D’aucuns n’ignorent qu’en l’espace d’une année, les prix des produits pétroliers vien­nent de subir plus de quatre changements ! A chaque mouvement, la spéculation prend de l’ampleur et gagne tous les secteurs de la vie socio-économique.

Il s’ensuit la flambée des prix qui frappe sérieusement les ménages, vulnérabilise ainsi la population. Cette hausse qui a pris effet de­puis hier à minuit, survient après les mauvais moments que les « Kadhafi » ont traversés récemment à Kisangani. La capitale de la Province Orientale vient de connaître la surchauffe des prix du carburant. Les autorités ont mis en cause les « Kadhafi ».

Alors que le litre d’essence est encore à 781 FC; ils le revendaient entre 1500 et 2500 FC. A la lumière des augmenta­tions actuelles, les  « Kadhafi » ont peut-être vu juste en anticipant. Loin de se terminer, les hausses de cette nuit ne font que relancer la spécula­tion.

Les augmentations ainsi opérées se présentent comme suit :

Zone Ouest
Essence : 790 FC ; Gasoil : 785 FC ; Pétrole : 760 FC

Zone Est
Essence : 870 FC ; Gasoil : 860 FC ; Pétrole : 850 FC

Zone Sud
Essence : 850 FC ; Gasoil : 940 FC ; Pétrole : 920 FC

Ces chiffres préfigurent déjà la situation dans laquelle les ménages congolais. Il faut craindre cette hausse ajoutée aux autres ingrédients n’aug­mentent la grogne latente et ne ramènent la surchauffe de la rue comme le pays l’a connu il y a quelques mois.

Courant depuis plusieurs années derrière le fameux point d’achève­ment PPTE, le Gouvernement voit s’ouvrir un autre front qui va alimenter le spectre de la vie chère. D’autres pays ont eu à en subir dernièrement les conséquences. Seul conseil, an­ticiper sur les événements sans atten­dre qu’ils arrivent. Ailleurs, les dir­igeants prennent des dispositions con­servatoires pour éviter la déflagration.

(Ern.)

Noël Rachidi/La Réference Plus