Cinq mille (5.000) artistes, 35 groupes folkloriques sont mobili­sés le mieux de leurs talents à la 8éme édition du festival sociocultu­rel de Gungu (Bandundu). Cette in­formation a été livrée à la presse le mardi dernier à Kinshasa par le coordinateur dudit festival, Céles­tin Faso Mushigo.

Et d’après les projections des organisateurs, plus de 30.000 spectateurs venant des différents horizons sont atten­dus dans le cadre de ce festival. Cette 8ème édition est patronnée et connaît l’implication détermi­nante de Mme Anne Gizenga Mbu­ba en qualité de Présidente dudit Festival. Madame l’épouse du Pre­mier ministre congolais s’est en­gagée non seulement pour la réus­site du volet culturel mais aussi comme contribution à la réalisa­tion des cinq chantiers du Chef de l’Etat et du gouvernement de la République.

Ce festival constitue aussi à un carrefour d’échanges, de pro­motion, d’enrichissement actuel et de lutte contre la pauvreté, a ajou­té M. Faso dans ses interventions. Le message essentiel de ce festi­val gravite autour de la paix et de l’unité nationale. Contrairement aux précédentes éditions, d’après son coordonnateur, M. Faso, la revêt un cachet spécial plus natio­nal, au delà de la richesse cultu­relle pende, d’autres ethnies par­tageant une similarité de culture avec le pende, sont programmées dans ce festival sous le signe de la paix et de l’unité nationale. Le festival de Gungu qui autrefois se limitait au niveau du territoire est passé a celui de la province du Bandundu et s’étend aujourd’hui à l’échelon national.

Ainsi pour les organisateurs dudit festival, la 8ème édition cou­vrira d’autres territoires de la RD Congo à l’instar de Bulungu, Feshi, Idiofa,. Kahemba, Masimanimba dans le Bandundu, Pangi dans le Maniema, Tshikapa, Luebo, Kamo­nya dans le Kasaï Occidental, et sans oublier certaines communau­tés du Katanga.

Du 20 au 23 juin prochain, la province du Bandundu va abriter la 8ème édition du Festival socio- cul­turel de Gungu, sous le signe de la paix et de l’unité nationale.

En marge de cette manifes­tation foraine, Mme Anne Gizen­ga Mbuba épouse du Premier mi­nistre congolais et Présidente du Festival de Gungu, a procédé mardi dernier en la salle de conférence de Cedi, au lancement officiel des travaux préparatoires dudit festival.

Au delà des chants, danses et rythmes du terroir, les festiva­liers vont bénéficier des randon­nées touristiques très attrayantes dans le Congo profond à savoir les chutes de Kakobola, le site Mashi­tambanza, Gorge de la Lukwila, et le musée continental de Gungu, avec 8.860 pièces. Les festivaliers vont découvrir le secret pende, 35.000 pièces datant du 3ème siè­cle à la gorge de LUkwila, ils vont palper la réserve du Roi Léopold II, etc.

Une lueur d’espoir du développement local

En marge du festival, la po­pulation déploie déjà un brin de sourire avec la réhabilitation des bacs, de certaines infrastructures touristiques; de la tribune de Gun­gu du port de Lufuku du lancement du pont Kwilu de l’approvisionne­ment de cette entité territoriale en eau et en fournitures d’électricité. Les organisateurs ont confirmé aussi l’installation dune antenne RTNC pour désenclaver cette partie de la RD Congo, avec l’appui de ce festival.

Un bastion culturel au cœur

L’histoire du Festival de Gun­gu est connue des opérateurs cul­turels du pays. D’après, M. Faso, le Festival de Gungu est l’initiative d’un compatriote et fils du terroir, M. Placide Midi a Gumama. A la question de savoir pourquoi le Fes­tival de Gungu ? Et bien tout sim­plement parce que l’évènement se déroule cycliquement à Gungu, Chef lieu du Territoire du même nom bastion que l’ethnie Pende partage avec les Bunda, Mbala, Kwese, Wongo, Lunda et les Ts­hokwe. Le Territoire de Gungu est situé dans la province de Bandun­du, District de Kwilu, à 160 km de la ville de Kikwit. Pour se rendre à Gungu on peut emprunter la voie aérienne directe au départ de Kins­hasa par petit porteur. Soit 1 H 30’ minutes de vol.

Les moyens et gros porteurs peuvent utiliser l’aéroport de Kikwit et la suite du trajet par route en très bon état, soit 160 Km dont 120 asphaltés.
 
Sur le plan économique, Gun­gu est un territoire essentiellement agricole. On y cultive du manioc, du mais, du millet, de la banane, du riz, le palmier  et une gam­me très variée de cultures maraîchères. Au delà de toutes ses ri­chesses économiques, témoigne M. Faso, le Territoire de Gungu est avant tout une diversité cultu­relle, artistique et touristique très particulière. Diversité constituée des scènes typiques et exclusives Pende qui ont été léguées par les aïeux et qui méritent d’être perpétuées pour les générations futures.

(Milor)

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