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Les activités du DDRRR, des Droits de l’homme et de la protection de l’enfant ont été au centre du rendez-vous hebdomadaire entre la Mission des Nations Unies au Congo (Monuc) et la presse. Depuis le 1er janvier 2008, ce ne sont pas moins de 588 combattants des différents groupes armés du Nord-Kivu, qui se sont rendus aux casques bleus du Nord-Kivu, en vue de leur intégration dans l’armée congolaise, de leur démobilisation ou de leur démobilisation et rapatriement volontaire dans leur pays d’origine, pour la quasi-totalité d’entre eux, le Rwanda. L’information a été rendue publique le mercredi 14 mai 2008, au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission des nations Unies au Congo (Monuc).

Selon le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich, porte-parole militaire de la mission, en comparant les chiffres de rapatriés depuis le début de l’année en cours jusqu’à ce jour, avec ceux de la même période l’an dernier, on observe une augmentation de 25% du nombre de rapatriés volontaires de ces combattants via le DDRRR. Si, entre janvier et mars, la moyenne de combattants rapatriés était d’environ 40 combattants par mois, entre le 1er avril et le 9 mai, a-t-il poursuivi, pas moins de 120 combattants ont rejoint le programme DDRRR de la Monuc.

Violences au Nord-Kivu : 7 femmes tuées par des miliciens début mai (ONU)

Dans un autre registre, notons que sept Congolaises, prises dans un échange de tirs entre miliciens, auraient été tuées le 4 mai à Butare, localité du Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo.

D’après la Monuc qui livre l’information, ces femmes regagnaient Butare, qu'elles avaient fui après des violences, selon  le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich, au cours d'un point de presse.

Elles "auraient été tuées par des tirs croisés entre des patrouilles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) et des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR)", a-t-il indiqué.

Les accrochages sont fréquents entre les hommes du CNDP du chef rebelle tutsi congolais Laurent Nkunda et les rebelles hutus rwandais des FDLR, dont certains membres ont participé au génocide rwandais de 1994, essentiellement dirigé contre les Tutsis.

Les FDLR sont actuellement estimés à environ 6.000 combattants, basés dans les forêts de l'Est congolais. Ces dernières semaines, les Forces armées congolaises (FARDC) et les Casques bleus de la Monuc ont renforcé leur présence dans les zones d'influences de ces rebelles, que la RDC s'est engagée à rapatrier de gré ou de force au Rwanda.

Le 8 mai, "près de 60 combattants appartenant aux FDLR et aux Pareco (miliciens Maï Maï locaux des Patriotes résistants congolais) ont attaqué des positions des FARDC à Butalangola", un village du territoire de Lubero, a rapporté le porte-parole.

"Avant de se retirer, ces éléments armés ont pillé le village et mis le feu aux installations des FARDC", a-t-il poursuivi. Le lendemain un nouvel accrochage a opposé des FDLR et des FARDC dans la région. En dépit d'un accord de cessez-le-feu signé en janvier par les groupes armés congolais dans l'Est de la RDC, des accrochages sont rapportés presque quotidiennement au Nord-Kivu, une province qui compte actuellement 847.000 déplacés internes, selon l'ONU.

Ex-enfant-soldat tué par la police en RDC: l'ONU exige enquête et sanctions

La Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monuc) a exigé mercredi une enquête et des sanctions à l'encontre de policiers qui ont ouvert le feu sur d'anciens enfants soldats, tuant l'un d'entre eux et en blessant trois autres, à Lubero, localité du Nord-Kivu (Est).

La Monuc "condamne avec la plus grande fermeté l'usage abusif de la force et des armes par des éléments de la Police nationale congolaise (PNC) à Lubero, (...) samedi dernier, lors d'une intervention visant à disperser un groupe d'enfants anciennement associés aux groupes armés", a déclaré son porte-parole, Kemal Saïki au cours d'un point presse.

Ces enfants étaient en attente de réinsertion dans leurs familles d'origine, dans des zones "encore très instables", et se rendaient à un match de football dans l'enceinte des bureaux de Save The Children, l'organisation de protection de l'enfance qui encadrait leur réintégration dans la vie civile.

Plus tôt dans la journée, ils étaient venus manifester devant les bureaux pour demander à "être immédiatement réunifiés avec leurs proches, après avoir appris qu'un autre groupe d'enfants allaient l'être dans une zone autre que leur territoire d'origine", a expliqué M. Saïki.

Ils se dirigeaient à nouveau vers les bureaux pour participer au match de football en fin d'après-midi "lorsqu'ils se sont retrouvés face à des éléments de la PNC, ce qui les a effrayés et (a) entraîné une protestation turbulente de leur part", selon l'ONU.

"Certains éléments de la PNC ont alors ouvert le feu pour disperser les enfants. L'un d'entre eux a été tué d'une balle dans la poitrine et trois autres ont été blessés", a affirmé M. Saïki, ajoutant que la Monuc avait lancé un "appel urgent aux autorités congolaises pour que les coupables de cet acte odieux soient immédiatement traduits devant les tribunaux et sanctionnés".

C.L./MMC

Last edited: 15/05/2008 17:29:41

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