Cette décision, qui par ailleurs est louable, devrait s’appliquer indistinctement à tous les auteurs des tapages nocturnes et pourquoi pas diurnes, à travers la ville.
Le bourgmestre de Ndjili, Clément Bendebende a procédé, sur ordre du ministre provincial en charge de la population, sécurité et décentralisation, Godard Motemona, à la fermeture de deux bars, « Sénat » et « Cour Suprême », respectivement situés sur les avenues Kimowa et Kisantu, au quartier 1, le 27 mai 2008. Ces buvettes sont réputées pour le monde qu’elles drainent, surtout en week-end.
Dans sa lettre adressée au bourgmestre, datant du 12 mai 2008, le ministre provincial fonde sa mesure sur le grief de diffusion par ces débits de boissons d’une musique excessivement amplifiée et troublant gravement l’ordre public et la quiétude des habitants du quartier. Ce comportement est combattu par la note circulaire du gouvernement provincial du 9/04/2008 relative aux tapages nocturnes et diurnes. Il souligne encore que les conseils et avertissements lancés en dissuasion de ce dérapage n’ont pas rencontré un écho favorable.
Du côté des tenanciers de ces boîtes à musique, on crie à l’arbitraire et à une inversion de procédure. En effet, pour eux, cette sanction est sélective, dans la mesure ou d’autres bars tant à Ndjili que d’ailleurs sont également dans cette situation. Ils pensent que plutôt que de prendre cette mesure dans la précipitation, l’autorité provinciale aurait mieux fait de mettre ses collaborateurs sur cette affaire, notamment la commune, afin de vérifier les faits. Cette décision, qui par ailleurs est louable, devrait s’appliquer indistinctement à tous les auteurs des tapages nocturnes, et pourquoi pas diurnes, à travers la ville. On espère que la série ne fait que commencer.
(Milor)Franck Kabongo/Le Phare
Last edited: 31/05/2008 17:34:58