Le suspens entretenu autour de la désignation du porte-parole de l’opposition pourrait être levé cette semaine. C’est ce qu’a révélé récemment à la presse, le secrétaire général du MLC tout en se gardant d’avancer une quelconque date.

La balle se trouve à présent au niveau des bureaux de deux chambres législatives qui, au terme de la loi portant statut de l’opposition, sont astreints à organiser une séance plénière élective. Or, il s’avère que les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, n’ont pas encore harmonisé leurs vues sur cette question dont on semble ne pas accorder le bénéfice d’urgence.
Cette fois-ci, députés et Sénateurs de l’opposition semblent avoir opté pour la pression agissante sur leurs bureaux respectifs pour faire avancer les choses, Est-il qu’à la veille de cette échéance, l’opposition dans son ensemble, offre une image peu reluisante d’une structure disparate qui ne parle pas le même langage en plus du fait que plusieurs préalables ne sont pas encore réunis. Des sons discordants se font encore entendre dans cette opposition qui semble ne pas avoir le même entendement et la même perception des enjeux.
L’opposition non institutionnelle dans la course ?
Déjà au niveau du mode de désignation, des thèses contradictoires s’entrechoquent, laissant entrevoir un clivage qui ne dit pas son nom. Qui sont censés constituer le corps électoral appelé à voter? Là-dessus, une certaine opinion est d’avis qu’il n’y a aucune équivoque dans la mesure où le droit de désigner le porte-parole de l’opposition est reconnu aux députés et sénateurs de l’opposition. Une autre nuance en attribuant, conformément à la loi, cette possibilité aux Partis politiques de l’opposition. Tout le problème résulte du fait que le député ou le sénateur est une personnalité distincte d’un Parti politique qui est une personne morale.
« Ces ont las Partis politiques qui désignent le porte-parole de l’opposition par l’entremise de leurs députés et sénateurs », explique un analyste pour qui cette nuance n’est pas clairement ressortie dans le texte de loi y afférant. D’où rappel de quelques parlementaires de trouver un mécanisme pouvant permettre d’apporter des correctifs nécessaires sans troubler l’ossature du texte de loi réglementant le statut de l’opposition. L’autre point de discordance se situe au niveau de rélargissement du corps électoral et de la possibilité offerte à l’opposition non institutionnelle de présenter ses candidat.
Le Mlc n’y voit aucun inconvénient et juge même la marche conforme à la loi. Ce qui est loin d’être le cas pour le Rcd. Le parti d’Azarias Ruberwa trouve suicidaire pour les candidats de l’opposition non institutionnelle de se précipité devant un corps électoral où ils n’ont pas d’électeurs Potentiel ! A considérer la réceptivité que certains membres de l’opposition non institutionnelle affichent vis-à-vis de cette marque d’ouverture fait penser que la lutte sera serrée. Ceux qui, jusque-là, tenaient le haut du pavé en terme de faveur de pronostic devraient se raviser devant la hargne des Etienne Tshisekedi, Gabriel Mokia ou Dr. Kabamba à occuper ce poste afin d’engager l’opposition politique. Le débat s’est finalement cristallisé sur l’opportunité ou non de rassembler l’opposition politique dans son ensemble afin de lui permettre d’atteindre une grande envergure par rapport à ses ambitions en tant que contrepoids réel vis-à-vis du pouvoir.
(Ern.)AD/Uhuru
Last edited: 21/05/2008 10:17:46