Au moins une quinzaine de musiciens seulement ont participé dimanche au culte d’action de grâces organisé en mémoire de leur président Charles Mombaya.

L’Association des musiciens chrétiens du Congo (Amcc) a organisé dimanche, au siège de l’église « Le Chemin » du pasteur Zaza, située au numéro 6 de l’Avenue Tshikapa dans la commune de Kasa Vubu, un culte d’action de grâces en mémoire de son président Charles Mombaya décédé le 20 mai 2007. Cette prière s’est déroulée en présence de 3 filles du défunt. Philcha Mombaya, Niclette Mombaya, Laetitia Mombaya étaient sur le lieu du culte. Au regard du nombre de participants à cette célébration, on peut affirmer que les musiciens chrétiens ont choisi de placer dans les oubliettes le nom de celui qui fut à la fois le père fondateur et le président de cette structure. Charles Mombaya qui tant contribué au « désenclavement » de la musique chrétienne congolaise a été de quelque chose, de près ou de loin pour la formation de plusieurs d’entre eux.
De même que plusieurs d’entre eux ont bénéficié de son expertise, conseils ou encore des infrastructures (le studio notamment) qu’il a mises à leur disposition. Voilà pourquoi, d’aucuns parlent de l’ingratitude des uns et des autres à l’égard du défunt.
Il s’agit d’une preuve de la grande division qui caractérise les monde de musiciens chrétiens congolais, ceux –là mêmes qui en ce qui concerne la cohésion, sont censés servir d’exemple à leur frère et sœurs qui pratiquent la musique dite « temporelle » ou mondaine.
Il n y a pas que les musiciens chrétiens. En effet même les pasteurs et fidèles des églises chrétiennes qui ont été bénis ou qui continuent à être bénis par l’œuvre de frère Charles ont brillé de leur absence ce culte. Pas plus de 60 personnes au total. Parmi elles à peine une quinzaine de musiciens pour plus de 5.000 (ou plus) que compte la seule ville de Kinshasa, membres ou non de l’Amcc. C’est le cas du groupe The Kunda Sisters, les sœurs Lina Ngoya, Feza Shamanba et Hyacinthe, les frères Aimé Bolanga,Felly Mayau. « Plusieurs invitations ont pourtant été lancées à Kinshasa », nous a confié, inconsolable Jean Yangalala Bebi, le Secrétaire général de l’Amcc.
Dans son de circonstance que nous présentons ici in extenso, il a présent le défunt comme le rassembleur, le frère aimant au service des autres. Dans son exhortation basée sur le livre des Éphésiens au chapitre 1, 15, le pasteur Katshiz a prêché sur le thème « Le bannissement de la gloire ». Évoquant les causes du bannissement de la gloire de Dieu, il cité tour à tour le pêché, la négligence, le refus de l’excellence et l’orgueil.
Tous ont pêché et ont perdu la gloire de Dieu, a dit le prédicateur qui, définissant d’abord le mot gloire a cité le dictionnaire Larousse en disant : « c’est la renommée éclatante ». Beaucoup de gens ont abusé de la confiance que Dieu leur a donné en commettant le péché, par exemple à cause de la négligence. Un artiste qui néglige sa voix, son album bref ses œuvres bannit la gloire de Dieu. Voilà pourquoi, a-t-il poursuivi, nous avons des albums à succès et des albums sans succès. Ainsi au sujet de la négligence, il a convié les participants à la lecture du livre de Jérémie qui dit « Maudit soit celui qui fait l’œuvre de Dieu avec négligence ».
Parlant du refus de l’excellence, il a donné l’exemple des personnes qui refusent les conseils. C’est ce qui explique que les œuvres de certains artistes puissent être superficiels, a-t-il dit. « Si tu es artificiel, Dieu peut aussi agir superficiellement dans tes œuvres, a conseillé le pasteur Katshiz. S’agissant de l’orgueil, il a recouru à plusieurs passages de la Bible qui parlent de ce fléau. C’est le cas de celles qui disent « l’orgueil précède la gloire» et « Dieu résiste aux orgueilleux et fait grâce aux humbles ».
Charles Mombaya, a-t-il salué, était un homme de rigueur. Il aimait l’excellence et haïssait le péché. C’est pourquoi à sa mort des rois (l’épouse du chef de l’Etat dépêchée par ce dernier), le généraux et même les musiciens dits « profanes » sont venus s’incliner devant sa dépouille mortelle.
Après la prédication, des offrandes spéciales ont été organisées pour soutenir les orphelines de Charles Mombaya qu’on peut atteindre au téléphone à la demande des organisateurs pour un éventuel soutien. Il s’agit de 089895060( pour Laetitia), 0811781940 (Pour Niclette), (pour Philcha 0816163293). Après la quête, les participants ont été conviés à suivre une sérié des témoignages sur le défunt et à auditionner le cantique « Eyano », l’une des compositeurs de Charles Mombaya interprétées par l’ensemble des musiciens présents sur les lieux.
