Le juge belge n’apporte aucune preuve de ces accusations. Les experts jugent ces accusations d’infondées parce que à l’époque donnée, la Bcc était régulièrement auditée et un ancien Gouverneur de la Banque nationale de Belgique y était consultant.

Après avoir cherché la peau de tout un gouvernement, la Belgique met cette fois la Banque centrale du Congo et son gouverneur dans son collimateur. Pour ce faire, le juge belge, Michel Claise exhume l’affaire dite de blanchiment d’argent. Hier, c’est une banque belge, la belgolaise qui était accusée.
Quatre ans après, le même juge pense avoir trouvé des pistes pour impliquer la Banque centrale congolaise. Si mettre à nu une opération de blanchiment d’argent est une bonne chose, le juge belge ne dit pas comment la Banque centrale congolaise aurait pu réussir cette opération. L’intention de rapprocher cette affaire des dirigeants congolais apparaît clairement dans les allusions faites sur les personnes supposées impliquées dans cette affaire. C’est ainsi. qu’impliquer, l’ancien Pad de la Miba en tant que tel, paraît ne pas avoir l’effet recherché. Ainsi lui colle-t-on l’étiquette d’ancien « président » du Pprd. Tout le monde sait pourtant que Jean Charles Okoto, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’a jamais été secrétaire général du Pprd.
Ce parti aurait des décennies d’existence, on se perdrait dans la généalogie de ses secrétaires généraux. On retient que dès sa création, le Pprd avait été dirigé par Chikez Diemu actuel ministre de la Défense et Anciens combattants. Il a été succédé à ce poste par Vital Kamerhe, actuel président de l’Assemblée nationale. Pendant une courte transition, l’intérim de Vital Kamerhe avait été assuré par Maker Mwangu, actuel ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel. Aujourd’hui, depuis quelques mois, ce parti est dirigé par le professeur Evariste Boshab, député national, élu de Mweka dans le Kasaï Occidental.
Il est vrai que Jean Charles Okoto est un des cadres du Pprd, mais n’a jamais assumé les fonctions qu’on lui attribue. Lorsqu’on parle du gouverneur de la Banque centrale, on ajoute à cette qualité officielle l’étiquette de Katangais. On ne peut pas dire le souci majeur dans l’exhumation de cette affaire serait celui d’apporter la lumière sur le dossier. Il en est de même lorsqu’on parle du Pprd, on parle du parti présidentiel comme si, citer la dénomination de ce parti bien connu au Congo, ne ferait pas l’effet attendu. Lorsqu’on s’exprime en français, telle qualification mérite des précisions, surtout lorsqu’on sait que Joseph Kabila a été candidat aux dernières présidentielle comme candidat indépendant.
(Milor)
L’avenir
Last edited: 22/05/2008 15:12:31