L’affluence massive de la communication aux différents sites de dépistage incite le 1er réseau de télécommunications de la RDC à poursuivre sa collaboration avec tous les acteurs de la santé publique.

Avec l’appui du Ministère de la Santé Publique, Celtel Congo Rdc a procédé jeudi 15 mai 2008 au Palais du Peuple, à la cérémonie de clôture de la campagne de prévention précoce volontaire et gratuite des maladies de reins, l’obésité, le diabète ainsi que l’hypertension. Plusieurs personnalités ont pris part à cette cérémonie notamment, le DG de Celtel Congo Rdc, M . Antoine Pamboro, le directeur de communication des Affaires extérieures et régulation M. Umba, le ministre de la Santé Publique, le chef de service de Néphrologie, prof Nseka de Cliniques Universitaire de Kinshasa (Cuk) l’artiste musicien Félix Wazekwa et tant d’autres. L’objectif poursuivi par cette opération est de sensibiliser la population sur les maladies non infectieuses afin de les soigner gratuitement avant qu’elles ne s’aggravent. Comme qui dirait, Celtel Congo se dit déterminé à matérialiser à tous les niveaux son slogan « Celtel la vie en mieux ».
Prenant la parole M. Antoine Pamboro, Celtel Congo Rdc, a très fortement soutenu le service de Néphrologie des Cliniques Universitaires de Kinshasa dans l’organisation et le déroulement de la 2ème campagne de dépistage volontaire et gratuit de l’hypertension artérielle, du diabète sucré, de l’obésité et des maladies liées au rein.
Pour sa part le ministre de la Santé Publique M. Victor Makwenge Kaput, a laissé entendre que dépister une maladie rénale avant que celle-ci n’atteigne le stade avancé de l’insuffisance rénale chronique ou d’un traitement par dialyse, voire une greffe rénale, est capital. Selon le ministre, il convient d’informer la population et d’inciter les personnes à risque à réaliser un test de dépistage.
Le numéro 1 de la Santé de la Rdc a par ailleurs souligné que les reins ont pour fonction première d’éliminer les déchets toxiques produits par l’organisme (urée, créatinine, acide, urique). Ainsi, s’ils fonctionnent mal, ces substances s’accumulent et l’organisme s’empoisonne progressivement. Cette anomalie se traduit par des urines dont la composition est anormale, d’où, a-t-il soutenu que, l’on peut dépister la maladie rénale par des tests urinaires. Le test par bandelette urinaire est complété par une prise de sang afin de déterminer le taux de créatine sanguine (substance produite par les muscles, normalement éliminée par les reins), ce qui donne une indication de la capacité de filtration des reins, a-t-il conclu.
Le responsable du service de Néphrologie des Cuk a, quant à lui, indiqué que les pathologies précitées, appartenant au groupe des maladies non transmissibles, représentent dans bien de cas la rançon à payer à la suite du changement dans le mode de vie et dans l’alimentation. Elles constituent par ailleurs la première cause de morbidité et de mortalité à travers le monde, exception faite des pays de la zone subsaharienne, ajoutant que même dans ces derniers pays, on enregistre une marrée montante des maladies non transmissibles qui, a présent, tendent à rivaliser avec les maladies infectieuses endémo-épidémiques dont le Sida.
A par ailleurs a indiqué que dans l’évolution de certaines de ces maladies infectieuses, on arrive également à croiser les maladies atteint de l’infection à VIH grâce au traitement antirétroviral finit par entraîner comme effets pervers, la survenue des maladies non transmissibles comme le diabète, l’obésité et l’hypertension.
Sylvie Meta/MMC
Last edited: 17/05/2008 15:48:49