Le Directeur général de Memnon Archiving service, Michel Merten, a rappelé le contexte historique de collaboration entre son institution et divers services étatiques.
La République démocratique du Congo pourrait être rapidement et totalement coupée d’une grande partie de son histoire. Ses filles et fils risquent d’ignorer une grande partie de son histoire. Ses filles et fils risquent d’ignorer une grande partie de leur mémoire collective et de leur patrimoine historique, culturel politique si rien n’est fait. C’est dans ce contexte que certains experts des services spécialisés du ministère de la Culture ont pris part à la journée de réflexion organisée par Memnon Archiving Services de la Belgique sur les possibilités de « La sauvegarde du patrimoine culturel de la République démocratique du Congo ».
Cette rencontre a eu lieu le vendredi 16 mai à l’Alliance Belgo congolaise dans la commune de la Gombe. Le ministre de 1’Enseignement primaire, secondaire et professionnel, Maker Mwangu, la conseillère du chef de 1’Etat en charge des Affaires socio-culturelles, Chantal Safu, et son homologue en charge des infrastructures, ont pris une part active à cette rencontre. Tout comme les différents responsables des institutions spécialisées du ministère de la Culture et des Arts.
Après une brève introduction de la responsable de la zone Afrique centrale de Memnon, Stella Mandaila, le Directeur général de Memnon Archiving service, Michel Merten, a rappelé le contexte historique de collaboration entre son institution et divers services étatiques.
Tout a commencé en juin 2006 où Memnon a initié l’étude et l’identification des besoins de sauvegarde des archives (sonores, audiovisuelles, photographiques et écrites) faisant partie du patrimoine de la RDC. Plusieurs services publics ont été identifiés et ciblés. Il s’agit entre autres des Archives nationales du Congo (Arnaco), de l’ Institut des musées nationaux (IMNC) et des Bibliothèques nationales,de l’Hôtel de ville à travers les divisions urbaines de la Culture et des Arts, de l’Intérieur, de la Justice et Garde des sceaux, et de la présidence. Sans oublier le ministère de la Communication et Médias à travers la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC I et 2).
A travers le débat qui a suivi, il a été prouvé que nombre d’institutions du pays sont détentrices d’archives les plus diverses (sonores, audiovisuelles, photographiques, cartes géographiques, archives administratives diverses) gérées dans des conditions fort alarmantes pour leur pérennité. Ces institutions ne bénéficient d’aucune subvention capable d’assurer i’entretien et la bonne conservation des archives, qui constituent pourtant la mémoire collective de la Nation. De plus, un manque de culture généralisée de gestion du patrimoine archivistique est observé.
Cette situation n’est pas propre à la RDC seulement, mais elle concerne tous les pays d’Afrique sub-saharienne, a indiqué Michel Mertins. Toutefois, a-t-il reconnu, la tache reste ardue et exige des financements qui ne proviendront pas seulement des institutions congolaises mais aussi de la coopération bilatérale et autres agences spécialisées comme l’Unesco et d’autres entreprises privées. Pour sa part, le directeur général de l’Institut des musées nationaux du Congo, le professeur Ibongo, a salué l’apport de ce partenariat avec Memnon qui porte déjà des fruits avec un groupe de stagiaires qui ont bénéficié d’une formation à l’étranger. Cette formation, a-t- il dit, permettra d’aider cette institution à sauvegarder son patrimoine estimé a plus de 45.000 objets suivant de nouvelles technologies.
Godefroid Ngamis/Le Potentiel
Last edited: 29/05/2008 17:46:05