Le programme Amani progresse, laisse-t-on entendre. Les cinq chantiers vont bientôt entrer en activité. L’année prochaine sera marquée par l’organisation des élections locales pour parachever le processus électoral. Mais entre-temps, où en est-on avec les réformes prioritaires, plus particulièrement celle de l’Armée, de la Police et des Services de renseignements pour sous-tendre toutes ces actions ?

La question mérite d’être posée à mi-chemin de cette législature. Surtout que le temps ne joue plus en faveur de la République démocratique du Congo, toujours au centre des grands enjeux divergents tant au plan régional que mondial.
La question de sécurité à toujours soulevé un débat houleux depuis la signature des Accords de Pretoria et Sun City. Parmi les objectifs assignés et la transition, il était également souligné l’accélération de la mise en place d’une « armée nationale et intégrée.
Malheureusement, trois ans durant, l’on a tourné autour du pot pour des agendas cachés. Méfiants, les ex-belligérants ont préféré garder leur puissance de feu pour faire chaque fois monter les enchères dans l’intention certaine d’obtenir une victoire militaire en vue de s’emparer du pouvoir. Sinon, on ne comprendrait pas les raisons profondes des » combats de Kinshasa entre la Garde rapprochée de jean- pierre Bemba et les FARDC » . Que dire aussi de toutes ces milices en Ituri. Ces groupes armés au Nord-Kivu et la guerre qui s’en est suivie dans cette dernière province ? Comment expliquer cette impuissance à neutraliser les FDLR ?
Au terme de la Conférence de Goma, cette question liée à la réforme de l’armée s’est posée avec acuité. Les partenaires extérieurs ont saisi l’opportunité d’un retour de la paix pour interpeller le gouvernement afin qu’il accorde le bénéfice de l’urgence à la réforme de l’Armée, de la Police et des Services de renseignements.
Ils n’ont pas hésité à affirmer leur disponibilité, celle des organisations internationales, pour accompagner le gouvernement congolais dans sa volonté d’élaborer une « vraie stratégie de sécurité nationale. Ce qui doit se traduire par l’existence d’une armée véritablement nationale, apolitique, professionnelle et dissuasive. Pour eux, cette réforme de l’armée devient la priorité des priorités. Au sens exact du terme.
(Milor)Le Potentiel
Last edited: 24/05/2008 12:05:19