Les différentes contradictions et incohérences mettent à nu l’indiscipline au sein du parti.
Le dernier débat parlementaire sur l’affaire Snel-Mag Energy continue à défrayer la chronique. Au sein du PPRD, on en serait encore à méditer sur un dossier qui a mis sur la place publique les contradictions et les incohérences qui invitent à se poser des questions sur la direction du parti.
Déjà, il est fait état d’une indiscipline qui minerait le principal parti présidentiel où aucun mot d’ordre n’aurait été lancé pour préserver l’honneur de la formation politique.
« Il y a une indiscipline qui caractérise le Pprd ou on ne parle pas le même langage au sein d’un même parti ». C’est en ces termes qu’un proche du principal parti présidentiel s’est exprimé en réaction au dernier débat parlementaire à l’Assemblée nationale sur l’affaire opposant la Snel à MagEnergy. De l’avis de certains observateurs, cette affaire aura mis à nu les contradictions et incohérences au sein d’un parti politique où l’on s’attendrait plutôt à ce que les gens se rangent derrière un mot d’ordre destiné à sauver l’honneur et la dignité de cette formation politique.
De quoi rappeler le français Chevenement qui indiquait qu’en politique, si on n’est pas d’accord avec la ligne du parti, ou on démissionne ou on se tait. Pour les mêmes observateurs, l’humiliation était à son comble lors du débat précité à l’Assemblée nationale à la grande joie des opposants heureux d’apprendre que les membres d’un même parti politique émettent sur des longueurs d’ondes différentes et soutiennent des points de vue diamétralement opposés comme si cette formation politique manquait de direction. C’est là que les uns et les autres en appellent aux sanctions pour éviter que le parti ne se présente aux prochaines élections prévues en 2011 en ordre dispersé ou complètement émietté.
Heureusement qu’obéissant à la voie de la sagesse, Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, contournant le grand débat de fond, a vite fait d’envoyer le dossier à la commission économico-financière de la chambre basse. Mais, même là, craignent les observateurs, certaines révélations risquent de porter atteinte au Pprd lors de la confrontation avec les responsables de Magenérgy. Surtout qu’à la lumière du débat parlementaire, les observateurs auraient senti, dans les différentes contradictions et incohérences des membres du Pprd, une instrumentalisation émanant d’une main invisible.
De plus, relève-t-on, l’option consistant à recourir à un mode de financement classique, en lieu et place d’un troc permettant au partenaire de trouver son compte, risque de mettre à mal les contrats chinois. Et toutes ces contradictions, soulignent les observateurs, sortent de la bouche, non seulement des membres d’une même famille politique, mais d’un même parti. De la sorte, d’un côté, on soutient le mode de financement classique qui pourrait contribuer à la mise à mort des contrats chinois, et de l’autre, le troc. Pour les observateurs, « ces contradictions sont flagrantes au sein d’un Gouvernement, d’un comité ou d’un parti politique ». Voilà qui les pousse à se demander: « Qui tire les ficelles ? A-t-on déjà évalué les possibles conséquences ? »
Dans des milieux proches du Pprd, on ne jure que par des sanctions exemplaires tant au sein du Gouvernement, des entreprises que du parti même où la direction semble poser des problèmes.
Quid de la concurrence dans le secteur ?
Prenant en compte ses états de service, hier comme aujourd’hui, nul ne saurait défendre la Snel, dans ce pays car, souligne le journal Le Soft, c’est le propre d’u canard boiteux. Il faut à ce pays, sans atermoiement funeste, lancer aujourd’hui et maintenant le débat sur la concurrence dans le secteur et, sur la nécessaire privatisation, totale, de gestion ou du capital, de la production, de la distribution. Aux députés de voir comment y aller. Mais il y a urgence.
Il est grand temps de mettre le cap. Ces grands Mammouths qui ont donné du biberon à des P-dg hyper puissants, à des ministres indélicats, qui n’ont jamais fourni du service ont irrémédiablement vécu.
L’Etat n’a pas pour métier la gestion du Portefeuille. L’Etat a pour métier de penser les balises. Aux professionnels d’entreprendre dans un cadre de saine concurrence.
Il y va de l’électricité comme il y va de l’eau ou du secteur des assurances. Ce pays ne prendre pas son envol avec des monopoles. Avec des aires protégées. Même cette Chine qui nous sert de modèle, elle y est déjà, après ou avant l’ex Urss.
Ce pays veut du social et vivement et vivement le social; les Députés, élus du peuple souverain, encore plus. Avec eux, le Président de la République, et pour cause !
Ils ont besoin du social pour nos populations électrices. Mais il faut pour cela le développement. Or, il n’y a pas de développement sans croissance. Et il n’y a pas croissance sans énergie. Or, tout se passe ici, chez nous, dans notre pays, comme si dans cette logique, la Snel s’inscrivait en faux.
On a parlé, on parle des objectifs du Millénaire. Serions-nous les seuls, sur cette terre, à nous en être sitôt détournés ?
On parle Chinois, on parle Contrat chinois. On parle Cinq chantiers du mandat du Président Joseph Kabila. Et voilà qu’on veut y aller sans moyen, sans énergie !
On veut un aéroport moderne, type Zaventem ou Johannesburg. On veut des autoroutes, des échangeurs. Mais, comment, sans énergie, et par quel miracle réaliser ce rêve de Pharaon ? On ira jamais au développement, en laissant de côté l’énergie.
Quand un Conseil des ministres se réunit et, à plus forte raison, présidé par le Chef de l’Etat, et qu’il décide; quand une ECOFIN se réunit autour d’un ministre préséant, sur une matière précise; qu’elle enquête, auditionne les ministres et différents responsables, sur ordre du Conseil des ministres et rend rapport circonstancié; quand le Chef du Gouvernement, saisi par l’ECOFIN sur ce rapport, donne injonction à un autre ministre; quand le Conseil d’administration s’exprime; quand un ministre de tutelle s’exprime.
Que reste-t-il encore…
Forum des As/Le Soft
Last edited: 19/05/2008 17:11:43