à Kingabwa par une bande de treize garçons sur une mineure de 13 ans.
Il ne se passe pas un jour sans que l’on déplore des cas de viol à Kinshasa. Le dernier en date est celui d’un viol collectif perpétré à Kingabwa par une bande de treize garçons sur une mineure de 13 ans.
La semaine dernière, une jeune tille de 13 ans a été violée au quartier Kingabwa. dans la commune de Limete, par un groupe de treize garçons apparemment drogués.
Selon les informations à notre possession, ces jeunes garçons ne sont pas à leur premier forfait. Ils auraient réussi leur coup grâce à la complicité d’une voisine de la victime.
Une organisation non gouvernementale (ONG) -spécialiste dans la défense des droits de la femme et des enfants - qui a livré cette information, révèle que la voisine incriminée aurait abusé de la courtoisie de son « amie », pour la livrer entre les mains de ces inciviques.
Selon les responsables de cette ONG, tout porte à croire que celle-ci a commandité le coup. « Cette voisine a attendu 17 heures, heure à laquelle je me rends à la boulangerie pour passer la commande, pour me proposer de 1’accompagner chez l’une de ses tantes, vendeuse dans une officine pharmaceutique. Elle m’a rassuré qu’après elle pourrait aussi m’accompagner à la boulangerie », a fait savoir la victime.
Arrivées sur le lieu, a-t-elle ajouté, la soi-disant tante était absente. Sur proposition de cette compagne, nous avons résolu d’attendre dans une terrasse qui se trouvait juste à côté. « C’est alors que je commencerai à constater des mouvements suspects. Des jeunes garçons faisaient des tours inutiles en cet endroit. L’un d’eux a remis un verre de boisson à moitié rempli à cette compagne. Celle-ci me l’a remis à son tour, me demandant de boire. Bête que j’étais, après avoir bu une gorgée de son contenu, j’ai eu des vertiges et quelques temps après, je me suis évanouie….Ils m’ont alors transportée et amenée à un endroit secret, ou ils ont abusé de moi », a-t-elle raconté.
Après leur forfait aux environs de 19 heures, ces violeurs ont résolu d’étaler leur proie dans la rue. Inconsciente, la victime n’a eu la vie sauve que grâce à un bon samaritain qui était de
passage à cet endroit. Alertés, les membres de la famille de la victime ont saisi le poste de police le plus proche, avant de conduire la victime dans un centre médical de la place.
Informée, l’ONG des droits de l’homme a mis des psychologues à la disposition de la fille pour une assistance psychothérapique. « Ce qui est choquant, c’est qu’elle est restée pendant trois jours dans un état d’inconscience. Et elle a des plaies presque partout. Mais pour le moment, sa vie n’est pas en danger, a déclaré un psychologue mis à la disposition de la victime.
Il y a lieu de signaler que deux de ces voyous, y compris la voisine soupçonnée d’être l’ « entremetteuse criminelle » sont déférés devant le parquet général de Matete, pour raisons d’ enquête.
Aux dernières nouvelles, ces derniers auraient avoué les faits qui leur sont reprochés. Les investigations se poursuivent, afin de mettre la main sur les autres membres de la bande. « Nos avocats sont saisis. Toutes les batteries sont mises en marche pour faire la lumière sur ce dossier, a déclaré un responsable de cette ONG..
(Milor)Olivier Kaforo/Le Potentiel
Last edited: 31/05/2008 17:36:34