La structure Commission permanente des frontières créée en 2007 pour la gestion des frontières et le contrôle des ressources naturelles du pays a tenu sa première réunion mardi sous la direction de l’autorité de tutelle, le ministre d’Etat à l’Intérieur, Décentralisation et Sécurité.

Le ministre d’état en charge de l’Intérieur, Sécurité et décentralisation, Denis Kalume Numbi, a présidé, mardi 27 mai dans la salle de réunion de son ministère, la première séance de travail avec le conseil de la commission permanente des frontières.
A cette occasion, le ministre d’Etat en charge de l’Intérieur, Sécurité et Décentralisation a rappelé l’importance de cette structure mise en place par ordonnance présidentielle du 24 août 2007 et son rôle incontournable dans la gestion des frontières et le contrôle des ressources naturelles en République démocratique du Congo.
Le secrétariat permanent, organe de gestion, chargé de la mise en place de différents organes, dirigé depuis janvier 2008 par le Général Adolphe Tshikudi Bakajika, avait la tâche d’organiser le fonctionnement et la gestion, tandis que le Conseil est pour sa part un organe de supervision. Avec 9.000 Km de frontières avec ses voisins, la commission va aider à examiner et, à résoudre des problèmes de différentes frontières fluviale, terrestre et de la côte de l’embouchure du fleuve Congo.
Cette commission va formuler des propositions au gouvernement sur toutes les questions qui vont se rapporter à la conception, à la coordination et à la mise en œuvre de la politique nationale des frontières.
Il s’agit notamment de la création des mécanismes et programmes... susceptibles de prévenir les conflits frontaliers et de mouvoir la coopération transfrontalière en vue d’assurer le développement et la sécurité des zones frontalières.
Elle va assurer, en liaison avec les ministères et les services concernés, toutes études, toutes actions de suivi et de sensibilisation relatives à la définition, à l’efficacité, à la stabilité et à la valorisation des frontières nationales.
Cette commission a aussi pour mission de dresser à l’intention du gouvernement congolais un rapport trimestriel sur l’état des frontières congolaises, attirer l’attention des responsables politiques et administratifs sur les démarcations inachevés et autres tracés irréguliers (terrestres et maritimes) susceptibles d’engendrer des problèmes des frontières, et assurer l’entretien de celles déjà démarquées. Elle va aussi préparer les dossiers techniques en vue du règlement diplomatique, arbitral ou judiciaire, de tout différend frontalier opposant la République démocratique du Congo à un autre Etat, et en assurer le suivi (...)
La réunion de mardi était axée sur le complément juridique dont la commission a besoin pour être véritablement opérationnel. La commission permanente des frontières, indique le Général Adolphe Tshikudi, est appelée a gérer tous les problèmes frontaliers et à mettre en place la délimitation des frontières. Livrant ses impressions à la presse, l’Adg de l’Office des douanes et accises, Déogratias Rugwiza a relevé que la création de cette commission tombait à pic car pour notre pays, il fallait avoir un organe chargé de gérer les problèmes frontaliers.
Pour lui, l’Ofida, dans la mesure où c’est un office qui œuvre aux frontières, la sécurité aux postes frontaliers l’intéresse.
La collaboration devra être renforcée entre l’Ofida et la commission.
Au fait, le Conseil comme organe de supervision est composé des membres occasionnels et des membres permanents notamment le président, le ministre de l’Intérieur, le secrétaire permanent, un délégué du cabinet du président de la République et du Premier ministre.
(Milor)Stéphane Salikoko/L’Avenir
Last edited: 29/05/2008 10:04:48