Avant ce l’Amcc a oragnisé d’autres activités pour rendre homme à Charles Mombaya. Le 20 mai 2008, jour d’anniversaire de sa mort une vingtaine de musiciens chrétiens se sont rendu au cimetière de Kinkole pour le dépôt de gerbes de fleurs. La liturgie a été dirigée par le Docteur Santu, musicien chrétien, membre de l'AMCC. Tandis que le frère Jean Yangalala Beby le Sg de l'AMCC a conduit sa délégation en l’absence de son président ai le Pasteur Mushaba.
Mot de circonstance à l’occasion de l’an un de la mort de feu Charles Mombaya prononcé par Jean Yangalala Beby, secrétaire général l’Amcc.
Chers Frères et Sœurs en Christ, Un an, c’est vite passé ! Paix à l’âme de Charles MOMBAYA ! La mort, pour ceux qui meurent dans la grâce du Christ, est une participation à la mort du Seigneur, pour pouvoir également avoir part à sa résurrection.

L’Association des Musiciens Chrétiens du Congo, A.M.C.C. en sigle loue le Seigneur de l’opportunité qu’Il nous accorde ce jour de pouvoir nous souvenir de Feu Charles Mombaya à travers ce culte d’action des grâces. Certes, un an après sa disparition, nous avons encore des douleurs dans nos cœurs puisque qu’il nous manque.
C’est le Seigneur seul qui peut nous aider dans ses blessures. Un an après nous pouvons encore pleurer Charles Mombaya mais pas comme des gens sans espoir car en Dieu nous avons la vie même si nous sommes morts (Jean 11 :25-26).
L’essentiel c’est de savoir si nous sommes dans le Seigneur et de pouvoir compter nos jours (PS. 90 : 12) car nous finirons un jour par quitter ce monde.
Certes, Charles Mombaya est mort mais pleine d’énergie et de vigueur, sa voix continuera encore longtemps, très longtemps, à retentir dans nos oreilles et nous édifier à travers son riche héritage constitué des centaines de chants qu’il a composés et /ou interprétés et qu'il lègue désormais aux générations futures.
Quoi dire surtout de très concret au sujet de Charles Mombaya ? Sinon de rappeler essentiellement que « qui dit Mombaya dit Musique ; car Mombaya égale MUSIQUE ». Nous assumons, à cet effet, que sa musique vaut plus que des longs et grands discours que nous pourrions élaborer pour le décrire.
Les oeuvres qu'il a réalisées ont traversé les frontières nationales et, sommes-nous persuadés, vont encore résister à l’usure du temps. À travers les cinq continents, le peuple de Dieu, de toute nation, de toute tribu et de toute langue, continuera à en être béni.
D’aucuns ignorent que la musique de Mombaya a annoncé Jésus-Christ. La musique de Mombaya a nourri. La musique de Mombaya a parlé aux Congolais, aux Africains, aux Européens, aux Asiatiques, aux Nord américains, etc. La musique de Mombaya a éduqué les masses. La musique de Mombaya a conseillé. La musique de Mombaya a consolé les cœurs attristés. La musique de Mombaya a inspiré. La musique de Mombaya a créé de l’emploi. La musique de Mombaya a diverti.
Par ailleurs, véritable pionnier de la musique chrétienne congolaise au savoir-faire éprouvé et exceptionnel, Mombaya restera une figure emblématique dont l’apport fut indéniable dans la naissance d’une nouvelle génération d’artistes musiciens chrétiens congolais qui savent mélanger plusieurs genres et courants musicaux.
En effet, comme musiciens chrétiens congolais, nous garderons de Charles Mombaya les souvenirs d’un homme qui recherchait toujours l’excellence dans la réalisation de son travail artistique. Il savait bien allier foi, excellence, art et humilité.
Oui, Charles s’est toujours distingué par sa rigueur. Toutefois, au-delà de sa rigueur et son intransigeance dans le travail, le Frère Charles Mombaya fut aussi un homme très généreux, très compatissant, serviable et doté d’une écoute active à l’égard de ses interlocuteurs.
De plus, nous garderons de Charles Mombaya l’image d’un rassembleur, d’un frère aimant et bien-aimé de tous les musiciens chrétiens. Sage conseiller et père spirituel.
Mombaya a eu l’audace de réunir sous le même toit divers courants théologiques et doctrinaux qui toujours été à la base des divisions du Corps de Christ. Cette audace s’est concrétisée par la mise sur pied de l’Association des Musiciens Chrétiens du Congo, A.M.C.C. en sigle dont il fut le Fondateur et le Président jusqu’au dimanche 20 mai 2007.
Chers Frères et Sœurs en Christ,
Mombaya fut une étoile qui, malheureusement, depuis le dimanche 20 mai 2007, a choisi d’aller briller ailleurs, sur une nouvelle planète, avec une nouvelle intensité plus éclatante ; et pour l’éternité, auprès de Celui qui en constituait la source de luminosité.
La Bible dit : « Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la Parole de Dieu ; considérez l'issue de leur vie (l'aboutissement de leur conduite) et imitez leur foi! » (Hébreux. 13: 7).
«Heureux les morts qui meurent dans le Seigneur ; dès maintenant - oui, dit l'Esprit - qu'ils se reposent de leurs fatigues, car leurs œuvres les accompagnent» (Apocalypse 14: 13).
Que son âme repose en paix. Merci.
Boni Tsala /MMC
Last edited: 27/05/2008 11:05:14