Le siège de la Fao à Rome avait demandé au gouvernement congolais, par l’entremise de son ministère de l’Agriculture, d’initier une action de requête des intrants agricoles d’une valeur de 23 millions de dollars américains.

Dans le souci de relancer le secteur agricole en République démocratique du Congo, le gouvernement de la République issu des élections, par le truchement de son ministre d’Etat en charge de l’Agriculture, pêche et Elevage, François Joseph Mobutu Nzanga, avait lancé l’invitation à l’organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (Fao) pour que cette dernière soit non seulement son partenaire dans le but de relancer la production agricole dans l’optique d’améliorer l’offre locale et d’exporter des excédants, mais aussi et surtout de réfléchir sur la stratégie qu’il faudra mettre en place afin de lutter contre la flambée des prix des denrées alimentaires.
C’est dans le cadre de ce partenariat que le siège de la Fao à Rome avait demandé au gouvernement congolais, par l’entremise de son ministère de l’agriculture, d’initier une action de requête des intrants agricoles d’une valeur de 23 millions de dollars américains. Ces intrants dont les paysans congolais bénéficieront de l’appui de la Fao, leur permettront de surmonter dans une certaine mesure les difficultés liées à la crise alimentaire mondiale qui pointe à l’horizon.
Dans sa volonté de répondre rapidement à cette grande préoccupation d’intérêt national, le directeur de cabinet, Guy Nsimba a, en l’absence du titulaire de son ministre en mission de service en dehors du pays, fait une requête dans sa note N/Réf:0836/CAB/ MINETAT/AGRIDER/2008 du 14 mai dernier à la Fao, faisant état d’acquisition d’intrants pour intervenir dans le secteur agricole en Rdc.
C’est pour cette raison que le bureau de la représentation de la Fao en République démocratique du Congo était satisfait de la réaction rapide à cette initiative de la part du gouvernement du Congo Kinshasa qui a transmis sa correspondance dans le délai prescrit.
Selon la Fao, I’initiative d’adresser cette requête au bureau de sa représentation en République démocratique du Congo pour aider les paysans congolais à faire face aux différentes difficultés liées à la crise alimentaire mondiale est venue d’elle-même. Cette initiative, soutient-elle, n’est pas venue du ministère de I’Agriculture, moins encore du directeur de cabinet dudit ministère.
En outre, elle note qu’en sus de la lettre susmentionnée, le bureau de la représentation de I’Organisation des Nations Unies pour I’Alimentation et l’Agriculture (Fao) en République démocratique du Congo a déjà reçu d’autres lettres signées par Ie directeur de cabinet du ministère de I’Agriculture et du Développement rural en l’absence de son titulaire en mission officiel en dehors du pays. Ces lettres n’avaient I’objet d’aucune controverse.
Contrairement, à certaines mauvaises humeurs, le bureau de la représentation de l’Organisation des Nations Unies pour I’Alimentation et l’Agriculture (Fao) en République démocratique du Congo n’a jamais été ni dans I’embarras et moins indigne de I’acte positif posé par le directeur du cabinet du ministre d’Etat chargé de I’Agriculture et du Développement rural.
S.S./L’Avenir
Last edited: 26/05/2008 16:58:53