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Bonjour | 03/12/2008 23:52 | English Make DC Home page | RSS feed

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Le gouvernement congolais s’est réuni à Kisangani avec les délégués des réfugiés rwandais FDLR dans le but de les sensibiliser sur leur retour au Rwanda. Les concernés ont exigé comme préalable à ce retour l’organisation d’un dialogue politique inter-rwandais. Une rencontre a été organisée à Ki­sangani, chef-lieu de la province Orientale avec les délégués des Fdlr. Au menu de cette ren­contre, le rapatriement des rebelles hutu rwan­dais dans leur pays.

Cette rencontre entre dans le cadre du proto­cole de Nairobi dans  lequel le gouvernement congolais s’était en­gagé à sensibiliser les Fdlr en vue d’un rapa­triement volontaire. Pour sa part, le gouvernement rwandais devrait fournir la liste des éléments considé­rés comme ayant pris effectivement part au génocide.

A ce sujet, l’on se souviendra que le Rwanda avait dressé et soumis une liste de plus de six mille per­sonnes, soit près de la moitié des effectifs supposés de ces re­belles hutu rwandais ayant trouvé refuge à l’Est de la Rdc.

Le protocole de Nairobi préconisant le rapatriement Volontaire, il laissait le choix aux rebel­les rwandais de rentrer ou de res­ter en dehors du territoire rwandais. Ceux qui accepteraient de rester sur le sol congolais devraient être désarmés et éloi­gnés de la fron­tière ou on en­core on devra leur trouver une autre terre d’asile.

Des avancées significatives

Pour reve­nir à la réunion de Kisangani qui n’est pas la première du genre, il nous revient quelle s’est termi­née sur une note de satis­faction. Les Fdlr ont ac­cepté de rentrer dans leur pays conformément au pro­tocole de Naïrobi.

Pour les membres du gouvernement congolais qui ont pris part à cette ren­contre, à savoir, Denis Kalume, ministre d’Etat en charge de l’Intérieur, Chikez Diemu, ministre de la Défense et Ancien combat­tants et Emile Bongeli, mi­nistre de la Presse et de la Communication, cette ren­contre de Kisangani est une avancée significative. Chikez Diemu a particuliè­rement refusé de parler d’espoir ou non dans la me-sure où les rebelles hutu rwandais n’ont pas de choix. Ils sont obligés de se con­former au protocole de Nai­robi. Le rapatriement n’est qu’une étape. Ceux qui ne s’y conformeront pas seront confrontés aux étapes suivantes, dont le rapide­ment forcé.

Une question récurrente

Depuis que les Fdlr sont sur  le territoire congolais en 1996, plusieurs tentatives de rapatriement ont été menées sans succès la première tentative est celle du gouvernement Kengo wa Dondo. A cette époque, le gouvernement congolais, zaïrois à l’épo­que, avait demandé de rapatrier les réfugiés hutus ou de les éloigner de la fron­tière Cette dernière option avait été retenue. Il fallait que la communauté internatio­nale mette les moyens de cette localisation des camps de ces réfugiés. Mais cela est demeuré au niveau de vœu pieux. Il avait fallu que commence la guerre de libération, que les troupes rwandaises mettent en application leur agenda caché, pour que la communauté internationale se souvienne de ces réfu­giés rwandais.

Depuis ce temps, le rapatriement des Fdlr est devenu un problème. Un vrai problème de sécurité pour la Rdc. Le gouverne­ment rwandais a lancé ses troupes en 1998 au Congo sous prétexte de protéger ses frontières menacées par la présence de ces re­belles hutu rwandais.

La communauté in­ternationale a prêté une oreille très attentive aux prétentions rwandaises. Ainsi donc, le combat de Ki­gali a été légitimé. La Rdc a été obligée de dialoguer avec les marionnettes des agresseurs. Kinshasa a fait la paix avec ses rebelles, mais le problème des Fdlr est resté entier.

La Rdc en est encore une fois victime. Laurent Nkundabatware a lancé la guerre contre la Rdc sous-prétexte de traquer les Fdlr. La communauté internationale lui prête encore une fois une oreille attentive. Ainsi, Nkundabatware n’est pas considéré comme n’importe quel autre hors la loi au re­gard des équipes de repor­tage qui se bousculent dans son fief que la communauté internationale lui reconnaît. Non seulement la Rdc à tra­vers la Conférence de Goma a été obligée de pren­dre langue avec Nkundabatware, de l’amnis­tier, mais aussi de faire de son fief de Mushake un no man’s land et pour les auto­rités du pays et les forces ar­mées congolaises.

Nairobi, pourquoi pas Rome ?

C’est dans ce cadre que se tient la rencontre de Kisangani. Les Fdlr accep­tent de rentrer, mais se de­mandent pourquoi n’appli­que-t-on pas le protocole de Rome qui est antérieur à celui de Nairobi ?

En effet, à Rome, de­mande avait été expressé­ment faite au Rwanda d’or­ganiser des pourparlers po­litiques avec ses rebelles afin d’aboutir à un cadre politique de coexistence paci­fique. Tel n’est pas le cas dans protocole de Nairobi où les Fdlr n’ont pas eu la parole.

Le Protocole de Nairobi lui estime que les Fdlr n’ont d’autre droit que celui de se laisser rapatrier. Au moment où la partie congolaise voit des avancées si­gnificatives, les Fdlr elles, dans un « oui mais... » ha­bituel, pensent qu’il leur faut un cadre de dialogue avec gouvernement rwandais. Leur souhait était que la communauté internationale insiste sur cette exigence.

La communauté in­ternationale, plus à l’écoute de Kigali que des Fdlr pré­sentée comme des forces négatives ne prend pas en compte la revendication des Fdlr sur des négociations politiques inter rwandaises. Les Fdlr vont-elles revoir leurs ambitions à la baisse? Il nous revient que plus de huit cents éléments Fdlr ont déjà été rapatriés. La série, estime-t-on, va se poursuivre. Encore une fois, ce n’est pas pour la pre­mière fois que tels espoirs soient miroités, mais chaque fois, le problème est resté entier. Cette fois, l’impres­sion qui se de gage c’est qu’on n’est pas sorti de l’auberge. Les Fdlr en po­sant le dialogue inter rwandais comme préalable, liant la Rdc dont le tort aurait été de leur accorder l’hospitalité. Cette fois, plutôt que de faire oreille attentive à cette revendication et même de se faire le porte-voix des Fdlr dans cette lutte, le gou­vernement congolais ne doit avoir qu’un mot, de­mander aux Fdlr d’aller exi­ger le dialogue dans leur pays. Il est temps que la Rdc cesse de souffrir des maux de ses voisins.

(Milor)

JDG/L’Avenir

Last edited: 28/05/2008 17:44:52

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