Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 30/08/2008 4:43 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
Scandale et indignation des députés à l’Assemblée nationale : les cas révélés dans le rapport de la commission parlementaire d’enquête sur la spoliation des terrains et maisons de l’Etat mettent plus en cause des dignitaires et responsables publics à plusieurs niveaux. L’annonce lundi par le Président du bu­reau de l’Assemblée Na­tionale, de l’opération de traque des spoliateurs des bâtiments publics, surtout ceux se préva­lant de toute qualité de dignitaires du pays, a jeté l’émoi dans les range des caciques de la Transition et de la 3ème République. A travers la ville haute, la tremblote commence à gagner tous ceux qui croyaient ne plus jamais être inquié­tée parce que détenteurs des certificats d’enregis­trement couvrant toutes turpitudes foncières et immobilières.

En effet, alors que l’Etat congolais, devenu zaïrois entre 1971 et 1997 avant de redevenir congo­lais depuis mai 1997, disposait d’un impressionnant patrimoine foncier et immobilier à Kinshasa comme en provinces, il ne lui reste plus grand-chose aujourd’hui. Terrains comme bâtiments publics, déclarés à la pelle « biens sans maîtres » par la magie des décisions ju­diciaires acquises à coups d’argent ou d’injonctions, sont allés garnir les parcs fonciers et immobiliers des conseillers à la Présidence de la République ou à la Primature, des ministres, des officiers supérieurs de l’armée, de hauts magis­trats, des gouverneurs de provinces ou des amis et membres de familles de la « Nomenkiatura » congo­laise.

A Ngaliema, à Kin­tambo, à Limete comme à Gombe, pour ne citer que les communes les plus spo­liées par les acquéreurs des biens de l’Etat, il est deve­nu difficile de dénicher une maison ou un bâtiment pu­blic pour loger des services publics ou des fonctionnai­res de l’Etat. Les maisons d’habitation et les bâtiments ou terrains scolaires sem­blent avoir le plus souffert des attaques des requins du secteur foncier et immobilier. Au rythme où fonction­nait la prédation foncière et immobilière, Oui l’Etat allait se retrouver complètement dépouillé n’était plus loin.

Continuer à secouer le cocotier

A présent que l’As­semblée Nationale a pris la louable initiative de mettre fin à la récréation et de se­couer le cocotier foncier et immobilier, le vœu du grand nombre est qu’il ne s’arrête pas en chemin. Les élus du peuple se sont implicitement lancés à eux-mêmes le défi d’aller à l’assaut des « in­touchables ». D’où, le petit peuple est en droit d’attendre d’eux un inventaire ex­haustif des biens fonciers et immobiliers de l’Etat, afin de montrer à tous que celui-ci est bien vivant en RDC.

« Qui construit chez autrui construit pour autrui », dit un principe de droit foncier. Les Congolais veu­lent avoir la preuve maté­rielle à travers l’action de l’Assemblée Nationale.
Ce qu’il y a lieu de craindre, c’est la moindre défaillance dans la condui­te d’un combat qui appelle une forte dose de patriotisme et de courage. Il suf­fira à Kamerhe et ses pairs d’abandonner un chantier » aussi névralgique pour l’héritage commun pour que la voie soit réouverte pour la mise à mort lente et sure de l’Etat dans le domaine foncier et immobilier.

(Ern.)

Kimp./Le Phare

Last edited: 21/05/2008 10:35:29

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067