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Bonjour | 07/10/2008 1:34 | English Make DC Home page | RSS feed

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Le ministre belge des Affaires étrangères est en Chine pour présenter ses condoléances les plus attristées aux victimes du séisme. Des sources ont confié à la Prospérité que De Gucht a aussi la mission de remonter la filière chinoise suivie par les experts et politiciens congolais jusqu’à la signature de l’accord des milliards de dollars. Karel De Gucht voudrait pousser les Chinois à renoncer à cet accord. Il aura des entretiens avec les responsables de la CDB, Exim Bank, CREC et Sino-Congo.

Après le séisme qui a frappé la Chine avec ses dizaines de milliers de morts, la Communauté internationale multiplie les signes de compassion envers les Chinois. L’aide internationale s’organise, les personnalités effectuent le déplacement de Pékin pour présenter les condoléances les plus attristées aux autorités et au peuple chinois.

Le ministre belge des Affaires Etrangères, Karel De Gucht, est en Chine depuis deux jours. Il n’y est pas allé les mains vides. La Belgique va construire quelque 2000 tentes devant abriter les rescapés du tremblement de terre. En marge de cette action humanitaire, il a été dit que Karel De Gucht remonterait la filière chinoise, la même qu’avaient suivie les négociants congolais jusqu’à la signature d’un contrat d’une dizaine de milliards de Usd. C’est ainsi que l’on a appris que le chef de la diplomatie belge devait avoir des entretiens avec les dirigeants de deux entreprises (CREC et Sino-Congo) qui ont signé les contrats.

De Gucht va aussi rencontrer les responsables de deux grandes banques chinoises (CDB et Exim Bank) ayant consenti les fonds. Pourquoi ? La Belgique serait-elle intéressée par le fameux partenariat dit gagnant-gagnant ? Aurait-elle besoin de milliards chinois ? Il n’est pas contraire à la vérité  répondait par la négative. Les Belges veulent tout savoir des contrats sino-congolais. Il faut à tout prix percer le mythe, avoir des précisions sur les procédures de remboursement de fonds engagés. Pourquoi De Gucht se donne-t-il autant de peine ? Comme objectif cardinal, le ministre belge tenterait d’amener les Chinois à renoncer à l’accord. Un achoppement que nombreux ont difficile à s’expliquer. Mais, De Gucht, lui, agit sur base d’un plan.

Il y a peu, il a été à Kinshasa avec deux de ses collègues. Certains officiers congolais, sous le signe de l’anonymat, ont avoué que la délégation belge avait, entre autres, pour mission souterraine de pousser le Gouvernement de Kinshasa à renoncer aux contrats chinois. Peu de temps avant, c’était le tour des Institutions de la Banque Mondiale et du FMI de fustiger ces contrats. Les légats des institutions de Bretton Wood dénonçaient ce qu’ils appelaient un troc à ne jamais soutenir ni défendre.

Derrière eux,  le FMI et la BM donnaient l’instruction que les contrats chinois soient discutés à l’Assemblée nationale. Ils comptaient certainement, pour bloquer la machine, sur leurs agents disséminés à la fois dans l’opposition et au sein de la majorité. Même si l’argument évoqué était que le peuple devait absolument être informé.  Les députés ont vidé l’affaire. Ce faisant, ils ont réussi  à déjouer momentanément le piège. Pour De Gucht, ce n’était qu’une partie remise. Il a décidé d’aller en Chine, question de frapper en amont. Quelle sera la prochaine étape, sachant bien que les Chinois ne sont du genre à courber l’échine quand on leur fait du chantage ? Lors d’une réception, en début d’année, l’Ambassadeur de Chine à Kinshasa promettait de répondre au coup par coup. Sûr de lui, l’Ambassadeur bombait son torse disant n’avoir peur de personne.  Ce qui est vrai. Car, malgré les pressions de tout genre,  la Chine a fait parvenir à destination, à Harare, la cargaison d’armes. A combien plus forte raison la Chine renoncerait-elle à un contrat qui permettrait à ses firmes d’engranger des milliards Usd ? Pas la peine de leurrer.

Et les Congolais, n’ont-ils rien à craindre ? Très bonne question. Dans des officines, on ne finit pas d’avancer que les ennemis du peuple n’hésiteront pas à passer à l’extrême. C’est-à-dire, créer l’insécurité dans des zones où sont prévus de grands travaux. Pour justifier toute relance des hostilités, on ne manquera pas de chercher à la loupe les faiblesses dans l’application de l’Accord de Nairobi ou les difficultés de mise en œuvre du Programme Amani. Dans ces conditions, Joseph Kabila n’aura pas le moindre temps de réaliser ses chantiers. Les voies de desserte agricole seront bouchées, la bouffe deviendra inaccessible et ce sera réparti de plus bel. Que chacun imagine la hauteur du désastre électoral à venir pour la coalition au pouvoir!

(Ern.)

La Prospérité

Last edited: 24/05/2008 12:02:27

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